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Cet animal se tient tranquille,
Au fond des bois il est assis ;
Il vit sans se faire de bile
Et presque sans aucun souci.
Ce n’est pas une brute vile
Ni un prédateur sans merci ;
Il épargne les plus fragiles,
Ou bien, leur mort il adoucit.
Il entreprend des randonnées
Dont l’allure est désordonnée ;
Vers le Ponant, vers l’Orient.
Pensif, au fil de cette marche,
Je le vois parfois souriant ;
Il rêve, ce vieux patriarche.

