Flocon

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Photographie internet

Les flocons sont plus froids que perles ;
Ils bouleversent les décors,
Sureau trompeur, méduse blanche,
Opacité d’une semence.

Venant d’un nuage de feu,
Tombant du ciel ce sont des âmes
Passant sur des vapeurs de flammes,
Disant « Il ne faut tenter Dieu ».

La neige est sans naïveté
Mais elle a du détachement ;
En la formant nouvellement,
On lui donne la dureté.

Cinquante nuances de blanc
Éclaboussent les pâturages,
Du blanc d’oeuf à ces blancs fromages
Que goûtent les démons volants.

Ô neige ne sois point vorace,
Modère ton embrasement,
Tu peux revenir tous les ans ;
Nous remettrons notre cuirasse.

Cochonfucius

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Le blason de l’hiver

Sur la méduse d’un sureau

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Sculpture de l’auteur

Méduse d’un sureau, toi qui es introuvable,
Reste dans ton corpus de chants périgourdins,
Et moi, je resterai assis dans mon jardin
À contempler en moi ton sourire ineffable.

Un nuage-méduse, esquif ingouvernable,
Traversera le ciel, obscurcissant soudain
Ce petit terrain vague aux entours citadins.
J’enfilerai un pull pour être raisonnable.

Puis, le sureau viendra me chanter, de mémoire,
Au moins les trois premiers vers de sa belle histoire,
Ne sachant, lui non plus, d’où cela fut extrait.

Je ferai, quant à moi, mon travail de copiste,
Sans, pour trouver la source, avoir la moindre piste.
C’est écrit, c’est fini, je tire juste un trait.

Cochonfucius

En réponse à « Ambibouc d’azur et d’argent »

uddgpie

image de l’auteur

Cet ambibouc n’est pas très sobre ;
Ne jetons pas sur lui l’opprobre,
Il nous invite à la taverne
Le jour de sa fête, en octobre.*

Au bridge, il remporte en trois robres
Puis se dirige vers Cantobre,
Le village perché où il hiverne,
Période où il est ultra-sobre.

Pierrette

*Cochonfucius

Sagesse du faisan

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image de l’auteur

Faisan plein de vertu sous tes nobles couleurs,
Ton désir au printemps toujours se renouvelle ;
Pagnol te préféra, certes, la bartavelle,
Celle-là, justement, que vante l’oiseleur.

Ton âme ne craint point le froid ni la chaleur,
Ni l’aquilon puissant, ni la bise cruelle ;
Ils ne font qu’aiguiser ta vie spirituelle,
Toute d’apaisement, loin du rire et des pleurs.

Tu n’es pas au labeur, tu n’es pas à la peine,
Tu entends le discours des muses souveraines,
Le bon Dieu te regarde et trouve que c’est bien.

Le faisan vit sa vie sans se prendre la tête,
Laissant les jours filer, comme font les poètes,
Aristote a chanté cet oiseau magicien.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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