Chapelle du Pluvian

image de l’auteur

S’illuminant dans la nuit noire,
Voici des vitraux familiers ;
Voici la nef aux lourds piliers,
Voici le modeste oratoire.

Ne cherche pas dans les grimoires
Que tu possèdes par milliers ;
Car ce caprice immobilier
Leur reste inconnu, c’est notoire.

Ces murs ont, sans témoins, jailli
Dans la clairière d’un taillis ;
C’est ce que dit le pluvian-diacre.

Or, d’après cet oiseau malin,
C’est un miracle de Saint Fiacre
Ou même de Saint Broquelin.

Cochonfucius

Le seigneur d’Alpha Porci

image de l’auteur

Ici tout bouge et rien ne change,
N’y venez pas, frères humains ;
Tous nos soirs sont sans lendemains,
Nos cieux n’ont que de mauvais anges.

Tous nos océans sont de fange,
Des monstres y trempent leurs mains ;
Ensuite, ils perdent leur chemin,
Ce qui, je crois, n’a rien d’étrange.

Affreux mondes sans horizons,
Tu n’y verras que déraison ;
Va plutôt prendre un bain de vide.

Ainsi parle un Seigneur porcin,
Évoquant un cosmos malsain
Dont les planètes sont arides.

Cochonfucius

Papillon d’avril

image de l’auteur

Le papillon nous émerveille,
Ce léger envoyé des cieux ;
En silence il charme nos yeux,
C’est une danse nonpareille.

Courtisant la rose vermeille,
Il est dans le secret des dieux ;
Lui, qui jamais ne sera vieux,
Dans la douceur dort et s’éveille.

Le papillon, volante fleur,
Aux muses offre ses couleurs ;
Chacune s’en trouve ravie.

Savourant de brèves amours,
Il ne voit point passer les jours ;
C’est peu de chose que sa vie.

Cochonfucius

 

La Bande des Quatre

image de l’auteur

Ce sont quatre bonimenteurs,
Quatre douteux énergumènes ;
Dans le village ils se promènent
Sans aucun but, avec lenteur.

Ils cherchent des admirateurs,
Je trouve leur quête un peu vaine ;
Ils comptent sur un coup de veine
Qui, pour eux, serait salvateur.

Oublions ces êtres frivoles
Et diffuseurs de fariboles ;
Ils ne gagneront aucun lot.

Allons plutôt vider l’amphore
Que nous offrent les canéphores ;
Les Quatre n’auront que de l’eau.

Cochonfucius

Baron d’enfer

image de l’auteur

Je suis le Seigneur des Racailles,
Je suis sale et mal embouché ;
Mieux vaut ne jamais m’approcher,
Je frappe d’estoc et de taille.

Je suis le Seigneur des Batailles,
Je suis le meilleur des archers ;
Les autres ne sont rien qui vaille,
Je dis qu’ils se feront torcher.

Les enfers proclament ma gloire,
Je souris en montrant mes crocs ;
Je souris un peu, rien de trop.

Je suis un massacreur notoire,
J’enfouis les gens sous le terreau ;
Ma vie est une sale histoire.

Cochonfucius

Deux écureuils

image de l’auteur

Nous sommes plus beaux que des morses,
Nous sommes deux fiers écureuils ;
De l’arbre nous sommes l’orgueil,
Nous sommes garants de sa force.

La dryade n’est point retorse,
Elle qui nous voit d’un bon oeil ;
Nous ne rencontrons nul écueil
En grimpant à la rude écorce.

Nous sommes fils du firmament ;
D’Artémis nous fûmes amants,
Nous la revoyons dans nos rêves.

Le diable en nous voyant s’enfuit
Et court se perdre dans la nuit ;
Nous entendons sa plainte brève.

Cochonfucius

Grand hippotaure

image de l’auteur

Je suis le neveu de Protée,
J’aime cet oncle un peu givré ;
De mes peurs il m’a délivré,
Car il me les a bien ôtées.

J’ai pour marraine Galathée
Dont fut l’auteur enamouré ;
Je me trouve bien entouré,
Mon âme en est vraiment flattée.

Au pré tu m’entendras mugir ;
Si le goupil vient à surgir,
Moqueusement je le charrie.

Des songes peuplent mon sommeil,
De dryades, de fruits vermeils,
Et de Notre Dame, Marie.

Cochonfucius

Saint Papegault

image de l’auteur

Je suis un bel oiseau parlant,
Plusieurs saintes femmes m’adorent ;
Grâce à mon verbe étincelant
Je surpasse Saint Isidore.

Je suis un fabuleux galant
Qui de grands discours élabore ;
Je suis un séducteur volant
Qui son joli plumage arbore.

Je brille comme un ostensoir
Qu’au peuple montrerait un ange ;
Je suis le frais soleil du soir.

Je dors avec Sainte Chantal
Pour qui cela n’a rien d’étrange ;
Je me montre sentimental.

Cochonfucius

Biche souveraine

image de l’auteur

Je suis la Reine des Deux Rives,
Sans limites sont mes pouvoirs ;
J’ai pour amant le Grand Ours Noir,
Mais je ne suis point sa captive.

Je fus errante et fugitive,
Mais l’ours m’offrit un beau manoir ;
Nous parcourons notre terroir,
Ce sont des errances tardives.

En ces heures chacun s’endort,
Sauf un poète, le Vieux Porc,
L’auteur des Stances à la Reine.

Je m’arrête pour l’écouter ;
Il m’offre ses rimes sereines,
Je goûte ses mots veloutés.

Cochonfucius

Dragon blanc

image de l’auteur

Je suis un être de lumière,
Je suis le Seigneur Dragon Blanc ;
Je sens vibrer mon coeur brûlant
De sa folle ardeur coutumière.

Je sens mon âme prisonnière
De mon corps faible et chancelant ;
J’effectue quand même, à pas lents,
Ma promenade buissonnière.

Mon père fut un dragon vert
Qui vécut de nombreux hivers
Et fréquenta d’horribles bouges.

Ma mère, une chimère rouge,
Ne fit jamais rien de ses mains,
Indifférente aux lendemains.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.