Trésor

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Des lingots d’un coûteux métal
Ainsi que deux ou trois pépites ;
Coffre gardé par un ermite
Fort dévot mais un peu vénal.

Craint-il l’adversaire infernal ?
Il le conjure par des rites ;
Il prépare de l’eau bénite
Qu’il conserve dans un bocal.

Il n’est nullement sybarite,
Car il a su rester frugal ;
Le luxe, ça lui est égal.

Pour sa servante Marguerite,
Ce n’est qu’un vieil original ;
Rien dans cet homme ne l’excite.

Cochonfucius

Escuiruels

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Les deux écureuils sont perchés
En haut d’un arbre séculaire :
Ils disent des choses peu claires,
Qu’à comprendre il ne faut chercher.

Ils ne sont nullement cachés,
Ils ne sont pas impopulaires ;
À tout le monde ils veulent plaire,
À leur gloire ils sont attachés.

Ils délirent plus qu’à moitié,
À tel point qu’ils nous font pitié ;
Mais nous ne pouvons rien y faire.

Écureuils, ça ne va pas fort
Et vous n’aurez nul réconfort ;
Votre attitude est mortifère.

Cochonfucius

Poisson traducteur

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Je déchiffre les caractères
Qui pour moi n’ont aucun mystère ;
Que je sois pendu si je mens,
Je lis, et je comprends vraiment.

Je connais le ciel et la terre
Et leurs très nombreux locataires ;
Je connais les mots des amants
Et ceux des auteurs de romans.

Je sais aussi ce que Dieu pense,
Rien qu’en écoutant son silence ;
Je connais ses moindres soucis.

Tu ne me crois pas, je m’en moque,
Ceux des précédentes époques
Furent incrédules aussi.

Cochonfucius

Lion sot

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Je ne suis pas de ceux qui lisent,
Pas même en la froide saison ;
M’asseyant auprès des tisons,
C’est de bon vin que je me grise.

Les gens écrivent des bêtises,
Des lecteurs leur donnent raison ;
Quand je pense à de tels oisons,
Je me dis que je les méprise.

Que peut nous enseigner Platon ?
Des blagues ou des théorèmes ?
Cet auteur-là, nous l’évitons.

Il n’est point de sagesse extrême,
Je le dirai sur tous les tons ;
Chacun doit penser pour soi-même.

Cochonfucius

Anneaux du savoir

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Apprendre, c’est ton vrai désir,
La chose est à ton avantage ;
Accroche-toi, disciple sage,
Tu auras du lourd à saisir.

Tu ne pouvais pas mieux choisir
Et donc tu dois prendre courage ;
Il faudra te mettre à l’ouvrage
Auquel tu vas prendre plaisir.

Cette chaîne jamais brisée
Sera par tes pareils prisée ;
Bienheureux, celui qui apprend.

Ne sois donc jamais réfractaire,
Tout au long de ta vie sur terre ;
Retiens tout ce que tu comprends.

Cochonfucius

Modeste poule

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Au Seigneur Coq je me soumets,
En m’efforçant de rester digne ;
Il m’offre une pêche de vigne
Qu’il a choisie en fin gourmet.

À l’étang, je n’y vais jamais,
Car je n’aime pas trop les cygnes ;
Je reste en ma cour où s’alignent
Mes poussins, quand Dieu le permet.

Ici je fus jeune poulette,
Fort aventureuse et follette ;
Porteuse d’amour et d’espoir.

Même, je rêvais d’être artiste,
J’en parlais au vieux canard noir ;
Il disait « Soyons réalistes ».

Cochonfucius

Loup qui chante

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Le loup chante et se réconforte,
C’est pour mieux accepter son sort ;
Cette chanson prend son essor,
Une douce brise la porte.

Le loup est fier, son âme est forte;
Il est plus vaillant qu’un vieux porc ;
Il sait chanter pendant l’effort,
Sa joie de vivre n’est pas morte.

Le soir, son pas devient plus lent ;
Il contemple un nuage blanc,
Ou bien le Ponant qui s’enflamme.

Le présent n’est pas douloureux ;
Vivre longtemps n’est pas un drame,
C’est juste un compromis foireux.

Cochonfucius

Pyramide inclinée

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Ce monument abrite un feu
Qui dort dans la nuit opaline ;
Ce grand bâtiment qui s’incline
Héberge une nonne aux yeux bleus.

Elle y dort avec son neveu
Que chastement elle câline ;
Ce n’est pas une indiscipline,
Ce n’est pas pour offenser Dieu.

Ici, pas de démons hostiles
Mais des dryades fort civiles ;
Plus deux ou trois crapauds volants.

Ces temps derniers, la terre tremble,
L’édifice est un peu branlant ;
Mieux vaudrait partir, ce me semble.

Cochonfucius

Arbre métaphysicien

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L’univers a de strictes lois,
Aucune vie n’est éternelle ;
Vous saurez que les gens m’appellent
L’arbre méditant de ces bois.

Je m’interroge quelquefois
Sur cette nature cruelle ;
Je n’en fais pas une querelle,
Moi qui suis un être sans voix.

Je vois la montagne et la plaine
Que je ne trouve pas vilaines ;
Je vois les chiens et les troupeaux.

À tous Dieu donne leur pâture,
Dans la chaleur, dans la froidure,
Dans les forêts, dans les tripots.

Cochonfucius

Tour du reclus

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Logis d’un homme solitaire,
Lequel médite nuit et jour ;
Rêve-t-il encore d’amour ?
On dirait qu’il n’y croit plus guère.

Ce n’est qu’un penseur ordinaire,
Ce vieil habitant de la tour ;
Il ne fait pas de longs discours,
C’est moins fatigant de se taire.

Sobre est le décor de ce lieu,
Sans trop de livres, ça vaut mieux ;
Mais de l’encre jamais tarie.

La flamme répand sa clarté
Qui parfois tremble et qui varie,
Apprivoisant l’obscurité.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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