
Frida Kalho, Le cerf blessé
Pauvre cerf blessé par les tirs des chasseurs !
Dans ta chair ils ont fait de si vastes dommages
Qu’un peu partout le sang souille ton doux pelage,
J’imagine combien tu es dans la douleur !
Pourtant tu es debout, toujours plein de vigueur,
Ni la sombre forêt, ni tes plaies, ni l’orage,
Rien ne semble entamer ton immense courage,
Tu gardes tête haute en dépit du malheur.
Sous tes grands bois dressés fièrement sur ta tête
Tes yeux fixent les miens avec intensité,
Leur profondeur attise encore ma tendresse.
Oh ! Noble cervidé, écoute ma requête ;
J’aimerais conserver autant de dignité
Quand de l’existence j’éprouve la rudesse.
