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Ce roseau pousse auprès d’une mare ignorée,
Il aimerait s’instruire et ne sait pas comment ;
Un Bouddha pourra-t-il l’éclairer brusquement ?
Verra-t-on sur ces bords une muse inspirée ?
Roseau, la connaissance est source de tourments,
La mémoire faiblit quand elle est encombrée :
Écoute simplement ta grenouille adorée
Dans l’éclat du soleil qui baisse lentement,
Puis, vois cette clarté par la brume effacée,
Reste, autant que possible, un roseau sans pensée,
Tu n’as pas à chercher la clé de l’Univers.
La soif d’érudition brûle comme une une fièvre,
Évite de porter cette coupe à tes lèvres :
Le savoir donne froid, c’est comme un vent d’hiver.
