Éveil

ineffable2

Composition de l’auteur

L’arbuste dit trois mots au zéphyr caressant ;
Invisible, la brise a souri à la rose.
Les nuages au ciel parlent d’apothéose,
Le soleil leur dédie des traits éblouissants.

Tout se parle au jardin, dans le matin naissant ;
L’escargot sur le tronc, l’insecte qui se pose,
La fleur de l’églantier, timidement éclose,
Et la sombre araignée qui d’un arbre descend.

Aux feuilles perle encore une rosée nocturne ;
La tulipe retient la fraîcheur dans son urne
Et semble déclarer qu’elle a toujours sommeil.

Mais un flot de lumière a fait, désormais, entre
Les vieux murs du verger, briller des fruits vermeils,
Beaux comme des regards et ronds comme des ventres.

Cochonfucius

Acharnement d’un démon

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image de l’auteur

Obéir à la Loi, cela me met en rage,
Ou qu’un ange de Dieu me reproche un délit ;
J’élève donc la voix, mais je reste poli,
Un mot inconvenant salirait mon image.

L’ange défend le droit, mais pour quel avantage?
En devenant esclave, il tombe, il s’avilit ;
Sa liberté s’en va, son pouvoir s’abolit,
D’un tyran créateur il est le pauvre otage.

Observant des humains la stupide ferveur,
Je ne sais que penser, ça me laisse rêveur;
Ils se conduisent bien, ils vivent, puis ils meurent.

Le sort de l’inframonde est plus noble à mes yeux,
Ce refuge sacré, ce royaume sans Dieu,
Comme il est bon d’avoir une telle demeure !

Cochonfucius

La révolte

flower-power

Peinture Hippie

Le pouvoir exercé par un vieux général
Les milliers d’étudiants en pleine découverte
D’une nouvelle vie à tous plaisirs ouverte
Et l’envie de casser l’antique ordre moral

Et c’est la liberté qui passa son oral
Obtenant brillamment son bac de langue verte
Et plus d’une façade alors fut recouverte
D’admirables morceaux de jargon théâtral

Les bourgeois prenant peur ont imploré leurs dieux
Pour que les étudiants redeviennent studieux
Décrochant leur licence et aussi leur maîtrise

Le calme est revenu et même un peu d’ennui
Les cris des révoltés n’ont plus charmé nos nuits
Et l’Histoire a conclu « c’était une méprise »

Cochonfucius

Planète Trollandra

ahpm

image de l’auteur

Ils ont un roi maudit qui campe sous une arche,
Lui qui aime surtout écrire au bord de l’eau ;
La reine un beau matin est partie au galop,
Dévalant l’escalier aux innombrables marches.

Les neuf ministres sont libres dans leurs démarches,
Sans regretter le roi, personnage falot ;
Le peuple cependant les prend pour des ballots,
Sauf le plus vieux d’entre eux, un noble patriarche.

L’alchimiste royal erre dans les taillis,
Qui par de grands tourments n’est jamais assailli;
Il cherche a compléter la recette d’un baume.

Ce document n’est pas un rapport officiel,
C’est un conte rêvé en observant le ciel ;
Ce sont quelques reflets d’un étonnant royaume.

Cochonfucius

Sagesse des échassiers

saint-gibrien

Composition de l’auteur

Au bord d’un chemin vicinal
Sont deux échassiers qui cultivent
La terre arrosée par l’eau vive
Au joli mois de Germinal.

Ils auront une moisson d’or,
Beaucoup de grappes généreuses
Et quelques poires savoureuses ;
L’aragne les applaudit fort.

Ah ! Que ne suis-je un échassier
Si sûr d’une bonne récolte ;
Au pauvre barde désinvolte
N’échoit tel revenu princier.

Cochonfucius

Vaillant Petit Tailleur

thomas-tessier

Illustration de Thomas Teyssier

La marchande s’approche avec son lourd panier ;
Sur les murs, j’aperçois des mouches en pagaille.
D’un coup de ton torchon, habilement manié,
Tailleur, tu en tues sept, qui volaient ta mangeaille.

Quittant alors le bourg qui te fut familier,
Tu en vois s’éloigner les antiques murailles
Et tu vas retrouver les arbres printaniers
Ainsi que les géants cachés dans les broussailles.

De la blanche licorne est vaine la fureur ;
Face au noir sanglier, tu te montres sans peur ;
Ils sont tous deux vaincus, aucun d’eux ne te blesse.

Le vieux roi t’a donné de l’or par tombereaux,
Une épouse charmante, un titre de noblesse ;
Mieux, Éric Chevillard fit de toi son héros !

Cochonfucius

Coupé de gueules et d’azur

saint-jean-d-ardieres

Composition de l’auteur

Ils ont bu, les griffons d’argent,
Le bon vin des vignes lombardes ;
Le breuvage aux reflets changeants
Qu’autrefois chantèrent les bardes.

Si de l’amphore on voit le fond,
Les griffons d’or ont une cave,
Et les provisions qu’ils y font,
Ce ne sont pas des betteraves.

Griffons d’argent et griffons d’or
Prennent au sérieux leurs breuvages ;
Ils boivent en leur château fort,
C’est là leur plus bel apanage.

Cochonfucius

Azur, argent et gueules

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Composition de l’auteur

Un hibou que le soleil dore
Vole dans le grand ciel d’azur ;
Il suit sa voie, d’un regard sûr,
Dans le beau pays tricolore.

L’oie danse, et le cerf, plus encore,
Dans le paysage d’argent ;
Ces animaux, quels braves gens,
Peuple du pays tricolore.

De gueules, la mer que décore
La nef d’argent des fiers pêcheurs ;
Leur filet s’emplit de bonheur,
Marins du pays tricolore.

Cochonfucius

Univers d’azur et de gueules

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Composition de l’auteur

Au ciel d’azur, un calice d’or porte
Un serpent rouge au merveilleux attrait ;
Il sait les mots qui font s’ouvrir les portes,
Il sait un livre, il sait bien des secrets.

En rouge mer, la sirène soupire ;
D’un temps trop calme, on croit qu’elle se plaint ;
Ses soupirs sont des notes pour ma lyre,
Loin de la mer, dans le jour qui s’éteint.

L’oiseau blanc vole, et n’a point d’amertume :
La nostalgie n’a pas pu le briser.
Dans un grand feu, ses regrets se consument,
Par ce moyen, son coeur est apaisé.

Cochonfucius

Sinople, azur et gueules

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Image d’Herald Dick

La prairie de sinople est un lieu de plaisir,
On n’y accomplit point de tâches rigoureuses ;
On y prendrait plutôt des poses langoureuses,
Laissant parler la joie, le rire et le désir.

Si c’est le ciel d’azur qu’il te plaît de choisir,
On y voit s’ébaudir des formes vaporeuses ;
C’est vraiment le haut lieu des luttes amoureuses,
Des divertissements, des aimables loisirs.

Le sinople et l’azur sont mes bornes ultimes,
Cet univers paisible a toute mon estime ;
D’explorer d’autres lieux, je m’en passe, ma foi.

Or, nous ne savons rien sur l’univers de gueules ;
De page en nos atlas, sur lui, pas une seule,
Pour y faire un plongeon, ne comptez pas sur moi.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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