
Toile de Dali
Allons marcher, dit-il, au long de cette plage,
Sans nos enfants, sans rien de notre quotidien,
Sans rien que ces deux coeurs, moi le mien, toi le tien,
Au ciel nous accompagne un très petit nuage.
En rêve nous serons deux animaux sauvages,
Un primate, une lionne, une licorne, un chien,
Sans pouvoir distinguer ni le mal, ni le bien.
Seulement le désir, le plaisir, le naufrage.
Ah, mais je suis trop vieux, j’ai vécu dans le vague
Pour la plupart du temps, ces jours, et je divague.
Je ferais mieux d’aller dormir dans un grenier.
Pourtant ta voix m’attire, elle m’éveille au monde,
C’est la voix d’une muse à nulle autre seconde,
Je frémis à l’entendre, et je ne puis le nier.

ah ; très beau ! Et le tableau m’a plongé au cœur des mots
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