Arbre serein

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Producteur de lourds fruits dorés,
Je les préfère à ceux des treilles ;
À chaque automne ils émerveillent
L’oiseau qui les vient dévorer.

Un goupil, pour s’en emparer,
Flattait une noire corneille ;
Mais en elle un doute s’éveille,
Et, bredouille, il doit se barrer.

Posés sur une assiette plate,
Ces fruits parfumés d’aromates
À notre table vont trôner ;

C’est pour nos commensaux fidèles
Que nous les mettrons en rondelles ;
La fête ils viendront couronner.

Cochonfucius

Corne magique

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Tu trouveras ce que tu aimes,
Tu en auras ta juste part ;
La corne l’offre sans retard,
Sauf si ça lui pose un problème.

C’est la générosité même,
C’est l’inépuisable bazar ;
Des brimborions, des objets d’art,
Ou bien des tartes à la crème.

Sur ces trésors immérités
Brille une apaisante lumière ;
La corne n’en est pas plus fière.

C’est un mythe, c’est inventé ;
Allons plutôt boire une bière
Et d’autres blagues raconter.

Cochonfucius

Sagesse nocturne

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J’erre dans un cosmos sans bornes,
Je suis rarement à l’arrêt ;
Je m’endors quand le jour paraît,
À l’heure où chante la litorne.

Ma sagesse n’a rien de morne,
Je suis un seigneur des forêts ;
Je suis plus savant qu’un goret
Et presque autant qu’une licorne.

Je suis à l’image de Dieu,
Sauf que je suis beaucoup moins vieux,
Lui qui devient dur de la feuille.

Cet univers, c’est ma maison ;
De l’admirer j’ai bien raison,
Et tous les vivants qu’il accueille.

Cochonfucius

Seigneur abyssal

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Je règne sur les eaux lointaines,
Y compris dans leurs profondeurs ;
Je règne sur mille splendeurs,
J’ai noyé mille capitaines.

Aussi fraîche qu’une fontaine,
La fosse m’offre ses odeurs ;
Je suis loin de toute laideur
Et de toute chose incertaine.

Cet océan, c’est ma maison,
De mes ennemis la prison ;
Je les abreuve d’eau de Seine.

Les grands ondins sont mes neveux,
Et comme moi, forts et nerveux ;
Ils n’ont aucune idée malsaine.

Cochonfucius

Monstre fou

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Je suis un dévoreur de livres,
Dans mon fauteuil ou dans mon pieu ;
Je lis aussi en d’autres lieux,
Car lire est ma raison de vivre.

De mes tracas ça me délivre,
De ceux qu’on a quand on est vieux ;
Ces pages emplissent mes yeux
D’enchantements qui les enivrent.

C’est rassurant d’être un lecteur ;
Bien plus que d’être un électeur !
Les mots à l’auteur me relient.

Quelques livres sont indiscrets,
Divulguant de sombres secrets ;
Friandises pour ma folie.

Cochonfucius

Prince grenouille

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J’aime les rainettes friponnes,
Moi qui ne leur refuse rien ;
Je les trousse, c’est pour leur bien,
On a le bon temps qu’on se donne.

Elles, qui ne sont pas des nonnes,
Frémissent quand l’Amour les tient ;
Une joyeuse humeur leur vient,
À leurs plaisirs elles s’adonnent.

À la faveur d’un coup de foudre,
Leur sens moral peut se dissoudre
Dans un bonheur bien mérité.

Moi que Dieu fit à son image,
Je leur prodigue mes hommages
En signe de fraternité.

Cochonfucius

 

Manoir ringard

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Maison par l’ennui ravagée
Où règne un silence de mort ;
Refroidie par le vent du nord,
La demeure en est affligée.

La lourde charpente est rongée
Par mille termites retors ;
Nous déplorons ce triste sort,
Trop de tâches sont négligées.

Que s’en inspire un sot rimeur,
Je n’y vois qu’un pauvre artifice ;
Ça me met de mauvaise humeur.

D’où sont venus ces maléfices ?
Je me souviens qu’il fut charmeur,
Cet épouvantable édifice.

Cochonfucius

Sainte Doctorante

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De sagesse elle s’abreuvait,
Cette joyeuse demoiselle ;
Car elle était pleine de zèle,
Son vaste savoir le prouvait.

Quand un vieux livre elle trouvait,
Ça devenait une part d’elle ;
Son esprit semblait muni d’ailes,
Qui au plus haut des cieux vivait.

Elle qui savait nous surprendre,
Nous eûmes plaisir à l’entendre,
Car ses mots furent pleins d’attraits.

Exaltant nos coeurs et nos âmes,
Elle a su raviver nos flammes ;
Croyez-moi, ça n’a rien d’abstrait.

Cochonfucius

Planète des songes

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L’astre est peuplé d’enchanteresses
Qui l’amour savent éveiller ;
Un cosmonaute émerveillé
S’abandonne à mille caresses.

La plus coquine est prophétesse ;
Quand elle a l’air de sommeiller,
Elle te voit t’ensoleiller
Avec force et délicatesse.

Elle lit le livre des cieux
Qu’elle interprète de son mieux ;
Soif de savoir inassouvie.

Ce grand bonheur va-t-il durer ?
Je ne peux en être assuré,
Moi qui ne sais rien de la vie.

Cochonfucius

Floraison précoce

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Au jardin règne l’allégresse,
L’hiver semble s’être envolé ;
L’oiseau veut son nid bricoler,
De s’activer il n’a de cesse.

Une fleur s’habille en princesse,
Un insecte en est affolé ;
Les lombrics sont déboussolés,
Eux qui s’agitent et s’empressent.

Ce soleil n’est point de saison,
Ce réveil a lieu sans raison ;
Ainsi réfléchit un pétale.

Calme-toi, pétale pensant,
Lui répondit une vestale ;
De cela tu es innocent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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