Bélier du Petit Prince

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Ici vit un bélier barbare,
Qui d’une autre planète vient ;
Il a plutôt l’air d’un Terrien,
Mais je le trouve un peu bizarre.

Il a bu le vin d’une jarre,
Cela ne lui fit aucun bien ;
Mais il retrouva son maintien
En avalant l’eau d’une mare.

Ne crains donc rien, bélier timide,
Comme l’eau, ton âme est limpide ;
Tu dois prendre soin de ton corps.

Nous ferons venir la vestale
Bienveillante et sentimentale
Qui t’offrira du réconfort.

Cochonfucius

Étoile obscure

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Voici cet astre mal éclos,
Vainement traversant le vide;
Source de lumière morbide,
C’est un luminaire pâlot.

Son coeur est un méli-mélo,
Un sac d’atomes fratricides ;
Sa couronne, un éclat perfide,
Un invraisemblable halo.

Source de lumière embrouillée
Sur fond d’énergie magouillée,
Que peut-il sortir de ce corps ?

Étoile, ignoble messagère,
Les gens te traitent de mégère
Et je me dis qu’ils n’ont pas tort.

Cochonfucius

Fleurs de canicule

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C’est la mort pour les immortelles,
Tu peux voir leurs rangs clairsemés ;
J’entends des gens prier pour elles,
Je vois des cierges s’allumer.

J’entends pleurer les hirondelles,
Je vois des anges désarmés ;
Le miroir dit à la chandelle
Le deuil de ces êtres aimés.

La canicule, c’est la mort,
C’est le dessèchement du corps
Qui vainement réclame à boire.

Mais demain, c’est un autre jour,
C’est le réveil de nos amours ;
Nous vivrons jusqu’à la victoire.

Cochonfucius

Arbre abstrait

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Cet arbre semble être de pierre,
Ça lui donne un certain attrait :
Un sculpteur en fit le portrait
En buvant quelques pots de bière.

L’artiste sage et solitaire
Aimait les monuments abstraits ;
Pour trois admirateurs distraits,
Il en évoquait le mystère.

L’oeuvre va dans un pavillon
Orné de mille papillons ;
C’est un abri, pas une geôle.

Cet arbre regarde l’humain
Qui par le travail de ses mains
Fit un objet plaisant et drôle.

Cochonfucius

Monstre froid

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Je suis un démon sans audace,
De quoi me sert ma liberté ?
Je suis un démon tourmenté,
Je ne me sens pas à ma place.

Je ne sais comment faire face
À toutes ces complexités ;
J’ignore les subtilités
De ces temps de flamme et de glace.

J’aimerais être un poisson blanc
Aux gestes vifs, aux nobles flancs ;
Celui que je ne sais décrire.

Que vienne le dernier sommeil !
S’arrêtera ce coeur vermeil
Avec un ultime sourire.

Cochonfucius

Pâle coeur

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Ce coeur ne sait plus s’allumer,
Même si Vénus l’y convie ;
Animé d’un semblant de vie,
Il se souvient d’avoir aimé.

Lui qui d’Éros fut estimé,
Porteur de flamme inassouvie,
Vaillance jamais asservie,
Le voilà seul et renfermé.

Que de vains souvenirs de gloire,
Quelle nostalgie de victoires !
De cris, de chocs, de tourbillons…

Les blés fauchés sont mis en gerbe,
Plus ne vole aucun papillon :
Car toute chair est comme l’herbe.

Cochonfucius

Feuille oubliée

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Je suis la feuille solitaire
De je ne sais quelle saison ;
Auprès d’une vieille maison
Je me repose sur la terre.

Que fais-je ici ? C’est un mystère,
C’est un chemin sans horizon ;
C’est un défi pour ma raison,
Cela n’a rien d’élémentaire.

Ce beau jardin, c’est l’univers
Où j’ai dormi tout un hiver,
On est vraiment loin des tropiques.

Un insecte parle tout seul :
Il dit qu’à l’instant fatidique
Il fera de moi son linceul.

Cochonfucius

Noble bouc

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Je somnole parmi les livres,
Mais je m’active par moments ;
Les textes viennent par fragments
Quand mon intellect s’en délivre.

En ce refuge il fait bon vivre
Avec fort peu d’entendement ;
Car tout se traite simplement,
Jamais cela ne nous enivre.

À mes défunts j’irai me joindre,
Et d’entre eux je suis l’un des moindres ;
La vie qui me reste, elle est brève.

Lourds sont les jours, les nuits aussi,
Mais que m’importent mes soucis,
Ce ne sont que de pauvres rêves.

Cochonfucius

Ange obscur

image de l’auteur

Je fais des choses dangereuses,
Au ciel ou dans de troubles eaux ;
Vous ne ferez pas de vieux os,
Démons des profondeurs ombreuses.

Mes amantes sont peu nombreuses,
J’en reçois de rares cadeaux ;
Je reste seul sous mes fardeaux,
Mon âme est sale et ténébreuse.

Je suis un ange abandonné,
Mon sort est celui d’un damné ;
J’envie les mortels ordinaires.

Je n’aurai pas de réconfort ;
Sauf si un être imaginaire
Me révélait que je suis mort.

Cochonfucius

Blancheur d’un oiseau

image de l’auteur

Mes plumes sont de bel ivoire,
Cela n’a rien d’inattendu .
Je suis noble, bien entendu,
Porteur de sagesse et de gloire.

Le corbeau ne veut pas me croire,
Me traitant de piaf saugrenu ;
Mais il est jaloux, c’est connu,
Lui qui n’est qu’un perdant notoire.

Je n’ai souci du lendemain ;
Je suis plus sage qu’un humain,
Car mieux pourvu de savoir-vivre.

Te tairas-tu, corbeau moqueur ?
Noirs sont ton plumage et ton coeur,
Que Thanatos nous en délivre !

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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