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Nous fûmes condamnés par le roi d’Angleterre
À vivre dans ces lieux où nul astre ne luit ;
Peut-être a-t-il pensé qu’on se moquait de lui,
Ce monarque absolu, cet homme au coeur de pierre.
On nous donne du vin pour son anniversaire,
Mais à la condition de ne faire aucun bruit ;
Parfois bien, parfois mal le gardien se conduit,
Toujours très attentif, rarement débonnaire.
Que faire de la tour, la détruire au canon ?
Je connais un taulard qui ne dirait pas non,
Lui qui faisait partie des hommes qui guerroient.
Le vent d’hiver se lève et fait vibrer la tour,
Il arrache des toits dans la ville, alentour,
Des tuiles de la tour il ne fait point sa proie.

Une réflexion sur « Dans une tour de Londres »