
D’après le drapeau espagnol
Le sang rouge ruisselle sur une poudre d’or
L’âme de l’animal s’évade de son corps
Et planant invisible sous un soleil de braise
Regarde les humains tassés dans la fournaise
Comme des pantins ivres qu’animent des ficelles
Ils saluent de clameurs ses blessures mortelles
Une hystérie submerge l’ensemble des gradins
Quand un grand coup d’épée vient trancher son destin.
L’âme ainsi délivrée de toute pesanteur
Se fond dans la lignée de ses nobles ancêtres,
Et de ses descendants, les petits veaux à naître,
En poussant un soupir empreint de compassion
Pour l’espèce qu’anime ces morbides passions
Prompte à s’entre-égorger sur des champs dits d’honneur…

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Très impressionnant, ce taureau !
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C’est parce qu’il est compatissant.
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