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Adam me disait des mots tendres,
Avec lui je pouvais m’entendre ;
Mais avec ceux de l’inframonde…
Ah, sur ce point, pourquoi s’étendre ?
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Adam me disait des mots tendres,
Avec lui je pouvais m’entendre ;
Mais avec ceux de l’inframonde…
Ah, sur ce point, pourquoi s’étendre ?

image de l’auteur
Le calice jamais ne peut voir le soleil,
Pourtant, il resplendit, et son éclat m’enchante ;
Le vin qu’on y peut boire est sans doute pareil
À celui de Cana, que l’Écriture vante.
Il trône sur l’autel, ce trésor de vermeil,
Dans l’ombre nous voyons sa lueur apaisante ;
L’âme d’un saint patron est peut-être en éveil,
Ou celle, pourquoi pas, d’un démon qui plaisante.
Le prêtre en son latin dit les mots de toujours,
Il prêche l’espérance et du prochain l’amour ;
Ce vieil homme pardonne à ceux qui le dénigrent.
Il prend un peu de temps pour célébrer la foi,
Il nous rappelle à l’ordre en élevant la voix ;
Les démons sont soumis, comme au cirque les tigres.

image de l’auteur
Le Seigneur de Grisaille a la mine bien lasse ;
Des errances sans nombre ont usé ses talons,
Il connaît de son fief les chemins courts et longs,
Qu’ils poudroient au soleil, ou soient couverts de glace.
Grisaille est avec lui par tout point où il passe,
Même quand à trinquer l’invite Madelon ;
D’où lui vient cet état ? Sa tristesse, selon
Son patient confesseur, toutes autres surpasse.
Mais en joyeux luron devrait-il se farder ?
C’est son air naturel qu’il désire garder,
Qui aussi bien lui va que les habits qu’il porte.
Cependant, n’ayez crainte, il est sans cruauté ;
Même, il sourit parfois devant une beauté
Passant auprès de lui, et se montrant accorte.

image de l’auteur
Ce navire poursuit d’exotiques aurores,
Aucun de ses marins n’a de sombres desseins ;
Dieu protège la nef, ainsi que tous les saints,
Ceux qui sont officiels et puis ceux du folklore.
L’océan par endroits de gueules se colore,
Mais cela ne vient pas des coups d’un assassin ;
L’équipage, admirant tous ces rouges dessins,
Y croit voir les aspects d’une magique flore.
Les rochers du rivage ont de nobles émaux,
Près d’eux l’on aperçoit d’étranges animaux
Qui regardent la mer et paisiblement rôdent.
Parfois des naufrageurs allument un grand feu,
Croyant que les marins n’y verront que du bleu ;
Cela ne trouble point cette nef en maraude.

Dessin de Raymond Peynet
Ce forum, il ressemble à un jeu de marelle
Dans une cour d’école où le sol est usé,
Et les murs de la cour portent des aquarelles.
Attentifs les joueurs, sur le parcours penchés.
Plus tard leur reviendra, au lit, en s’endormant,
Un endroit merveilleux où rien ne sut compter
Que la facile piste où, malgré le serpent,
La voie du paradis est bonne pour Adam.
Jamais rien n’avait lieu en ce jardin mystique.
Pas de meurtre, de vol, ni de fornication,
Or l’endroit est pourtant hautement prophétique
Des grands bonheurs des gens et des malédictions.
Car nos désirs ne sont guère que des cailloux
Valant moins qu’un centime et bien moins qu’un radis.
On fait feu de tout bois quand on est un voyou,
On veut de la donzelle un « encore », un « merci ».
Un amour partagé n’est pas de la fiction,
Ce n’est pas une arnaque et ce n’est pas un jeu.
C’est la vie, c’est la mort, et c’est notre passion
Sous les regards pensifs des tristes envieux.
Ce qui compte vraiment, bien sûr, c’est les affaires.
Consacrons-leur toujours notre imagination,
Gardons, si nous pouvons, un peu les pieds sur terre ;
Trop d’amour peut conduire à la désolation.
* * * * *

image de l’auteur
Un archange arrogant frappe un démon timide,
Un ange partisan de la loi du plus fort ;
Le diable gît au sol et son regard est vide,
Cette attaque lui semble un présage de mort.
L’archange en combattant dit des mots insipides,
Son lumineux esprit ne fait aucun effort ;
Il est sûr de son droit, venant des cieux limpides,
Et que cette victime a mérité son sort.
La lutte fait penser aux rixes de taverne,
Pour lesquelles jamais nul prix on ne décerne ;
Un faible sous les coups d’une brute sans coeur.
Je ne conclurai point ce récit lamentable
Qui ne mérite pas d’être un propos de table ;
Méprisable vaincu d’un ignoble vainqueur.

Image du blog Herald Dick Magazine
Sur fond de grand ciel rose, une muraille blanche :
Celle du fier palais du Seigneur Lion d’Azur.
Cinquante charpentiers ont élevé ce mur,
Dressant, aux quatre coins, des bouquets de pervenches.
Le roi des animaux se plaît en sa demeure,
Un logis de silence et de délectation ;
De la lecture, un peu, quelques méditations,
Du café le matin, des tartines de beurre.
Mais la chose qui plaît le plus au roi, c’est clair,
C’est de se souvenir des chansons de Robert.

image de l’auteur
Newton, lorsque tu bois,
Ton oie boit avec toi :
Vous buvez dans les bois,
Un peu beaucoup, parfois.
Sa Majesté le Roi
Se promenant, vous voit,
L’oie, le faiseur de lois,
Est-ce de bon aloi ?
Près de vous, il s’assoit,
Chantant à pleine voix
L’air du Grand Saint Éloi,
À l’envers, à l’endroit.
Et ça m’amuse, moi ;
Je ne sais pas pourquoi.

image de l’auteur
Lilith ne tenait point à rester immortelle,
Elle avait fait le tour de la terre et des cieux ;
Seul l’antique Serpent était noble, à ses yeux,
Qui d’ailleurs n’avait point daigné s’approcher d’elle.
Le tentateur, pourtant, la trouvait assez belle,
Bien digne de cet homme et digne de ce lieu;
Il ne la croyait pas à l’image de Dieu,
Il admirait beaucoup ses talents de rebelle.
Ils eurent en commun le mépris des vertus,
Et de ne point marcher dans les sentiers battus,
Mais de leur préférer les chemins sans empreintes.
Ils n’eurent comme Dieu que la verte Nature,
Et moi j’admire un peu ces êtres immatures
J’aime les regarder sur une image peinte.

Image d’Herald Dick
C’est un triangle noir, c’est à peine un visage ;
D’un emblème pareil, j’ignore la valeur.
Je ne sais si c’est bon, si c’est mauvais présage,
Si c’est pour le bonheur, si c’est pour le malheur.
Du minois de Pierrot j’aime mieux la pâleur ;
Car c’est plus rassurante et plus charmante image,
Je ne sais que penser de ce noir sans chaleur,
Son absence de traits fait trembler mon courage.
Le fin triangle noir se tient au premier rang
De tous les cauchemars qui me troublent le sang ;
Viendra-t-il chaque soir, mon âme, à Dieu ne plaise !
Car, que peut-on trouver dans ce noir monument ?
Mon esprit tourmenté l’ignore absolument,
Face au triangle noir, les augures se taisent.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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