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Vers ce village, auprès d’un petit bois,
Le bienfaiteur des âmes orphelines,
Le clair Bouddha du pied de la colline
A consacré le bon vin que je bois.
Or, lui aussi, pour s’éclaircir la voix,
Il prend un peu de liqueur opaline ;
Une servante à la grâce féline
Vient nous offrir des mets de bon aloi.
Ce Bouddha vit d’une vie assoupie,
Laissant du monde augmenter l’entropie
En raison de son agir nonchalant.
En son printemps se montre son automne,
En son discours, un savoir monotone ;
S’il marche un peu, c’est sur un rythme lent.
