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Le temps d’une respiration,
Sur une lune en accordéon,
Le personnage d’un sonnet
Un humble batracien épris de poésie,
Psalmodie à part lui les grains d’un chapelet,
Tragédies, comédies, pleines de fantaisie,
Des quatrains composés en des temps révolus…
Selon cette prière, peut-être saugrenue,
Quand certains dorment sur la terre,
Quand d’autres dorment sous la terre,
Ou bien si leurs cendres somnolent,
Emportées par les eaux d’une claire fontaine
Ou par un courant d’air,
Vers d’invisibles grèves,
Libérée, se déploie l’étoffe de leurs rêves
Qui volent de ci-de là comme le vent les mène,
Et sans le secours d’une boussole,
En la compagnie d’aimables lucioles,
Ces clins d’oeil que nous font les anges ici-bas
