Dans la nuit de sinople

image de l’auteur

Je suis le plus discret des êtres,
Je sais m’effacer pleinement ;
Très peu me savent reconnaître,
Beaucoup sont dans l’aveuglement.

Je suis capable, à tout moment,
De m’esquiver, de disparaître ;
Tu ne sauras jamais comment,
Car de cet art je suis le maître.

En volant j’échappe à l’ennui
Mais je ne vole que la nuit,
Sans craindre le vent qui me glace.

Mon destin n’est pas virtuel,
Mais pas non plus très factuel ;
Juste entre les deux, c’est ma place.

Cochonfucius

Escuiruel fringant

image de l’auteur

Je suis l’animal singulier
Qui séduit, et grimpe, et dévore ;
D’une dryade qui m’adore
Je suis le démon familier.

Les feuilles tombent par milliers,
Que le déclin dessèche et dore ;
Mais les sapins sont verts encore,
De ce lieu les plus beaux piliers.

Je cours plus vite que mon ombre,
Moi dont l’humeur n’est jamais sombre ;
Les maux par moi sont abolis.

Je suis cet animal étrange,
Fort insolent mais très poli,
Je suis rongeur, je suis archange.

Cochonfucius

Assemblage

image de l’auteur

Blocs minéraux qu’un homme assemble,
D’autres en seront inspirés ;
Ce montage est fait pour durer,
Un sens s’attache à cet ensemble.

Jamais, sauf si la terre tremble,
Ces blocs ne seront séparés ;
Mais Chronos va s’en emparer
Pour faire ce que bon lui semble

Dolmens détenteurs de savoir,
Mais aussi fort plaisants à voir,
Surtout dans la lueur des flammes.

Nous avons consacré ces lieux
Aux meilleurs humains, sous les cieux
Aux grands seigneurs, aux nobles dames.

Cochonfucius

Vaisseau magique

image de l’auteur

Je parcours l’espace rebelle,
Autant dans les airs que sur l’eau ;
Je suis le plus vaillant vaisseau,
La mer devant moi se fait belle.

Je vais où l’ondine m’appelle,
Je surpasse tous mes rivaux ;
Je vais vers des mondes nouveaux
Où l’or se ramasse à la pelle.

Traversant la nuit étoilée,
Je vois Artémis dévoilée ;
J’aime son regard étonné.

Que de trésors abandonnés !
De n’en savoir jamais le compte,
Il ne convient d’en avoir honte.

Cochonfucius

Porte vers l’automne

image de l’auteur

Tu dois me franchir chaque année,
C’est ainsi, tu n’y coupes pas ;
Les astres marchent d’un bon pas,
Sans égards pour les fleurs fanées.

Saison des chansons surannées,
Parlant d’amour et de trépas ;
Saison des funèbres repas
Et des anecdotes glanées.

Du ciel froid, du ciel orageux,
Et plusieurs arbres, à ce jeu,
Risqueront de perdre leurs feuilles.

Vent d’Aquitaine ou vent d’Armor,
Le vent vient sans que tu le veuilles,
Vent de vendange ou vent de mort.

Cochonfucius

Sagesse du dauphin

image de l’auteur

Jamais je ne fus téméraire,
Toujours j’ai su me limiter ;
Je n’ai cure de m’agiter,
Même quand le sort m’est contraire.

Je mène une vie solitaire,
Assez loin de ma parenté ;
De peu je sais me contenter,
Sans être absolument austère.

Passent les jours, passent les nuits,
Sans événements, sans ennui,
En cette mer n’est rien d’étrange.

Ici ne sont diables ni dieux ;
Rien que ce monde, sous les cieux,
Dont très volontiers je m’arrange.

Cochonfucius

Roi des lézards

image de l’auteur

Je suis roi, je l’ai mérité,
Car né sous une bonne lune ;
Mon art me tient lieu de fortune,
Lequel ne peut être imité.

Je fais des lois pour nos cités,
Puis je les proclame une à une ;
Alors, je quitte la tribune,
Retrouvant ma simplicité.

Je recrute des dignitaires;
Des juristes, des militaires ;
Des lézards que je sais choisir.

Bien mieux que les nations humaines,
Nous maîtrisons les phénomènes,
Y compris nos propres désirs.

Cochonfucius

Tour du plumitif

image de l’auteur

Ici sont des papiers divers,
Avec des phrases embrouillées ;
Ici, ma cervelle rouillée
Marmonne en son langage vert.

En ce minuscule univers,
Une âme se sent dépouillée ;
Dans chaque phrase bredouillée
Passe le souffle de l’hiver.

Le plumitif penche sa tête
Sur son écriture imparfaite ;
Il dit « Cela ne va pas fort ».

Son esprit rampe dans le vide,
Entouré d’images morbides ;
Mais il persiste en son effort.

Cochonfucius

Monstre hésitant

image de l’auteur

J’ignore ma propre nature,
Venant du ciel, sortant des eaux ?
Ai-je une cervelle d’oiseau ?
Je me disperse en conjectures.

Je sais que je suis immature,
Un peu moins pensant qu’un roseau ;
Je sais que mon vilain museau
Se prête à la caricature.

Je suis perdu, c’est affligeant,
J’ai peur de rencontrer des gens ;
Cette vie n’est pas amusante.

Mais que m’importent mes douleurs,
Du moment qu’une fleur plaisante
M’offre son charme et sa couleur !

Cochonfcius

Véhicule ancien

image de l’auteur

Je me souviens de cent voyages,
Dont certains dans d’étranges lieux ;
Mon conducteur, devenu vieux,
N’ira plus en de tels parages.

Plus jamais de son ermitage
Il ne s’éloigne, et c’est tant mieux ;
À quoi bon chercher d’autres cieux,
Pourquoi vouloir d’autres nuages ?

Courte marche après le repas,
De cette ville on ne sort pas ;
La soif d’errance est assouvie.

Pas trop de vin, pas trop de sport,
Mais du repos pour ce vieux porc ;
Pour ce qui lui reste de vie.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.