Louise voit une flûte

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Toile de Qiang Huang

Flûte de lune et de marraine,
Taureau de fer, fer et taureau,
Brume qui semble de la laine,
Rives de la Seine,
Moineaux.

Flûte aux humeurs trop passagères,
Secret que disent les roseaux,
Chansons qui parcourent la Terre,
Trame cellulaire,
Réseaux.

Flûte à la simple mise en scène,
Chanson que fredonne au boudoir,
Le page amoureux de la reine,
Trois paroles vaines,
Le soir.

Flûte aux mélodies chromatiques
Avec des saveurs de sorbet,
Flûte aux nostalgies folkloriques,
Beauté stylistique,
Sonnet.

Flûte alternant la nonchalance
Avec une extrême rigueur,
Flûte à la savante ordonnance,
Plateau de balance,
Danseur.

Cochonfucius

Anthropocène

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image de l’auteur

La Lune voit l’humain progressant d’un bon pas,
Au hasard de la paix, au hasard de la guerre ;
Il invente la roue, ce primate vulgaire,
Il connaît le cosmos, il ne le comprend pas.

Il trinque avec la Lune aux heures des repas ;
Quand il a fait son temps, il dort avec la Terre ;
Il respecte la loi civile ou militaire,
Il écrit de beaux vers à propos du trépas.

La Lune monte au ciel quand la nuit d’hiver tombe,
Baignant de ses rayons les logis et les tombes
Ainsi que la clairière où dansent les corbeaux.

La Lune marche au ciel, l’homme fourbit ses armes ;
Chacun de ces deux-là trouve à l’autre du charme,
Nous les voyons prier au-dessus des tombeaux.

Cochonfucius

Changement d’année

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Peinture chinoise

L’année qui va venir m’apparut, onirique,
Sous la forme alanguie d’une fée de minuit.
Moi, je me cramponnais à celle qui s’enfuit,
Sachant la chose vaine, et pas du tout pratique.

J’entends dès aujourd’hui l’horloge fatidique
Engloutir les instants comme au fond d’un grand puits.
Encore un soir qui tombe et un matin qui luit,
Et nous devrons franchir ce portail symbolique.

An deux mille dix-neuf, apportes-tu la joie ?
Tout au moins le foie gras d’une plantureuse oie,
Que peut accompagner un brave Entre Deux Mers.

Je ne sais que penser de l’an qui va s’éteindre,
Ni de quelles couleurs il convient de le peindre :
D’un ton qui serait gris, mais pourtant pas amer ?

Cochonfucius

Nouvel an 2019

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image de Cochonfucius

Bonne et heureuse année à tous les Héraldiens et à toutes les Héraldiennes

et en particulier à

Cochonfucius, l’Enchanteur aux mille poèmes
Qui illuminent la terre d’Héraldie. J’aime
Vos Haïkus d’automne, hiver, printemps et été,
Ils tissent le plus envoûtant calendrier

Héraldique connu. Vous êtes aussi le chef
D’orchestre d’un passionnant dialogue qui
Résonne quotidiennement dans l’air d’ici.
Vous nous êtes précieux, merci. Et derechef

Merci à vous, Vincent et Ada d’être là,
Si vivants et surprenants amoureux de la
Poésie. Jrtroll, ah! celui-là! que ferions-

Nous sans lui, l’inlassable moqueur? Luciole,
Votre Bonheur me ravit. Idéelle, votre
Monde apaise. Gracie, sur votre Nef, je vole.

Pierrette

Une pensée toute particulière à vous Esther, toujours aussi présente dans nos coeurs.

Un lutin dans mon domaine

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Toile d’Anne Stokes

Il est vêtu d’anciens feuillages
Et vit dans un creux de rocher :
Son père est Pan, vieux Dieu sauvage,
Sa mère un être au nom caché.

La vie ne lui est point pesante,
Son rire n’a pas de lourdeur ;
Il ne connaît pas l’épouvante,
Ni ne le trompe aucun trompeur.

Pendant que ma tisane infuse,
Je le cherche dans le décor ;
Mais il a beaucoup trop de ruse,
Même encore plus quand il dort.

Cochonfucius

ODE ARMORICAINE

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image de Pierrette

Je savoure, par tous les chemins,
Cette vieille Armide océane
Qui étend son corps girond
Du pays Rennais au Léon.
Elle me regarde et plisse son œil diablotin ;
Un œil qui sait les contes sibyllins.
Son épaisse chevelure argentée
Se mêle , broussailleuse,
Aux hautes cimes tourmentées
De sombres forêts légendaires .
Elle s’étire, paresseuse,
Et vient lécher la frange écumeuse
Des trois mers.
Ses longs bras graniteux
Sont chargés de guirlandes fleuries ;
Paradis pour les yeux
Tressés en bouquets féconds :
Doux camélias et mortelles ancolies,
Pompons d’hortensias et fiers rhododendrons.
Et puis , le vif éclat des ajoncs
Révélant des senteurs de vanille…
La Bretagne est une princesse des îles
Que vénèrent et fleurissent
Ses esthètes habitants.
Le souffle de l’ancestrale déesse
fait courir les voiliers
Et danser , beaux et fiers,
les oiseaux de mer.
Mais la vieille n’est point bigote.
Telle une celte Apsara
élevant ses menottes
Elle sait prendre la pose.
Inspirant aux peintres l’azur et le lilas,
Elle se mue en modèle.
Susurrant aux bardes vers et proses,
Elle est parfaite muse.
Murmurant aux sonneurs
De bombarde et de cornemuse
contredanses et gavottes,
Mélopées à pleurer,
Elle ensorcelle mon cœur
D’un éternel goût de sel.

Gracie de la Nef

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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