Ancre lourde

image de l’auteur

Voyez cette masse pesante,
Ce bloc de métal rassurant !
Grâce à lui, dans les forts courants,
La nef n’est jamais une errante.

Pas de dérive, même lente,
Car l’ancrage en est le garant :
Et nos marins, rudes et francs,
Ne craindront ni vent ni tourmente.

Dieu l’a voulu, dans sa grandeur,
Qui du métal fut créateur
Et le disposa sous la terre.

Ancre que nous sûmes forger :
Le feu nous livra ses mystères
Et nous épargna ses dangers.

Cochonfucius

Lutin magicien

image de l’auteur

Par des formules inventées
Sont les obstacles abolis ;
Les démons se montrent polis,
La route est moins mal fréquentée.

Formules dites ou chantées,
Ce lutin les sort de l’oubli ;
Il forge sur son établi
Des machines à roues dentées.

Sous les racines d’un noyer
Il vit sans payer de loyer ;
À la dryade il est fidèle.

Quelques ondins sont ses amis,
Ainsi que le vieux Saint Rémi ;
Ce dernier lui sert de modèle.

Cochonfucius

Trompeur

image de l’auteur

Serpent flatteur de vos envies,
Toute ma ruse est dans ma voix ;
Par mes paroles qu’Ève boit,
Son innocence est asservie.

Ainsi votre Histoire dévie,
Car vous transgressez une loi ;
Cette faute contre le droit
Change le cours de votre vie.

Vous connaîtrez l’adversité ;
Quant à votre postérité,
Son sort sera fait de galères.

J’en ris avec mon cousin Dieu,
Maître de toute vie sur terre ;
Gloire à lui, au plus haut des cieux.

Cochonfucius

Doublechien

image de l’auteur

Bizarre est ce chien de poète,
Monstre qui n’a point son pareil ;
Le vent traverse ses deux têtes,
Il les réchauffe au grand soleil.

Au fond, c’est une brave bête,
Voyez son paisible sommeil ;
Voyez comme elle nous fait fête
Dès le moment de son éveil.

C’est presque une présence humaine ;
Quand avec lui je me promène,
C’est un agréable loisir.

Prends bien soin de toi, vieille branche,
Conduis-toi selon tes désirs ;
Que ce soit tous les jours dimanche.

Cochonfucius

L’eau verte

image de l’auteur

La nef dérive au gré de l’onde,
Glissant vers le couchant vermeil ;
Les nautoniers dans leur sommeil
Rêvent des îles de la Sonde.

J’entends une sirène blonde
Qui bénit le rouge soleil ;
Ses mots sont aux nôtres pareils,
Qui s’adressent à tout le monde.

Un ondin trouve ça marrant,
Mais Poséidon le reprend ;
À se recueillir il l’appelle.

La nef va vers je ne sais où,
Elle avance droit devant elle ;
À bord, tout le monde s’en fout.

Cochonfucius

Fantôme d’un dauphin

image de l’auteur

Le fleuve abrite ma paresse,
Un ondin danse sous mes yeux ;
La sirène arrange ses tresses,
J’aimais cela quand j’étais vieux.

Je suis mort, donc rien ne me presse,
Plus rien ne compte, et c’est tant mieux ;
Plus jamais de soif ni d’ivresse,
Juste la douceur de ce lieu.

Pauvre âme ni sage ni folle,
Tu ne ratiocineras plus ;
Dors bien tranquille, âme frivole.

Allons, foin des mots superflus,
Cessons de nous prendre la tête ;
Pose ta plume, vieux poète.

Cochonfucius

Dans le vent

image de l’auteur

L’air est humide, le ciel pleure,
Le vent jamais ne s’assagit ;
Un timide rayon surgit
Qui guère longtemps ne demeure.

Sur le jardin passent les heures,
Le soir vient, le soleil rougit ;
Un charme vespéral agit
Sur l’herbe que le vent effleure.

Tout est dans un désordre immense
Sous ces rafales de démence ;
Les vivants ont perdu le nord.

Quant cesseras-tu, vent funèbre ?
Déjà surviennent les ténèbres ;
Vent maudit, veux-tu notre mort ?

Cochonfucius

Chétif insecte

image de l’auteur

Je suis léger, mais plein de vie,
Goûtant des repas savoureux ;
J’évite les choix douloureux,
J’agis au gré de mes envies.

Mon amoureuse m’apprécie
Plus que ses prétendants nombreux ;
Elle me nomme « ténébreux »,
Et d’être là me remercie.

Marchant à deux vers le trépas,
Nous ne nous en tourmentons pas ;
Chaque chose vient à son heure.

J’ai perdu mes dons de dragueur
Mais je suis toujours un blagueur ;
Le reste compte pour du beurre.

Cochonfucius

Planète des embrouilles

image de l’auteur

Oublie cette planète folle,
Pleine de démons bagarreurs ;
Y aller serait une erreur,
Et ne crois pas que je rigole.

Dans leur ciel, des sorcières volent,
Te menaçant de leur fureur ;
Dans leurs océans, c’est l’horreur,
Un magma de matière molle.

Leurs poètes font des quatrains
Qui supprimeront ton entrain ;
Viendra la tristesse profonde.

Des deux pôles viennent des vents
Qui la cendre vont soulevant ;
Un fléau de plus en ce monde.

Cochonfucius

Silence de la ruche

image de l’auteur

Nulle ne chante ni n’appelle,
Leur grand silence emplit l’azur ;
Le calme règne dans leurs murs,
Ce sont nos servantes fidèles.

Pour elles les fleurs se font belles
Et le soleil se fait moins dur ;
Le miel sait qu’il doit être pur,
Qui l’âme du printemps recèle.

La ruche, un sobre monument,
C’est le contraire d’une usine ;
C’est un lieu paisible et charmant.

Le ciel au-dehors s’illumine,
Traversé par un soleil d’or ;
Le miel en deviendra plus fort.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.