Nef de Nouvelle Aquitaine

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Il faut de fiers vaisseaux pour naviguer ici :
Or, si vous en avez, voguez à votre guise,
Le vent vous appartient, l’onde vous est acquise,
La sirène elle-même est à votre merci.

Au passage, l’ondin va froncer les sourcils ;
Mais il ne pourra rien contre vos entreprises :
Car si de vos bateaux la rivière est éprise,
Les dieux l’assisteront, et les diables aussi.

Vous pourrez vous risquer loin des natales vignes
Pour trouver du poisson au bout de votre ligne,
Sans craindre de sombrer dans un gouffre marin.

Même si, quelquefois, l’ouragan vous menace,
Loin de vous effrayer, vous direz à voix basse :
Neptune à ce navire a servi de parrain.

Cochonfucius

 

Sagesse aux belles griffes

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Le chat dans le jardin ne cueille aucune fleur ;
Et jamais, le dimanche, il n’entre dans l’église.
On peut lui pardonner le peu qu’il subtilise,
Il ne s’attaque point aux objets de valeur.

Lui caressant le flanc, j’entends battre son coeur ;
Tous les deux, nous aimons la fraîcheur de la brise,
Car elle est bienveillante à notre âme indécise.
De l’estival jardin, tendres sont les couleurs,

On y voit voleter l’abeille, jamais lasse,
Et l’appel de la pie traverse cet espace.
Que nous servirait-il, en ce lieu, de courir ?

J’aime ce chat discret qui ne rit, ni ne pleure,
Qui, sans montre au poignet, peut décompter les heures,
Et qui, si patiemment, m’écoute discourir.

Cochonfucius

Ambiloup bleu

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L’ambiloup, savourant la lumière dorée,
Traverse, sans courir, un petit bois de pins,
Sans vouloir pourchasser le lièvre ou le lapin ;
Juste pour recueillir la fraîcheur de Borée.

D’azur est sa toison joliment colorée,
Ce qui fait quelquefois sourire les copains ;
Mais il les aime bien, ces braves galopins,
Compagnons de ses jeux dans la friche arborée.

Ah, quel bel animal, et quel charmant endroit !
Que ne suis-je un poète au verbe plus adroit,
Car je pourrais alors le chanter à mon aise ;

Peut-être, je pourrais le mettre en un bouquin,
Ce fauve plus léger que n’est un Arlequin,
Cet azuré fleuron de la forêt française.

Cochonfucius

Cosmocrocodile

 

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Un crocodile en quête d’absolu
S’est envolé à bord d’une navette ;
Il veut quitter la fragile planète
Dont les beaux jours sont bientôt révolus.

Sur un trou noir jetant son dévolu,
Il accélère ainsi qu’une comète ;
Dans son regard, le cosmos se reflète,
Obscur, comme est son esprit résolu.

Dans le trou noir, nul photon ne s’agite,
On ne sait rien de tous ceux qui l’habitent,
Fiers neutrinos et quarks de bon aloi.

Jamais, là-bas, la pâture n’abonde,
Car c’est le lieu le plus sombre du monde ;
Ce crocodile est plus vaillant que moi.

Cochonfucius

Richepin voit l’infini (ou Le moine)

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Blason de Savigneux

L’infini ne tient pas dans une petite âme.
Tu peux, sans te lasser, voir le soleil levant,
T’imprégner de la mer et t’enivrer du vent,
Te glacer dans les monts, te rôtir à la flamme,

T’exclamer comme un coq ou comme un cerf qui brame,
T’asseoir dans un fauteuil ou marcher en rêvant,
Tu peux lire jusqu’à devenir un savant,
Tu peux même rimer des sonnets et des drames,

Mais tu n’atteindras pas (et tu l’as toujours su)
Le seuil de l’infini. Or, n’en sois point déçu,
Et ne te montre pas à toi-même implacable,

Puisque l’espoir en toi est ferme, et persistant.
Il ne convient donc point qu’un songe ne t’accable…

Je sais bien. Je sais bien… Et je souffre, pourtant.

