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En ce palais je loge avec l’impératrice,
Pour moi la valetaille a les plus grands égards ;
Je les en remercie par d’aimables regards
Et par quelques cadeaux (sans être corruptrice).
De mon côté caprin me viennent des caprices,
Je vide une bouteille avec quelques fêtards ;
Même, j’ai voyagé aux côtés d’un routard,
Mais d’aucune façon je n’en fus séductrice.
Un troubadour souvent vient charmer ma journée,
Lequel aux courtisans offre plusieurs tournées ;
Un grand livre contient les rimes qu’il trouva.
À la cour on peut voir le meilleur et le pire,
L’Empereur est volage et souvent le prouva ;
Parfois, en y songeant, ma maîtresse soupire.
