Modeste logis

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Sans se fatiguer, les maçons
Nous ont bâti ce domicile ;
Cela fut pour eux très facile,
Un bricolage à leur façon.

Les saisons viennent et s’en vont,
Je suis de plus en plus fragile ;
Adam vers sa native argile
Est retourné, nous le savons.

La demeure aussi devient frêle,
Mais ce n’est pas triste pour elle
Qui point ne craint de trépasser.

L’été brûlant, l’hiver glacé,
Nos écrits peuvent s’effacer ;
Surviendront des plumes nouvelles.

Cochonfucius

Pierre levée

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Noble est du menhir la stature,
Ce sont des experts qui l’ont fait ;
Le cosmos en est satisfait,
C’est un bloc de belle facture.

Majestueuse est sa posture,
Cela produit de beaux effets ;
Il reste en son lieu, c’est parfait,
Sans jamais chercher l’aventure.

Ce roc, sous l’orage qui gronde,
Ne frémit pas le moins du monde ;
Il croit au retour de l’azur.

Un dieu nous donna cette terre ;
Nous lui consacrons cette pierre,
Ce témoin d’un miracle obscur.

Cochonfucius

Goupil vagabond

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Errer, c’est dans mon caractère,
Souvent je quitte mon manoir ;
J’emprunte alors les chemins noirs,
Usant mes griffes sur les pierres.

Je vais en quête de mystères,
De tout ce que l’homme a cru voir ;
Je glane d’étranges savoirs,
Par endroits le monde s’éclaire.

J’arpente un territoire immense ;
Quand j’ai fini, je recommence,
Le vaste ciel me sert de toit.

Les paysages m’émerveillent,
Les archanges qui me surveillent
Disent « Tout ira bien pour toi ».

Cochonfucius

Danse avec le temps

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Ce qu’on ne peut apercevoir,
Pourquoi l’évoquer en paroles ?
Chacun dit que le temps s’envole,
Pourtant nul ne peut le savoir.

Ce qui ne peut te décevoir,
C’est le chant, c’est la danse folle ;
Ton âme et ton esprit décollent,
Ton coeur aussi, je peux le voir.

Survient une clarté soudaine ;
Loin des contingences mondaines
Tu ne songes qu’à t’élancer.

Dans cette escapade furtive,
Ta muse se fait inventive ;
Ta plume se met à danser.

Cochonfucius

Chapelle du Pluvian

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S’illuminant dans la nuit noire,
Voici des vitraux familiers ;
Voici la nef aux lourds piliers,
Voici le modeste oratoire.

Ne cherche pas dans les grimoires
Que tu possèdes par milliers ;
Car ce caprice immobilier
Leur reste inconnu, c’est notoire.

Ces murs ont, sans témoins, jailli
Dans la clairière d’un taillis ;
C’est ce que dit le pluvian-diacre.

Or, d’après cet oiseau malin,
C’est un miracle de Saint Fiacre
Ou même de Saint Broquelin.

Cochonfucius

Le seigneur d’Alpha Porci

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Ici tout bouge et rien ne change,
N’y venez pas, frères humains ;
Tous nos soirs sont sans lendemains,
Nos cieux n’ont que de mauvais anges.

Tous nos océans sont de fange,
Des monstres y trempent leurs mains ;
Ensuite, ils perdent leur chemin,
Ce qui, je crois, n’a rien d’étrange.

Affreux mondes sans horizons,
Tu n’y verras que déraison ;
Va plutôt prendre un bain de vide.

Ainsi parle un Seigneur porcin,
Évoquant un cosmos malsain
Dont les planètes sont arides.

Cochonfucius

Papillon d’avril

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Le papillon nous émerveille,
Ce léger envoyé des cieux ;
En silence il charme nos yeux,
C’est une danse nonpareille.

Courtisant la rose vermeille,
Il est dans le secret des dieux ;
Lui, qui jamais ne sera vieux,
Dans la douceur dort et s’éveille.

Le papillon, volante fleur,
Aux muses offre ses couleurs ;
Chacune s’en trouve ravie.

Savourant de brèves amours,
Il ne voit point passer les jours ;
C’est peu de chose que sa vie.

Cochonfucius

 

La Bande des Quatre

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Ce sont quatre bonimenteurs,
Quatre douteux énergumènes ;
Dans le village ils se promènent
Sans aucun but, avec lenteur.

Ils cherchent des admirateurs,
Je trouve leur quête un peu vaine ;
Ils comptent sur un coup de veine
Qui, pour eux, serait salvateur.

Oublions ces êtres frivoles
Et diffuseurs de fariboles ;
Ils ne gagneront aucun lot.

Allons plutôt vider l’amphore
Que nous offrent les canéphores ;
Les Quatre n’auront que de l’eau.

Cochonfucius

Baron d’enfer

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Je suis le Seigneur des Racailles,
Je suis sale et mal embouché ;
Mieux vaut ne jamais m’approcher,
Je frappe d’estoc et de taille.

Je suis le Seigneur des Batailles,
Je suis le meilleur des archers ;
Les autres ne sont rien qui vaille,
Je dis qu’ils se feront torcher.

Les enfers proclament ma gloire,
Je souris en montrant mes crocs ;
Je souris un peu, rien de trop.

Je suis un massacreur notoire,
J’enfouis les gens sous le terreau ;
Ma vie est une sale histoire.

Cochonfucius

Deux écureuils

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Nous sommes plus beaux que des morses,
Nous sommes deux fiers écureuils ;
De l’arbre nous sommes l’orgueil,
Nous sommes garants de sa force.

La dryade n’est point retorse,
Elle qui nous voit d’un bon oeil ;
Nous ne rencontrons nul écueil
En grimpant à la rude écorce.

Nous sommes fils du firmament ;
D’Artémis nous fûmes amants,
Nous la revoyons dans nos rêves.

Le diable en nous voyant s’enfuit
Et court se perdre dans la nuit ;
Nous entendons sa plainte brève.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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