le matin de la résurrection

résurrection

image de Pierrette

« Résurrection », disait ce matin le soleil ;
La lune l’avait dit à nos âmes dormantes.
Et pour nous confirmer cette chose étonnante,
Tous les astres du ciel ont quitté leur sommeil.

Mercure a fulguré d’un éclat sans pareil,
Antarès a rougi de sa flamme géante ;
Vénus a chuchoté de sa voix innocente
Et Jupiter sourit de son oeil de vermeil.

Tout dit « résurrection », la danse des comètes,
Celle d’un satellite autour d’une planète,
Et au profond des cieux, le trou noir qui mugit.

Le seul qui n’a rien dit est mon oncle Saturne,
Plus que les autres jours, je le sens taciturne ;
Il sait bien que nul bois de cendres ne surgit.

Cochonfucius

Paternel hippocampe

teher1

image de l’auteur

Le roi Neptune est satisfait de toi,
Qui tes devoirs paternels ne délaisses;
Tu prends grand soin des fils de ta maîtresse,
En souvenir d’un amoureux émoi.

Voir l’hippocampe est un plaisir pour moi,
Lui qui jamais ne montre de tristesse.
De ses enfants il s’occupe sans cesse,
Telle est son oeuvre, il y met de la foi.

Cette vertu de tous est admirée,
Mainte sirène on voit être attirée,
Sans qu’il le sache : il n’aime que les siens.

Aucun mot dur n’est produit par sa bouche,
Rudesse ni colère ne le touchent,
Ce brave père est l’emblème du Bien.

Cochonfucius

Sept têtes cosmiques

tesret1ada

image de Pierrette

Elles ont Lune pour amante,
Ne sachant qu’un tel astre est froid ;
Mars ne leur cause aucun effroi,
Malgré sa rougeur apparente.

Mercure trouve intelligentes
Les faces du monstre sournois ;
Or, Jupiter, aimable roi,
Leur porte une amitié prudente.

Vénus d’amour est connaisseuse,
Leur offrant son âme neigeuse ;
Saturne est garant de leur sort,

Dont elles vénèrent l’image ;
Pour le Soleil, elles sont sages,
Elles lui disent qu’il est fort.

 

Cochonfucius

Monstrecerf de gueules

tegar1.png

image de l’auteur

Son plumage est splendide et sa ramure est forte ;
Quand il lance un appel, je l’entends clairement.
Vers son gîte il revient, chargé de son tourment,
Puisqu’il sait que bientôt, la magie sera morte.

C’est un fier cervidé, mais d’une étrange sorte,
Autrefois poursuivi par le comte Roland ;
Il s’enfuit dans les cieux, cet animal volant
Que sans se fatiguer le doux zéphir transporte.

Or, il est fatigué, ce cerf devenu vieux,
Un brouillard inconnu s’installe dans ses yeux,
Son audace lui fut plus qu’à demi ravie.

Il existe un peu moins, tel semble être son sort.
Il ne se souvient plus des plaisirs de sa vie,
Aucun dieu trépassé n’envie un monstre mort.

Cochonfucius

 

Monarque aquatique

tesbus.png

image de l’auteur

Ce n’est un coeur de lion qui bat en sa poitrine,
Mais son corps est robuste, et n’est pas sans beauté ;
Les seigneurs de la mer, à l’unanimité,
Disent que sa valeur sur la leur prédomine.

Est-il le vieux gardien de quelques lois divines,
Est-il le souverain de ces flots agités ?
Plus d’un poisson me dit qu’il est sans cruauté,
Que son âme est toujours pure comme une hermine.

Il va sous l’horizon, nul ne peut plus le voir,
Car tel fut, de tout temps, son étrange pouvoir :
Celui de se soustraire à l’éclat de la flamme.

Du monarque des eaux, j’entends battre le coeur ;
Il a peu de plaisirs et n’a pas de douleur,
Et puis, je le sais bien, les poissons n’ont pas d’âme.

