
– J’ai remarqué que vous manquiez
À l’enterrement du banquier.
– Comme j’étais à découvert,
J’étais inquiet pour mon chéquier.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

– J’ai remarqué que vous manquiez
À l’enterrement du banquier.
– Comme j’étais à découvert,
J’étais inquiet pour mon chéquier.

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Tout en haut de la basilique,
Guette en silence un basilic :
Son regard est accaparé
Par une statue angélique.

Gravure de Dürer
Cette intervention parle des embrouilles nocturnes.
Le grand rhinocéros précède tous les cloportes, et cette troupe nocturne traverse le jardin.
Les cloportes ont pour consigne de régler sur le pachyderme leur course.
Et déjà la nuit humide avait presque atteint la borne médiane du jardin ; les libellules, couchées
sous leurs longues ailes, sur les bords de la mare, laissaient se détendre leurs membres
dans un paisible repos, quand le chameau, du sommet d’un palmier se précipitant, tout vaporeux,
écarta les airs ténébreux, repoussant les cloportes. Il te cherchait, toi le rhinocéros,
t’apportant des songes affreux, à toi sa victime innocente. Le chameau s’installe sur une branche
du rosier, sous les traits d’une luciole, et de sa bouche coulent ces paroles doucereuses :
« Mon pote, mon rhino, les cloportes portent la poisse,
les brises soufflent, maudites ; ton heure est au cadran de mon horloge de la mort.
Pose ton mufle et dérobe au travail tes yeux de vache difforme.
Je te remplacerai moi-même pendant les siècles qui vont suivre ;
La planète Distillation n’en poursuivra pas moins sa course vagabonde. »
Levant à peine les yeux vers lui, le rhino lui répond :
« Est-ce à moi que tu ordonnes de méconnaître les aspects paisibles
et le terreau tranquille du jardin ? Dois-je me fier à tes prodiges ?
Pourquoi en effet, irais-je te confier mon existence terrestre ? J’ai été tant de fois abusé
par des brises trompeuses et la ruse d’un chameau insupportable. »
Ainsi étaient ses dires ; fortement agrippé à la tige du rosier,
il ne déviait nullement et fixait les yeux sur la lune pleine.
Et voici que le chameau agite autour du front du rhino un rameau de ce rosier fatidique.
Le rhino est hésitant, ses yeux devenus vagues se sont fermés.
Ce repos soudain avait à peine relâché ses membres,
que le chameau se pencha sur lui et précipita son corps dans les orties.
Mais il a une peau si épaisse qu’il s’en sort bien pour cette fois.
Le chameau, comme une bulle savonneuse, s’envole et s’élève dans les airs légers.
Le peuple des cloportes n’en continue pas moins pas moins son existence paisible,
et pourvu que cela dure ! comme disait la maman du général corse.

Béziers l’hérétique,
Les bien-pensants catholiques
Assiègent la ville.
Date du massacre :
Vingt deux sept mil deux cent neuf,
Pape Innocent Trois.
Porte mal son nom
Ce tyran illuminé.
Est-il en Enfer ?


image de l’auteur
Le fou suit son parcours oblique
Sauf que la partie se complique,
Et le voici désemparé ;
Il reste soudain sans réplique.*
Mais dans les chemins bucoliques
Toujours un souvenir rapplique
Alors dans une logorrhée
Aigüe, corps et âme il s’implique.
Pierrette

image de l’auteur
Le fou suit son parcours oblique
Sauf que la partie se complique,
Et le voici désemparé ;
Il reste soudain sans réplique.

image de l’auteur
Cette oie va méditer dans un jardin de roses,
Écoutant les leçons de son ami, le porc ;
C’est un oiseau qui prend rarement son essor,
Mais qui sait savourer des vers et de la prose.
Quand sur le vert gazon ses larges pieds se posent,
Ce subtil animal se sent bien dans son corps ;
Elle ne cherche point de fabuleux trésors,
Elle mange, elle boit, puis elle se repose.
Cette dame emplumée ne chante pas en vain,
Lui répondent souvent des messages divins
Et son âme n’est point à ce monde fermée.
Quand elle entend les mots du vieux coq à l’oeil bleu,
Elle aurait presque envie d’être sa bien-aimée ;
Mais à son brave jars, comment dire un adieu ?

Dessins de Dalí et Mizhak
Un ange, c’est vraiment un étrange animal.
Autant, par son visage, il nous fait bonne mine,
Autant il nous surprend, sitôt qu’on examine
Le reste de son corps, qu’il a phénoménal.

En plus, on dit qu’il peut siéger au tribunal,
Que la gloire de Dieu par sa voix s’illumine,
Qu’il est plus fort que Zeus quand son glaive fulmine,
Que des divins décrets il se fait le canal.
Moi, je le vois plutôt comme un sombre corbeau,
Ou comme les vautours qui sont près des tombeaux,
Attendant que le mort cesse de se débattre.
Même s’il est puissant, il ne sait pas pourquoi,
Il est sans libre arbitre, esclave de la loi,
Comme une marionnette en son petit théâtre.

Mais ils sont gentils ces blasonneux . . (pense Curare)
Stoïques & impassibles
Ici le temps n’est pas déraisonnable
J’ai perdu ma patience pour la journée de la femme
Mme Connasse en révolte
A jeté quelques pavés de maux dans le néant
Même si Ferrat chantait « La Femme est l’avenir de l’homme »
Rien ne change
Je suis en colère contre les hommes
Mais les blasonneux sont gentils . .
A suivre . .
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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