Tonneau secret

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Assemblé par un maître fou,
Je contiens le vin le plus doux ;
Je suis le baril de la fête,
C’est annoncé par les prophètes.

Quand le cellérier boit un coup,
Il trouve la chose à son goût ;
Il dit que Bacchus est l’honnête
Bienfaiteur de notre planète.

Bois du vin, bois-en trois gallons,
Tu verras cent mille merveilles ;
Et pour la route, une bouteille.

Sans jamais trouver le temps long
Tu rêveras sous une treille,
Au fond d’un splendide vallon.

Cochonfucius

Sanglier romain

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Ma place en Gaule je cherchais
Et dans d’autres endroits du monde ;
Vers Rome à nulle autre seconde
Inlassablement je marchais.

Alors que je m’en approchais,
Survint une vestale blonde ;
J’ai visité sa hutte ronde,
Un grand bonheur s’y attachait.

Ce fut un vrai temps de folie ;
Toute réticence abolie
Et place à l’amour délirant.

Romain je suis en quelque sorte,
Comme le sont mes beaux-parents ;
Gaule, que le diable t’emporte.

Cochonfucius

Vaisseau spectral

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Vois cette nef, homme incrédule,
Faisant route vers le Ponant ;
Ses marins sont des revenants
Qu’un épais brouillard dissimule.

Ils bavardent en ricanant,
Tenant des propos ridicules ;
Jamais leur route ils ne calculent,
C’est un désordre permanent.

Ils vident les tonneaux de bière
Et les bouteilles de Corbières ;
Ces boissons souillent leurs linceuls.

La nef se perd dans les ténèbres ;
Le timonier lance, à lui seul,
Une longue plainte funèbre.

Cochonfucius

Les trois feuilles

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Nous venons du jardin d’Adam,
Nous sommes trois forces actives ;
Notre vertu n’est pas fictive,
Nous sommes Dieu, c’est évident.

Nous sommes l’Être Transcendant,
Le Sauveur des âmes craintives ;
Nous gérons la vie collective
D’Ève et de tous ses descendants.

Du monde nous sommes maîtresses,
Plus féroces que des tigresses ;
Par nous, vos jours sont prolongés.

Les arbres du jardin racontent
Ces choses quand leur sève monte ;
À les croire on ne peut songer.

Cochonfucius

Loup gris

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Je n’ai pas une âme vassale,
Moi qui fais ma vie en solo ;
Le temps m’emporte dans son flot,
Le vent sur moi souffle en rafales.

J’ai pour amante une cavale
Qui vers moi rapplique au galop ;
Son ex est un vieux cachalot
Que lui a pris une rivale.

Je ne suis pas un loup de mer ;
Ma vie est terrestre, c’est clair,
Prosaïque sans être morne.

Parmi mes ancêtres lointains
Figurent des bêtes à cornes
Avec de jolis noms latins.

Cochonfucius

Soif 

Blason Famille de Fontaine de Resbecq

Dans les chansons miroite une claire fontaine,
En chemin on aspire à s’y désaltérer
Et laver les scories que toute vie entraîne,
Mais elle ne scintille ma foi que dans nos songes…
Au réveil son eau pure s’est évaporée
Et nos pas nous ramènent vers l’enseigne fanée
D’un bistrot familier aux vitres constellées,
Où s’échangent à loisirs des bouts de souvenirs
Quelques fragments rêvés de brumeux avenirs
Qu’efface le tenancier d’un coup de son éponge

Stahlder

Monstre sylvestre

image de l’auteur

J’ai soif auprès de la fontaine,
J’hésite à boire au long du jour;
Je songe à de vaines amours,
Ainsi qu’à la faiblesse humaine.

Je médite à l’ombre d’un chêne,
Je me sens de plus en plus lourd ;
Je tremble, j’ai le souffle court,
Je dois vivre avec cette peine.

Mon âme s’en prend à mon corps,
Elle le confronte à sa mort ;
Elle plaisante, ce me semble.

Sans raison, je reste en ce lieu,
Loin des hommes et loin des dieux ;
Ma mémoire se désassemble.

Cochonfucius

Sur l’eau

image de l’auteur

La nef dérive au gré des flots,
La légère brise l’effleure ;
La nef avance au fil des heures,
Nonchalants sont les matelots.

L’ondine parle au cachalot,
Elle s’invite en sa demeure ;
L’ondine de rien ne s’apeure,
Comme on dit en nos caboulots.

Ces deux échangent leurs pensées ;
Ils disent des choses sensées,
Puis ils divaguent à plaisir.

Moi, j’aime écouter leur silence
Qui vers Poséidon s’élance,
Chargé de leur commun désir.

Cochonfucius

Planète sans vie

image de l’auteur

Ici, nul printemps, nul automne,
Nulle trace d’êtres vivants ;
Nulle oreille n’entend le vent,
Le soleil n’éclaire personne.

Aucune dryade friponne
Ne va sourire en t’observant ;
Tu peux bien l’attendre en rêvant,
Vain est l’espoir que tu te donnes.

Au ciel, des étoiles d’argent
Vont à je ne sais quoi songeant ;
Mais leur humeur est incertaine.

Quel sens a cette histoire ? aucun ;
Rien sur cette terre lointaine
Ne se rattache au sens commun.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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