Saint Tartempion

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Je chemine d’un coeur léger,
Nulle peur ne trouble mon âme ;
Le démon peut cracher des flammes,
Je sais comment m’en protéger.

J’aime marcher, j’aime songer
Aux yeux d’une lointaine Dame ;
J’aime le rire, et non les drames,
Et j’aime aussi boire et manger.

La vie est faite pour qu’on aime,
J’ai lu cela dans un poème ;
J’y repense en me promenant.

J’avance au gré de mes envies,
Qui rarement sont assouvies ;
Je vais me taire, maintenant.

Cochonfucius

Arbre muet

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Le plus taciturne, c’est moi,
Car des taiseux je suis le maître ;
Je ne fais pas semblant de l’être,
Car de cet art je suis le roi.

C’est un grand art, et je le dois
À mes vénérables ancêtres ;
Respecté du chêne et du hêtre,
Je les aide à se tenir droits.

Ma dryade est à mon service
Et ne m’entraîne point au vice ;
Mais son regard est plein d’amour.

Qu’importe comment on me nomme,
Qu’importent les propos des hommes,
Moi qui suis muet, je suis sourd.

Cochonfucius

Fontaine tiède

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Cette ville est presque endormie,
Sauf quatre pigeons langoureux ;
La fontaine est leur grande amie,
Dont le bruit leur est savoureux.

Le temps s’est mis à l’accalmie,
L’air est doux dans les coins ombreux ;
Ici nul tort, nulle infamie,
C’est assez simple d’être heureux.

Chante ton chant, fontaine tiède,
Ta rengaine qui nous obsède ;
J’écoute et je n’écoute pas.

Je vois, à travers mes paupières,
Le rouge soleil du trépas ;
Mon coeur est froid comme une pierre.

Cochonfucius

Roi sans soif

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Cette dynastie va s’éteindre,
Car le fil en sera tranché ;
Un noir destin viendra faucher
Ce royal corps, je peux le craindre.

Aucune soif ne peut m’atteindre,
Au vin je ne veux plus toucher ;
Les flacons resteront bouchés,
Personne n’osera s’en plaindre.

Toute grandeur est abolie ;
Ce ne fut que noblesse vaine,
Insondable mélancolie.

Mes héritiers sont dans la peine,
Ils râleront, ça leur ressemble ;
Les gens s’en moquent, dans l’ensemble.

Cochonfucius

Ma plume

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Ma plume de céphalophore
Ne sait trop ce qu’elle produit ;
Un dieu fantasque la conduit
De catachrèse en métaphore.

De lourds fantasmes s’élaborent
Aussi bien le jour que la nuit ;
De l’amusement, de l’ennui,
Des souvenirs, que sais-je encore !

Tout cela ne va pas bien loin ;
Ces mots ne comblent nul besoin,
C’est un inoffensif délire.

Tout cela n’est pas d’un grand poids ;
Qu’importe ! À ta santé je bois,
Toi qui viens ici pour me lire.

Cochonfucius

Mer Noire

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Notre nef, c’est notre héritage,
C’est notre petit univers ;
Car nous sommes des gens de mer,
Gens de vagues et de nuages.

Nous sommes un bel équipage,
Avec une santé de fer ;
Sans craindre le Ciel ni l’Enfer
Nous déployons notre courage.

Rien de plus beau que ce vaisseau
Quand du monde il part à l’assaut ;
Les sirènes sont sous le charme.

Les marins savent que, pour eux,
Le flot n’est pas trop rigoureux ;
Ce n’est pas une mer de larmes.

Cochonfucius

Oiseau du souvenir

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Auprès d’une oiselle-déesse
Vécut cet oiseau langoureux ;
Échangeant des mots amoureux,
Ils ont vécu dans la paresse.

Ce fut leur commune sagesse,
D’être avec peu de chose heureux ;
Car, de presque rien désireux,
Ils évitaient toute détresse.

De belles plumes revêtus,
Ils s’efforçaient à la vertu ;
Ce fut une tâche légère.

Le Destin n’est pas sans merci,
Qui n’offre pas que des soucis,
Mais aussi des joies passagères.

Cochonfucius

Dragon subtil

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Le cosmos en pièges abonde,
Je sais en démêler les fils ;
Car je suis le Dragon Subtil
De ces lieux et de l’inframonde.

Je parle et des voix me répondent
Qui m’avertissent des périls ;
Mes ennemis, nobles ou vils,
Iront dans la fosse profonde.

Je suis fort, ce n’est pas étrange,
Car j’ai des ailes, comme un ange ;
Je vaux mieux que tous mes pareils.

Si ma propre cause je plaide,
C’est que j’en reçus le conseil ;
Une muse vint à mon aide.

Cochonfucius

Planète Banale

image de l’auteur

Nous n’avons nulle mine d’or,
Nulle flore phénoménale ;
Sur notre Planète Banale,
Chacun de nos désirs s’endort.

C’est très calme, au point que c’est mort,
Même dans la saison vernale ;
Pris d’une langueur infernale,
L’esprit décourage le corps.

Les libidos sont abolies ;
Au fond du calice est la lie,
Peu nous en importe le goût.

La planète en l’espace roule,
Les châteaux de cartes s’écroulent ;
Il faut avancer, jusqu’au bout.

Cochonfucius

Le vin vieux

image de l’auteur

Ce breuvage nous rend splendides,
Il dissout nos songes morbides ;
Buveur, souviens-toi que le vin
Vient d’un sacrifice divin.

C’est narré dans les Écritures ;
À la fin de son aventure,
Le corps du Fils devient le pain,
Et son sang, le vin des copains.

Puis il eut d’invisibles ailes
Pour voler vers les cieux changeants ;
Un chroniqueur nous le rappelle.

Buvez donc ce vin, braves gens,
Il vous mène au pays des rêves ;
Ainsi vos souffrances s’achèvent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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