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L’arbre vieillit, la dryade soupire,
Où s’en alla leur juvénile ardeur ?
Il est passé, le temps de la verdeur,
C’est au repos, maintenant, qu’ils aspirent.
Chronos les tient en ses cruelles spires,
J’entends l’écho de son rire moqueur ;
Il peut compter nos battements de coeur,
Il sait la fin de tout ce qui respire.
En ses vieux jours, l’arbre reste dressé,
Par sa faiblesse il n’est pas rabaissé ;
De souvenirs son âme s’illumine.
En leur hiver est un faible soleil
Qui vers aucun printemps ne s’achemine,
Mais bien plutôt vers l’éternel sommeil.





