Coq voyageur

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Maître Coq fait un long voyage,
Il traverse de plaisants lieux ;
Il est transporté, grâce à Dieu,
Par l’Éléphant subtil et sage.

Ce n’est pas un pèlerinage,
C’est une errance, et rien de mieux ;
Une balade sous les cieux
À la poursuite des nuages.

Errants nous sommes ici-bas ;
Les chemins vont vers le trépas,
Le vieux Chronos nous y convie.

Le coq est plus sage qu’un porc ;
Il sait mieux gérer son transport,
Il sait mieux occuper sa vie.

Cochonfucius

Lampe éclairante

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La lampe magique s’allume,
Elle t’invite à l’admirer ;
Trois papillons sont attirés
Par ce fanal qui point ne fume.

L’encrier sourit à la plume,
Avec elle il veut conspirer ;
Ils vont ensemble délirer
Ainsi que le veut leur coutume.

Un démon sort d’un souterrain
Pour goûter cet éclat serein ;
Accordons-lui ce privilège.

Il écrit, pour passer le temps,
Des mots qui n’ont rien d’important ;
Il en compose un florilège.

Cochonfucius

Oracle taciturne

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Un corbeau plane sur les eaux,
Ruminant d’obscures pensées ;
Tu ne nous dis rien, bel oiseau,
Sauf quelques bribes insensées.

Jusqu’aux abords de Palaiseau
Tu as plané sur ta lancée ;
Satisfait de cette avancée,
Tu t’endors parmi les roseaux.

De nul débat tu ne te mêles ;
Car les analyses formelles
Te semblent des futilités.

Dors tranquille, oiseau satanique,
Nul ne te viendra maltraiter ;
Fais de beaux rêves chamaniques.

Cochonfucius

Reine des bois

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J’ai pour vassaux l’ours et le loup,
Le renard et la blanche hermine ;
J’ai mon palais sur la colline
Où chantent au soir les hiboux.

Le seigneur Blaireau, c’est le fou
Qui pour la Cour jongle et badine :
Il vient des vignes girondines
Et plusieurs vins sont à son goût.

Mille oiseaux récitent leurs gammes
En y mettant toute leur âme ;
Leurs enfants chantent dans les nids.

L’écureuil, c’est mon petit page;
Avec lui, je peux, sans tapage,
Goûter des plaisirs infinis.

Cochonfucius

Au bord d’un plan d’eau

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Dansent les roseaux sur la rive,
Personne ne les applaudit ;
Pourtant, le plus ancien m’a dit
Que certains jours, la chose arrive.

Âme du roseau, fort naïve,
Qui jamais rien n’approfondit ;
Ce corps qui près des eaux grandit
Se garde des ardeurs trop vives.

Dans peu de temps le soir viendra,
L’heure d’aller entre deux draps ;
Le soleil au ponant se noie.

Cupidon dépose son arc,
Aphrodite erre dans le parc ;
Seras-tu sa prochaine proie ?

Cochonfucius

Arbre de la Législation

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On m’appelle Arbre de la Loi,
De la Justice et de l’Algèbre ;
Je suis un végétal célèbre,
Tous mes voisins sont fiers de moi.

Je ne me prends pas pour un roi,
Ni pour un seigneur des ténèbres ;
Je n’émets pas de sons funèbres,
Je ne dis rien, je me tiens droit.

Il est important de se taire
En présence des grands mystères ;
Ou de parler bas, tout au moins.

S’il survient un mauvais génie
Qui me censure et me renie,
J’élimine ce faux témoin.

Cochonfucius

Sang magique

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Je suis le dragon frémissant
Qui les vapeurs du vin respire ;
Pour le meilleur et pour le pire,
Je plonge mon corps dans le sang.

Écoutez-moi, roseaux pensants,
Sans me craindre et sans me maudire ;
Ne croyez pas que je délire,
Je suis crédible à cent pour cent.

Buvez ce vin, mangeurs d’hosties,
C’est la liquide Eucharistie ;
Les anges du ciel l’ont chanté.

Que de Dieu le règne survienne,
Que chacun la grâce détienne
Sans être par le mal tenté.

Cochonfucius

Garonne en mai

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L’onde file sur sa lancée,
Un poisson la suit calmement ;
Sans faire aucun raisonnement,
Il sait que sa route est tracée.

La sirène lit ses pensées
Qu’elle veut mettre en un roman ;
Elle fait, de ses sentiments,
Une analyse fort poussée.

La vague parle avec le vent,
Lui qui tient des propos savants,
Mais change rarement de thème.

L’ondin veut apprendre à chanter,
Ça nous tape sur le système
Car il ne fait que se planter.

Cochonfucius

Dame sans nom

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Prêtresse du dieu Désespoir,
Pour moi tous les jours sont les mêmes ;
Rien d’encourageant, rien d’extrême,
Nos prières sont sans pouvoir.

Amis, ne venez pas me voir,
Ne m’envoyez pas de poèmes ;
Je renonce à tout ce que j’aime,
Qui ne sut que me décevoir.

« Pas de prières, pas de fêtes,
Il suffit de savoir périr »;
Ainsi parle un sombre prophète.

Laisser vivre, laisser pourrir,
Cesser d’écouter les poètes ;
La vie on est sûrs d’en mourir.

Cochonfucius

Coq de mai

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Voyant renaître la verdure,
Le coq scrute les frondaisons ;
C’est beau, c’est sans comparaison,
Bien loin de nous sont les froidures.

Ici la vie n’est pas trop dure,
Au poulailler, près des maisons ;
On y voit passer les saisons,
Tout va bien, pourvu que ça dure.

Le coq n’est pas un débauché,
Car il veut vivre sans péché,
De bonne eau fraîche et d’amour tendre.

De sagesse il veut se munir ;
Laissant chaque jour survenir,
Il croit savoir à quoi s’attendre.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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