
Toile De Carlos Torres
Sur l’Armorique une voix
Portée par la brise, tinte
En traversant les grands bois ;
Une voix jadis éteinte.
La mer froide a des frissons ;
Surtout quand du ponant viennent
De la Dame les chansons
Qui d’autrefois se souviennent.
C’est une sirène d’or,
Son dos, sa queue, sa crinière,
Chaque partie de son corps
Est un trésor de lumière.
Chacun de ses mouvements
Dévoile un fort caractère ;
Que seront ses sentiments,
Sinon ceux d’une panthère ?
Ah, si cet être est fictif,
Puisse ma chair vagabonde
Rejoindre son corps lascif,
Baigner dans sa lueur blonde !
