En réponse à « Planète Sornandra »

ofropie

image de l’auteur

Leur soleil, c’est du parchemin,
Plus terne à chaque lendemain ;
Mais les gens ce cette planète
Sont très heureux, loin des humains.*

Ils connaissent bien leur chemin,
N’essaient pas d’être surhumains
Car ils cherchent à rester honnêtes
Pour conserver le bien commun.

Pierrette

*Cochonfucius

Porte sépulcrale

ofhi

image de l’auteur

Cette porte est fort légère,
C’est la porte d’un tombeau ;
Car la vie est passagère,
Même si ce monde est beau.

De rien ne sert la prière,
De rien ne servent les mots ;
Mais mourons dans la lumière
D’Eros et Bacchus, jumeaux.

Ce sonnet n’est point mystique,
Ce discours n’est pas unique ;
Juste un petit mot d’adieu.

Bien légère est cette porte,
Et son bruit n’est pas joyeux ;
C’est le temps des années mortes.

Cochonfucius

Au désert

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Toile du Caravage

L’ermite Jean mangeait beaucoup de sauterelles.
Dans le miel, il trempait ces insectes ailés,
Les consacrant au Ciel, avant que d’avaler
Par petites portions leur masse corporelle.

Cette pitance était frugale et naturelle :
Quand les gens de la plaine ont récolté leur blé,
Ne sont-ils aussitôt de labeur accablés ?
À moudre et à pétrir, leurs âme devient frêle.

Jean ne recherchait point l’opulence latine,
Le fromage et le pain si lourdement posés
Devant les travailleurs auxquels on les destine ;

Son repas, toutefois, pouvait être arrosé
(Comme le permettrait la loi bénédictine)
D’une cruche de blanc, de rouge ou de rosé.

Cochonfucius

Transsubstantiation

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Toile de Rembrandt

Le fils du charpentier se tient dans son calice,
Ressemblant à ce vin qu’il fit avec de l’eau.
Églises par millions, quel gigantesque flot
De présence liquide, objet de nos délices !

Satan, depuis longtemps, ne monte plus en lice ;
Le dimanche, il sommeille en un vieux jardin clos,
Tout content, ce jour-là, d’échapper au boulot,
Et les heures sur lui, comme du bon vin, glissent.

Le démon et le dieu importés d’Orient,
Chacun sur son terrain, pensent en souriant
Aux temps où la magie était si fort prisée.

Tous les deux, rassemblant leurs souvenirs épars
En concluent, de façon quelque peu malaisée,
Que le sens du sacré s’est perdu, quelque part.

Cochonfucius

Nuit de mars

salam-arg

Composition de l’auteur

La harpe du sorcier chante des maléfices ;
Le corbeau les répète au hasard des vents froids.
L’épouvante grandit dans la forêt du roi
Aux arbres se dressant, tels des bois de justice.

Un grand canard d’argent s’immole en sacrifice
Afin d’inaugurer les Tables de la Loi ;
La salamandre allume un feu de bon aloi
Et rajoute à la sauce une poignée d’épices.

C’est une nuit de mars aux noirs envoûtements ;
Les paysans du coin s’enferment prudemment,
Attendant le retour de l’aube purpurine.

Allons, dit le sorcier, cessez de voir le mal
Dans ces actions qui n’ont rien que de très normal !
Ça me prend, quelquefois, de me mettre en cuisine.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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