L’eau verte

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La nef dérive au gré de l’onde,
Glissant vers le couchant vermeil ;
Les nautoniers dans leur sommeil
Rêvent des îles de la Sonde.

J’entends une sirène blonde
Qui bénit le rouge soleil ;
Ses mots sont aux nôtres pareils,
Qui s’adressent à tout le monde.

Un ondin trouve ça marrant,
Mais Poséidon le reprend ;
À se recueillir il l’appelle.

La nef va vers je ne sais où,
Elle avance droit devant elle ;
À bord, tout le monde s’en fout.

Cochonfucius

Fantôme d’un dauphin

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Le fleuve abrite ma paresse,
Un ondin danse sous mes yeux ;
La sirène arrange ses tresses,
J’aimais cela quand j’étais vieux.

Je suis mort, donc rien ne me presse,
Plus rien ne compte, et c’est tant mieux ;
Plus jamais de soif ni d’ivresse,
Juste la douceur de ce lieu.

Pauvre âme ni sage ni folle,
Tu ne ratiocineras plus ;
Dors bien tranquille, âme frivole.

Allons, foin des mots superflus,
Cessons de nous prendre la tête ;
Pose ta plume, vieux poète.

Cochonfucius

Dans le vent

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L’air est humide, le ciel pleure,
Le vent jamais ne s’assagit ;
Un timide rayon surgit
Qui guère longtemps ne demeure.

Sur le jardin passent les heures,
Le soir vient, le soleil rougit ;
Un charme vespéral agit
Sur l’herbe que le vent effleure.

Tout est dans un désordre immense
Sous ces rafales de démence ;
Les vivants ont perdu le nord.

Quant cesseras-tu, vent funèbre ?
Déjà surviennent les ténèbres ;
Vent maudit, veux-tu notre mort ?

Cochonfucius

Chétif insecte

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Je suis léger, mais plein de vie,
Goûtant des repas savoureux ;
J’évite les choix douloureux,
J’agis au gré de mes envies.

Mon amoureuse m’apprécie
Plus que ses prétendants nombreux ;
Elle me nomme « ténébreux »,
Et d’être là me remercie.

Marchant à deux vers le trépas,
Nous ne nous en tourmentons pas ;
Chaque chose vient à son heure.

J’ai perdu mes dons de dragueur
Mais je suis toujours un blagueur ;
Le reste compte pour du beurre.

Cochonfucius

Planète des embrouilles

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Oublie cette planète folle,
Pleine de démons bagarreurs ;
Y aller serait une erreur,
Et ne crois pas que je rigole.

Dans leur ciel, des sorcières volent,
Te menaçant de leur fureur ;
Dans leurs océans, c’est l’horreur,
Un magma de matière molle.

Leurs poètes font des quatrains
Qui supprimeront ton entrain ;
Viendra la tristesse profonde.

Des deux pôles viennent des vents
Qui la cendre vont soulevant ;
Un fléau de plus en ce monde.

Cochonfucius

Silence de la ruche

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Nulle ne chante ni n’appelle,
Leur grand silence emplit l’azur ;
Le calme règne dans leurs murs,
Ce sont nos servantes fidèles.

Pour elles les fleurs se font belles
Et le soleil se fait moins dur ;
Le miel sait qu’il doit être pur,
Qui l’âme du printemps recèle.

La ruche, un sobre monument,
C’est le contraire d’une usine ;
C’est un lieu paisible et charmant.

Le ciel au-dehors s’illumine,
Traversé par un soleil d’or ;
Le miel en deviendra plus fort.

Cochonfucius

Modeste logis

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Sans se fatiguer, les maçons
Nous ont bâti ce domicile ;
Cela fut pour eux très facile,
Un bricolage à leur façon.

Les saisons viennent et s’en vont,
Je suis de plus en plus fragile ;
Adam vers sa native argile
Est retourné, nous le savons.

La demeure aussi devient frêle,
Mais ce n’est pas triste pour elle
Qui point ne craint de trépasser.

L’été brûlant, l’hiver glacé,
Nos écrits peuvent s’effacer ;
Surviendront des plumes nouvelles.

Cochonfucius

Pierre levée

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Noble est du menhir la stature,
Ce sont des experts qui l’ont fait ;
Le cosmos en est satisfait,
C’est un bloc de belle facture.

Majestueuse est sa posture,
Cela produit de beaux effets ;
Il reste en son lieu, c’est parfait,
Sans jamais chercher l’aventure.

Ce roc, sous l’orage qui gronde,
Ne frémit pas le moins du monde ;
Il croit au retour de l’azur.

Un dieu nous donna cette terre ;
Nous lui consacrons cette pierre,
Ce témoin d’un miracle obscur.

Cochonfucius

Goupil vagabond

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Errer, c’est dans mon caractère,
Souvent je quitte mon manoir ;
J’emprunte alors les chemins noirs,
Usant mes griffes sur les pierres.

Je vais en quête de mystères,
De tout ce que l’homme a cru voir ;
Je glane d’étranges savoirs,
Par endroits le monde s’éclaire.

J’arpente un territoire immense ;
Quand j’ai fini, je recommence,
Le vaste ciel me sert de toit.

Les paysages m’émerveillent,
Les archanges qui me surveillent
Disent « Tout ira bien pour toi ».

Cochonfucius

Danse avec le temps

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Ce qu’on ne peut apercevoir,
Pourquoi l’évoquer en paroles ?
Chacun dit que le temps s’envole,
Pourtant nul ne peut le savoir.

Ce qui ne peut te décevoir,
C’est le chant, c’est la danse folle ;
Ton âme et ton esprit décollent,
Ton coeur aussi, je peux le voir.

Survient une clarté soudaine ;
Loin des contingences mondaines
Tu ne songes qu’à t’élancer.

Dans cette escapade furtive,
Ta muse se fait inventive ;
Ta plume se met à danser.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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