Cochonfucius

Baronne Sirène

tesafar

image de l’auteur

Sirène point ne veut au naufragé complaire ;
Aussi, de « Naufrageuse », elle prend le surnom.
Voudrait-elle, aussi bien, de Dame le renom ?
Elle peut désirer l’un et l’autre contraire.

Sirène se tient seule et ne sait pas quoi faire,
Ne sachant dévorer ce qui n’a pas de nom;
Ni lâcher cependant son trésor, ou sinon,
L’hippocampe mauvais le pourra contrefaire.

Cet hybride marin ne sait pas ce qu’il veut ;
Il désire émerger, voir le sol, s’il le peut,
Mais toujours conservant ce qui fut dur à prendre.

Le rimailleur travaille à faire une oeuvre d’art,
Regrettant de ne point ressembler à Ronsard ;
À rire de ma plume, il veut bien condescendre.

Cochonfucius

Baron loup d’azur

teswoe.png

image de l’auteur

C’est un loup d’autrefois qui d’azur se colore ;
Aimant le crépuscule, aussi les feux du jour,
Ce seigneur a rêvé, ce seigneur rêve encore,
Son coeur est envahi d’éternelles amours.

Son âge ne le rend ni paresseux, ni sourd,
Il est loup de la steppe, et non pas dinosaure ;
Les sorts ne peuvent point arrêter son parcours,
Il n’est jamais craintif et toujours, il dévore

Des innocent agneaux la chair juteuse et tendre.
Ce sont des compagnons dont il ne peut s’éprendre,
Autrement leur trépas le laisserait en pleurs.

Or, ce grand prédateur n’est pas qu’indifférence,
Toujours il est ému de la même souffrance
Quand il voit le déclin des arbres et des fleurs.

Cochonfucius

Seigneur Triton Volant

temont.png

image de l’auteur

Cet animal gouverne un domaine infini,
Univers parallèle où les soleils sont roses,
Où plaident les trous noirs pour de très nobles causes;
C’est le Triton Volant, de sinople est son nid.

Ses milliards de sujets sont assez désunis ;
Inextricables sont les questions qu’ils se posent,
Nul arbitre, nul juge un verdict n’y oppose,
Et le pouvoir central est plutôt démuni.

Les nombreux insoumis siègent sur leurs gradins,
Sauf ceux qui aiment mieux s’endormir au jardin :
— Il ne fait pas mauvais, notre ciel est bien rouge !

Le triton, certains jours, aimerait être un loup,
Mais il ne sait pourquoi, le motif en est flou,
L’envie de pourchasser des animaux qui bougent.

Cochonfucius

Charles Cros voit des vaches

taureau

image de Pierrette

J’ai rêvé que j’étais un taureau dans un pré.
La rosée du matin mettait une étincelle
Sur chaque brin d’herbage, et la sombre hirondelle
Poursuivait sans répit les insectes dorés.

Mes vaches (trois ou quatre, et belles à mon gré)
Savaient pertinemment ce que je voulais d’elles.
J’étais heureux quand on m’en offrait de nouvelles,
Et je vivais ainsi, de chacune adoré.

Car nous autres taureaux, ne sommes point serviles
Et ne nous activons, comme les gens des villes,
À du travail utile, à des ouvrages lourds.

Cependant, de l’humain, la vie n’est pas infâme :
Je trouve, quant à moi, bien mignonnes ses femmes,
Elles qui, cependant, ne m’aiment pas toujours.

Cochonfucius

______

De sinople au taureau d’or

Noble chimère d’azur

tesauv

image de l’auteur

Se complaisant dans les calamités,
(Car son parcours n’est pas irréprochable),
Cette chimère, un monstre véritable,
Si tu la vois, tu dois te lamenter.

Heureux si tu n’en es point molesté !
La rencontrer n’a rien de délectable,
C’est un visa pour un sort lamentable,
Un vaillant barde, avant moi, l’a chanté.

Si ta parole à son coeur est contraire,
Tu le sais bien, c’est là qu’il faut se taire ;
Et ne va point lourdement soupirer,

Puisqu’un soupir lui paraît une plainte ;
Éloigne-toi, fuyant cette contrainte,
Rien ne peut-on de chimère espérer.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.