Porte vers l’été

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Porte admirable, en vérité,
S’ouvrant vers le monde d’Alice ;
Au ciel un blanc nuage glisse,
Qui jamais ne peut s’arrêter.

Nul chagrin ne doit subsister
Dans cet univers sans malice ;
Suave est le vin du calice,
Quel bonheur de le déguster !

On fait la fête, on se régale,
Notre pitance est sans égale ;
Ce sont les dieux qui l’ont voulu.

Notre été sera sans histoires,
Car nos ennuis sont révolus ;
Adieu donc, sombre purgatoire.

Cochonfucius

Fructification miraculeuse

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Ce plaisant fruit nous fait envie,
Mais ne soyons pas obstinés ;
Car, s’il ne nous est pas donné,
Dionysos ailleurs nous convie.

Une fringale inassouvie,
Nous n’en serons guère peinés ;
Comme le disent nos aînés,
Il faut faire avec, c’est la vie.

Cueillons d’autres fruits, par milliers,
De ceux qui nous sont familiers ;
Notre pitance accoutumée.

Rien ne sert d’être fort gourmands ;
Nous résisterons sobrement
À la tentation parfumée.

Cochonfucius

Sirène solitaire

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Je suis la sirène seulette,
Je me nourris d’air et de sel ;
J’observe les oiseaux du ciel
Et l’océan qui les reflète.

Je bavarde avec une mouette,
J’écoute chanter un pétrel ;
Je l’appelle « beau ménestrel »,
Ensuite je reste muette.

Dans peu de temps viendra le soir
Et par la suite il fera noir ;
J’irai dans une grotte ombreuse.

Les vaisseaux rentreront au port ;
Pour de vénales amoureuses
Les marins quitteront le bord.

Cochonfucius

Minolion perdu

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Dans un dédale je me traîne,
Que je ne peux apprivoiser ;
Dans ces couloirs entrecroisés,
Ma pauvre âme n’est point sereine.

J’aurais dû rester dans la plaine,
À sagement me reposer ;
Aphrodite m’a proposé
Cette épreuve ; qu’elle est vilaine !

Je m’égare dans des détours
En ces ténébreux alentours,
Bien loin du Pays des Merveilles.

Reverrai-je le bleu du ciel ?
Non, personne sur moi ne veille
En ces instants sacrificiels.

Cochonfucius

Chien subtil

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J’aime la pluie et le soleil,
J’aime le sable et la rivière ;
Nous ne buvons jamais de bière,
Ni moi-même, ni mes pareils.

Mon maître aime le vin vermeil
Qu’offre la belle tavernière ;
Il le dit porteur de lumière
Et facilitateur d’éveil.

Je trouve ça dans l’eau, pourtant,
Ce rayonnement éclatant
Grâce auquel je suis un génie.

Mais ce n’est là qu’un sentiment ;
Tu m’absoudras bien gentiment
Pour cette mégalomanie.

Cochonfucius

Planète des moines

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Ici vivent des cénobites
Venus d’autres mondes lointains ;
À l’heure où le soleil s’éteint,
Se déroulent d’augustes rites.

J’entends les psaumes qu’ils récitent,
Je crois bien que c’est du latin ;
J’entends les cloches du matin
Qui à bien vivre nous invitent.

Un peu de pain, quelques poissons,
Un choix d’excellentes boissons,
Impeccable est le réfectoire.

Quelques tonneaux dans le cellier,
Puis des bouteilles, par milliers ;
Non, ce n’est pas la mer à boire.

Cochonfucius

Rat qui médite

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J’exerce mon entendement
À l’heure où les ombres s’allongent ;
J’ai des aliments, que je ronge,
Je passe le temps plaisamment.

Dans un souvenir je me plonge,
Lequel me fait l’effet d’un songe ;
C’est du plaisir, c’est du tourment,
C’est intense, et c’est désarmant.

Je veux me connaître moi-même ;
Les résultats sont imprécis,
Pourquoi pas, la vie est ainsi.

Je jongle avec de vieux problèmes,
J’hésite, je suis indécis ;
Je mélange les théorèmes.

Cochonfucius

Blancheur du cygne

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Je suis un messager de gloire,
Je suis le contraire d’un porc ;
Je suis le Cygne au noble corps,
Sans une seule tache noire.

Merlin le dit en son grimoire,
Je suis des oiseaux le plus fort ;
Ma voix ressemble au son du cor,
Mon pouvoir n’est pas illusoire.

Prends garde à ne pas m’offenser,
Car ce serait être insensé ;
Réfrène ton âme démente.

Noble est mon coeur, noble est mon sang ;
Je suis au rang des plus puissants,
Même, une reine est mon amante.

Cochonfucius

Vents contraires

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Les vents sont changeants, quelquefois,
Entre eux surgit la zizanie ;
L’atmosphère a d’étranges lois,
Fort instable est son harmonie.

L’un veut le chaud, l’autre le froid,
Car leurs forces sont désunies ;
Ils font un peu n’importe quoi,
La logique en semble bannie.

Aucun vent ne suit nos désirs,
Mais seulement son bon plaisir ;
Ils s’expriment sans retenue.

Aimons la pluie et le beau temps,
Aimons les forces inconnues ;
Que vive ce monde flottant !

Cochonfucius

Grand Lac

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Au long de la rive déserte,
La nef se hâte avec lenteur ;
Et nous n’avons pour spectateurs
Que deux ou trois grenouilles vertes.

La nef progresse en pure perte,
Au gré d’un bien faible moteur ;
Cet inutile caboteur
N’est plus très vif, ni très alerte.

Qu’importe ce vagabondage,
En vain s’useront les cordages ;
Les marins dormiront bientôt.

Qu’importe la nef en délire ?
Pour le meilleur et pour le pire,
Nous resterons sur ce bateau.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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