
D’après Cochonfucius
Une pépite venue, ma foi, je ne sais d’où,
A roulé sur une sente envahie d’herbes folles…
S’adonnant en chemin à ses pensées frivoles,
Un promeneur la prit d’abord pour un caillou.
Un éclat de lumière jaillissant de la pierre
L’éblouissant soudain, notre homme s’agenouilla,
A l’instar d’un bon moine perdu dans ses prières,
Comme sourd aux rumeurs du monde d’ici-bas.
La roche dans sa main douillettement se love
L’étrange visiteuse sertie dans son alcôve
En un miroir se mue, où il voit stupéfait
Hécate et Sirona, Ishtar et Séléné,
La danse des déesses au longs cheveux de jais.


