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Mon grand-oncle amiral, un fantôme que j’aime,
Dort sous son masque d’or au pénétrant regard ;
Même si ce n’est pas une grande œuvre d’art,
Cela mérite bien que j’écrive un poème.
Mais aurais-je voulu être amiral, moi-même?
Non, jamais mon cursus ne prit un tel départ,
Et je n’ai nul regret, à présent qu’il est tard,
De n’avoir point cueilli la gloire et ses emblèmes ;
Pour goûter de la mer la grâce et la beauté,
Nul besoin de voguer en une escadre fière ;
Car il vaut mieux garder sa liberté entière.
Ainsi, bel amiral, ce que tu as été,
Ce dont se souviendront les traités militaires,
Est-ce autant que le vol d’un papillon d’été?

Effectivement, le regard de l’amiral est très pénétrant.
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