
Auteur : pierrette
Cérémonie printanière

Composition de l’auteur
Le blaireau bicéphale allume deux chandelles
En l’honneur du jardin qu’il voit se réveillant.
Il chante quelques vers, tout en se recueillant,
Pour redire en son coeur que la nature est belle.
Il salue l’escargot, sourit aux fleurs nouvelles,
Admire les bourgeons à demi sommeillants,
Se promène alentour, tout en s’émerveillant,
Promenant son regard sous la voûte éternelle.
Le firmament, sur lui, ne verse plus ses eaux :
L’aquilon a choisi de prendre du repos,
Son humeur vagabonde étant bien assouvie.
Au bois l’on voit danser le chevreuil et le daim,
Profitant de ce jour, sans peur du lendemain :
Ronsard, tu nous appris à chanter cette vie.
Vite

castelsarrasin.wordpress.com
Ils te prendraient pour un gredin
De castor, noble ragondin !
Ta queue de rat montre un segment,
Vite s’enfuient ces citadins.
En réponse « Arbre de la vacuité »

image de l’auteur
Pas de serpent, pas de jardin,
Juste les rimes des ondins
Qu’ils produisent obstinément
Sur des sujets fort anodins.*
Aucun d’entre eux ne sait qu’un daim
Caché derrière un rondin
Les observe sérieusement
Et les juge un peu trop badins.
Pierrette
Arbre de la vacuité

image de l’auteur
Pas de serpent, pas de jardin,
Juste les rimes des ondins
Qu’ils produisent obstinément
Sur des sujets fort anodins.
Illusion buissonnière

image de l’auteur
En rêve le buisson vit une enchanteresse,
Mais il ne lui dit rien, de peur de s’éveiller ;
J’entendis palpiter son coeur émerveillé,
Car ce songe pour lui fut comme une caresse.
Cette dame des nuits fut une prophétesse
Parlant à ceux qui sont en train de sommeiller ;
C’est pour leur annoncer des jours ensoleillés,
C’est pour les cajoler avec délicatesse.
Mais répondre à ses mots, ce serait périlleux,
Cela pourrait vexer son maître sourcilleux
Dont tu dois redouter la rage inassouvie.
Le buisson se sentit plus fort pour endurer
L’existence au désert, sous le ciel azuré ;
Il n’en fallait pas plus pour embellir sa vie.
Flottaison

Pierrette en Héraldie
Buveur printanier
Devant un pichet d’eau fraîche,
Pour changer un peu.
Mythe

Chagall ; mosalyo.wordpress.com
La nuit, en ce siècle, frémit
Pour un mythe éclos à demi
Qui en inspirera plus d’un ;
Ruth attend Booz endormi.
En réponse à « Carnivore epsilonesque »

image de l’auteur
Enfant de fauve et de fourmi,
Nous te voyons chasser parmi
Les bestioles de ce jardin ;
Rire de toi nous est permis.*
Cette bête s’est raffermie
Depuis que dans son vermis,
On a vu qu’en cas de soudain
Orage naît la diathermie.
Pierrette
Carnivore epsilonesque

image de l’auteur
Enfant de fauve et de fourmi,
Nous te voyons chasser parmi
Les bestioles de ce jardin ;
Rire de toi nous est permis.
