Princesse errante

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Je suis mon chemin sous les cieux,
L’air est serein, la route est belle ;
Au lointain vole une hirondelle,
Distraite, je la suis des yeux.

Mon beau cheval est un peu vieux,
Mais c’est un compagnon fidèle ;
Lui qui jamais ne fut rebelle
Me sert toujours, et c’est tant mieux.

Je n’écris rien sur mes tablettes,
Pas même une brève odelette ;
Et moins encore, un long traité.

Je vis une vie sans surprises,
Mais qui n’en est pas moins exquise ;
C’est l’art de la simplicité.

Cochonfucius

Oiseau fataliste

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Je ne sais comment va le monde,
Trop de phénomènes divers ;
Je laisse aller cet univers
Selon ses humeurs vagabondes.

Dans ma perplexité profonde
Je dis des paroles en l’air ;
Je raisonne, mais je m’y perds,
Mes recherches sont infécondes.

Et d’abord, pourquoi suis-je né ?
De ces histoires de famille
Je n’ai rien su, ni deviné.

Qu’il pleuve, ou que le soleil brille,
Indifférente est mon humeur ;
Autour de moi, ça vit, ça meurt.

Cochonfucius

Oiseau serein

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Je vieillis dans mon lieu natal,
Moi, friand de vers et de prose ;
Je n’ai pas lieu d’être morose
Ni même trop sentimental.

Personne envers moi n’est brutal;
Je peux donc voir la vie en rose :
Même quand l’eau du ciel m’arrose,
C’est bon, c’est du bonheur total.

Moi qui suis sage et solitaire,
J’ai bien du respect pour ma terre ;
Je sais tout ce que je lui dois.

Mes débuts, je me les rappelle,
J’imitais, de ma faible voix,
Le chant d’un moine en sa chapelle.

Cochonfucius

Ermitage ambulant

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Au hasard de la route j’erre,
Le but sera ce qu’il sera ;
Les besoins, Dieu y pourvoira,
Ça ne nous préoccupe guère.

Je découvre d’étranges terres
Où jamais rien ne poussera ;
Mais la sagesse y nourrira
L’âme d’un moine solitaire.

Aussi, qu’importent les dangers,
Le Créateur est mon berger ;
De nul mal je ne me tourmente.

Les astres enchantent mes nuits,
Ces témoins qui jamais ne mentent ;
Ils montrent la voie, je la suis.

Cochonfucius

Poisson tranquille

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Je flotte, je nage en rêvant,
Inattentif à mes pensées ;
Qu’elles soient folles ou sensées,
Peu nous importe, c’est du vent.

J’ignore le soleil levant
Et sa lumière nuancée ;
Lune, n’en sois pas offensée,
Je ne t’admire pas souvent.

Jours de sagesse ou de folie,
Pourvu qu’une vie soit jolie,
De vouloir vivre on a raison…

Qu’importe l’état de notre âme,
Ne la mettons pas en prison,
Ne lui faisons pas vivre un drame.

Cochonfucius

Insecte savant

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Ce que je vois, je l’interprète,
Que ce soit forme, éclat, couleur ;
Je sais la joie et la douleur
Et les amours que l’on regrette.

Ma sagesse n’est point secrète,
Elle est sans extrême rigueur ;
Elle est parcourue de langueurs
Et de parenthèses abstraites.

Les vérités sortent du puits
Et bravement je les poursuis,
Elles qui me font bon visage.

Comme un voyageur sans bagages
Je me déplace, jour et nuit ;
Dieu me parle en plusieurs langages.

Cochonfucius

Chapelle grise

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La chapelle auprès de la mare
Est, semble-t-il, à l’abandon ;
Même les jours de Grand Pardon,
La solitude s’en empare.

On y entend des voix bizarres
Qui s’adressent à Cupidon ;
Des papiers sur un guéridon
Portent des prières barbares.

Je ne veux pas m’en approcher,
Je reste au loin, sur un rocher ;
Je la contemple et je médite.

Je crois qu’un ennemi de Dieu
Est devenu prêtre en ce lieu,
En cette chapelle maudite.

Cochonfucius

Monstre volant

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De ma présence un ciel s’honore,
Devenant le plus beau des cieux.
Ça fait du plaisir pour les yeux
Même de ceux que je dévore.

Je lance des appels sonores,
Je réveille jeunes et vieux,
Dans leurs noirs tombeaux, les aïeux
Transis sursauteront encore.

Je suis le roi des animaux ;
Qu’ils soient étranges ou normaux,
Devant ma grandeur ils s’inclinent.

Même le gros ours ma léché
M’admire et ne le peut cacher ;
Plus encore, une ourse câline.

Cochonfucius

Licorne romantique

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J’aimais le cygne de Léda,
Je lui ai même offert des roses
J’aime les typhons qui arrosent
Le domaine du Grand Panda.

Je plaisante avec un Bouddha,
Aucun de nous deux n’est morose ;
Nous aimons commenter la prose
Du Maître Jacques Derrida.

À l’abri de tous les désastres
Je me réfugie sur un astre
Juste au-dessus de Périgueux.

Si, plus tard, mon corps se délabre,
Ou bien s’il devient moins fougueux,
J’allumerai trois candélabres.

Cochonfucius

Leçon du cor

image de l’auteur

Marcheur ne crains pas la froidure,
Car tu es chez toi sous les cieux,
Repose-toi, ferme les yeux,
Fais de beaux rêves de verdure.

Ma musique n’est pas obscure,
Elle est à sa place en ces lieux ;
Elle est la parole de Dieu,
Ou tout au moins, d’une âme pure.

Le cor interrompt son discours ;
Le marcheur reprend son parcours
Qui semble une errance éternelle.

Il s’approche d’un noir château,
Mais c’est une ruine, plutôt,
Où des vestiges s’amoncellent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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