Cochonfucius

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Parti ondé: au 1er de gueules au moine bénédictin, contourné, lisant un livre, d’argent, au 2e d’argent au bouquet de deux joncs tigés et feuillés de sinople fruités de sable surmonté de deux fasces crénelées de gueules et maçonnées de sable.

L’acteur

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Il fait renaître les plus grands personnages et
Met sur la scène de la vie des tragédies
Qui toujours nous bouleversent jusqu’aux larmes et
Il peut nous faire tous pleurer de rire aussi.

L’acteur sait nous divertir même si nous ne
Sortons pas tout à fait indemnes d’une telle
Rencontre car il fait vibrer les cordes que
Nous soupçonnons à peine, ce sont les plus belles,

Les plus intimes et donc les plus fondamentales.
L’acteur met en musique nos vies, crée un bal
Où l’on apprend le prix de la vie qui oscille

Entre la joie et la souffrance, il est comme un
Frère, un ami, un guide, il rassemble tout ceux
Qui ont soif d’intégrité et reste avec eux.

Pierrette

Vigne de sinople et d’autrefois

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Mon oncle vigneron, dont j’ai perdu l’adresse,
Les figues de chez toi sont douces à manger ;
Ton jardin de jadis me devient étranger,
Lui qui fut un abri pour mes jours de paresse.

La vigne d’autrefois, ma muse et mon hôtesse,
Fut, en ce temps lointain, mon gîte pour songer ;
Et toi, tu en tirais un petit vin léger
Qui donnait de la joie et jamais de tristesse.

Par dizaines, pourtant, ont passé les saisons,
Je n’ai jamais revu l’enclos ni la maison
Où nous étions nourris de ces fruits délectables.

S’éloigner, s’affaiblir, tel est bien notre sort ;
Mais je ne porte point le deuil des instants morts,
Trouvant dans leur mémoire un plaisir véritable.

Cochonfucius

Majestueux, mais virtuel

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Il est royal, mais régner il n’a pu,
Car il fut tôt soumis par une Dame ;
Seul, cet amour survécut en son âme
Et c’est douceur, dont son cœur fut repu.

Plus que la neige, et que l’ardeur du feu,
Ce sentiment le glace, et puis l’enflamme ;
Mais qui pourrait lui adresser un blâme,
Nous sommes tous faits ainsi, quelque peu.

Il est certain que sa vie est heureuse,
N’étant jamais triste ni douloureuse,
Il a compris que tout lui vient à point.

Bien rarement à son royaume il pense :
Ce qu’il n’a plus, son bonheur le compense,
Ce brave roi qui ne gouverne point.

Cochonfucius

 

Ambisphinx de sinople

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L’ambisphinx, ignorant la volupté charnelle,
Se croit fort différent des misérables chiens
Que Cupidon, parfois, entrave de son lien.
Il ne rêve jamais de muses criminelles

Qui lui feraient subir une étreinte mortelle :
Et son esprit, sans doute, est plus pur que le mien
Qui tant de fois, jadis, s’est éloigné du bien,
Projetant vainement de se montrer fidèle.

L’ambisphinx sait tenir un modeste discours
Pour accorder sa grâce, ou promettre un secours,
Pour calmer la douleur et rendre l’espérance.

Telle est donc le statut de l’ambisphinx moyen,
C’est un aimable monstre, un brave citoyen,
Et puis, moi, je lui trouve une belle apparence

Cochonfucius

Seigneur des arbres morts

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L’arbre s’est desséché, mais il n’est pas tombé.
Sa dryade, peut-être, a le sourire aux lèvres,
Rêvant du petit troll par sa chasse absorbé
Ou du faune ingénu qui joue avec les chèvres.

Par son viril trépas, le chêne est adoubé,
Car un arbre défunt n’est pas un arbre mièvre ;
Jamais plus ses rameaux ne se pourront courber,
Sa forme est d’un sculpteur ou d’un vaillant orfèvre.

Moi, j’aime fréquenter cet espace boisé
Où mes chers écureuils semblent apprivoisés,
Où l’écho bienveillant accueille mes délires.

Ce bois est un totem, pas un épouvantail,
La feuille du voisin lui fait un éventail ;
Arbre, nous te nommons berger de nos sourires.

Cochonfucius

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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