
Pierrette en Héraldie
Ma plume au printemps
N’a pas été confinée,
Plume sans entraves.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

image de l’auteur
Dans mon blason je devine l’azur du ciel
Qui l’éclaire d’une lumière éternelle.
Dans mon blason, l’or scintille tel le soleil
Qui brille intensément comme mille merveilles.
Dans mon beau blason le bélier est présenté,
Il est mon signe astrologique, un animal
Tout comme moi : généreux et amical,
Mais il ne faut pas l’embêter ni l’énerver
Dans mon beau blason la couronne est présentée,
Elle est l’image de ma famille : « Leroy »,
Cinq pointes car nous sommes cinq hommes musclés.
Ce blason raconte ma personnalité
Dans ma famille, c’est très important pour moi,
Cela me fait voir la vie en azur doré.
Jules
______
Parti d’or et d’azur
Le 1) à la rencontre de bélier
Le 2) à la couronne de vicomte
de l’un à l’autre,
au chef échiqueté du même.

Image : Cochonfucius / Héraldie
Une vierge d’argent éclaire le soir pâle ;
Une ondine d’azur le rend un peu plus froid.
De gueules va dansant la dame en ces grands bois,
Toutes trois se disant des phrases amicales.
Une vierge de sable effeuille les pétales
D’une rose cueillie aux abords d’une croix ;
Une fée de sinople appelle de sa voix
Les démons familiers de sa contrée natale.
Une dame d’hermine a vu, vêtu de fer,
Parsifal que jadis faillit chanter Stéphane
Mallarmé, vieillissant, en des couplets amers.
Toutes sont déjà loin, fuyant le rude hiver ;
Sur la lourde trirème, elles ont pris la mer,
Au rivage laissant leurs pantoufles diaphanes

Composition de l’auteur
Au milieu de la nuit mon âme va songeant
Comme un errant perdu devers Constantinople ;
De gueules bat mon coeur aux forêts de sinople ;
Ma dame me regarde et le ciel est d’argent,
Mais un ciel plus profond est dans ses yeux d’azur.
D’or mûrit la sagesse aux froides nuits de sable ;
On voit au loin danser l’hermine impérissable.
Est-il d’autres couleurs ? Je n’en suis pas très sûr.

Composition de l’auteur
Que disais-tu vraiment, toi que j’ai vu en songe,
Père du vif tourment, petit pantin d’azur ?
Mais le pantin de sable avait un ton plus dur,
Comme celui qu’on prend pour lancer des mensonges.
De gueules, pantin fou dont le discours s’allonge,
Tu dis des mots brutaux qui font trembler nos murs,
Puis ils sont prolongés par un récit obscur
Où, pantin de sinople, un narrateur nous plonge.
Mannequins, je ne sais quel démon vous conduit
Ainsi jusque chez moi pour envahir ma nuit ;
Sinistres sont vos voix emplissant les ténèbres.
Mais, si je sors du lit, je crains de constater
Que, dans l’univers diurne, on entend éclater
D’autres sons de terreur, encore plus funèbres.

Composition de l’auteur
La pantoufle d’argent se porte aux jours de fête,
Lorsque les bateleurs sur scène font des tours ;
De gueules pantouflé, l’évêque en grands atours
Séduit une vestale, une muse parfaite.
La pantoufle d’azur arpente, satisfaite,
L’incroyable douceur des tapis de velours ;
Pantouflé de sinople, un bouffon de la Cour
Fait rire un vieux noceur à la mine défaite.
Une pantoufle d’or, instrument du destin,
Conduit vers le triomphe un chétif palotin ;
La pantoufle de sable habille et transfigure
Dans le coeur de la nuit, le pied d’un dieu païen ;
La pantoufle d’hermine, en voulant rester pure,
Dormant dans son placard, ne contribue à rien.

Composition de l’auteur
Pour l’argent, nous prendrons un long rayon de lune ;
Gueules nous tirerons de la fraise des bois,
Azur du vaste ciel qui surplombe les toits,
Sinople du bocage où mûrissent les prunes,
Or d’une vieille mine auprès d’un torrent froid
Et sable de la nuit aux songes opportune.
Posant sur notre écu ces couleurs de fortune,
Nous serons aussi fier que les ducs ou les rois.
Dans l’éclat du grand jour ou dans celui des lampes,
Portières de carrosse ou lambeaux de vieux murs
Porteront noblement la polychrome estampe ;
Même en notre tombeau, dans ce logis obscur,
Le pourra blasonner la vermine qui rampe,
En langage héraldique, en mots formels et purs.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
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"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
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