Noble seigneur des oiseaux

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Il quitte la montagne et survole les flots,
Planant loin des poissons, parmi les angelots ;
Plumage merveilleux, plus brillant qu’une armure,
Bec dont plus d’un rival redoute la blessure.

Il prend l’agneau candide au coeur de son enclos,
(Mais, s’il n’en trouve pas, il dévore un mulot) ;
Lui, seigneur des oiseaux et d’autres créatures,
Pour ses vastes bienfaits remercie la nature.

Qu’il est charmant à voir, qu’il a joyeuse mine !
Il fait battre son aile, et le jour s’illumine,
Son royaume est sur terre et surtout dans les cieux.

D’or léger et subtil ce monarque s’habille,
Liesse et loyauté en son noir regard brillent ;
Le sol a ses démons, les oiseaux ont leur dieu.

Cochonfucius

Macrolézard

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C’est le macrolézard, un animal moqueur !
Non pas un vieux dragon qui d’âge se patine,
Mais un seigneur subtil, une âme florentine
Qui par un grand sourire impose sa rigueur.

Bien vif est son esprit, bien robuste est son cœur ;
Jeune, il n’avait pas peur d’une version latine,
Ni du grand-père Hugo, non plus de Lamartine,
Les livres du passé lui sont douce liqueur.

Que nous offrira-t-il, en son heure de gloire,
Quelle forte potion peut-il nous faire boire,
En connaît-il le goût, ce lézard, notre ami ?

Avec nul dirigeant ma plume n’est sévère :
Toute ma politique est faite autour d’un verre,
Venez, macrolézard, je vous offre un demi.

Cochonfucius

Cosmographie obscure

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La nébuleuse aux cieux s’étale,
Imperceptible est sa clarté :
Même la galaxie est pâle
Qui produit des photons lactés.

Comète en forme de sandale,
On ne peut te voir graviter ;
Ta route est intersidérale,
Ton char n’est jamais arrêté.

Grand-oncle porphyrogénète,
Prêtez-moi donc vos instruments,
Je veux découvrir des planètes ;

Je veux sonder le firmament
Tout en buvant quelques canettes,
Innocent rafraîchissement.

Cochonfucius

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Ange naturiste

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Il ne se couvre point lorsque la saison change,
Tout au long de l’année, l’ange se montre nu
Devant quelques démons, devant des inconnus,
Devant tous les miroirs, quelle démarche étrange !

Le naturisme est-il admissible chez l’ange,
Ne contredit-il pas la loi de sa tribu,
Faut-il être indulgent si cet ange a trop bu
(Ou qu’avec Dieu sait quoi son âme se mélange) ;

Mais ce n’est pas à moi d’aligner des griefs ;
L’ange, qu’il soit au ciel ou dans un bas-relief,
Ce n’est qu’une illusion dont notre vision s’orne,

Comme le sont aussi les démons très obscurs,
Et cette vaine image à m’abuser se borne,
Mythe dans l’autrefois, néant dans le futur.

Cochonfucius

 

Voyage du gyrovague

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Marchant le long du bas-côté,
Découvrant la nature en fête,
Je croise des gens, puis des bêtes
Et des candidats-députés.

Dans dix jours, ce sera l’été,
Bonne saison pour les poètes ;
De nul trésor ne vais en quête,
Sinon d’une tendre beauté.

Dans la nuit, j’ai rêvé de femmes,
J’ai traduit le Livre des Flammes,
J’ai distingué le Bien du Mal.

Le jour, je ne fais pas grand-chose,
Je bois un coup, car c’est normal,
J’écris en vers, je parle en prose.

Cochonfucius

Hexapode pariétal

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Son pas est lourd, et sa parole est lente ;
A-t-il jadis voulu parler d’amour?
Même la reine, en ses plus beaux atours,
N’éveille point la vieille âme dolente.

L’hiver le glace et le printemps l’évente,
Mais quelle paix en l’austère séjour !
Calme est la nuit, calme encore est le jour,
La fraîche brise est une voix vivante.

Le clair soleil dont il n’est point lassé
Offre toujours ses rayons empressés,
Que leur élan parmi l’espace mène.

Près du canal, que de temps passera,
Que de bonheur on y pourchassera,
Dont il se rit : la chose est trop humaine.

Cochonfucius

Sobriété du bouc

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À ce vieux bouc l’herbe suffit ;
De Cupidon ne reçoit flèche,
Ni aucun rêve qui l’allèche,
Ni de rival aucun défi.

Ce bouc n’est pas un porc bouffi,
Jamais il n’est battu en brèche ;
Et si son gosier se dessèche,
De la source il fait son profit.

Loin de tracas et loin d’envie,
C’est ainsi que finit sa vie
Dont corrigés sont les travers.

Que lui fait la voix des poètes,
Lui qui se tait, comme un ascète,
De son printemps à son hiver.

Cochonfucius

Sagesse d’une souche

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Quoiqu’un arbre en un bois ne soit pas immortel,
Sur une ample période il conserve la vie ;
Si la ramure il perd, que chacun lui envie,
La souche reste là, plane comme un autel.

Des arbres ébranchés montrent un charme tel
Que les oiseaux du ciel à ces dieux sacrifient,
Que les druides du coin leur calvaire édifient,
Que le ciel printanier leur dédie son pastel.

Dans l’ombre, cependant, les souches sont à l’aise,
Qui ne risquent pas trop de se changer en braise,
Ni ne s’altéreront, pour un oui, pour un non.

Heureuse la forêt où s’élève un tel temple :
La souche pour tout arbre est là comme un exemple,
Même sur les écus qu’ici nous blasonnons.

Cochonfucius

Grue d’orage

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Nuages qui sourient quand je passe près d’eux,
À les mener au loin une brise est active ;
Je plane dans l’orage, humble grue attentive,
J’aime glisser ainsi dans ce ciel hasardeux.

Moins de temps qu’il n’en faut pour compter jusqu’à deux,
Et l’éclair a produit cette lumière vive
Par quoi, quand il survient, les cieux nocturnes vivent,
Même si le fracas les rend cauchemardeux.

L’eau peut mouiller mes pieds, je n’ai pas de souliers,
Je resterai posée en haut d’un peuplier
Pour observer l’averse inondant les bleuets.

Oiseaux, répondez-moi, l’orage est une fête ;
Il ne fait rien qui puisse effrayer les fauvettes,
Même si plus d’un astre en est rendu muet.

Cochonfucius

Dame au croissant

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C’est la dame au croissant, éloignée des querelles,
Visitant les troquets au long du boulevard ;
Elle boit un godet d’eau-de-vie de prunelle,
Son beau visage est rouge, et ce n’est pas de fard.

C’est une inspiratrice étrange et solennelle
Dont on fit maints portraits par pur amour de l’art ;
Elle garde en dépôt cette lune éternelle
Qui charme au fond des bois les loups et les renards.

J’aime entendre sa voix aux nuances éteintes,
Elle qui sait user d’humour en demi-teinte ;
J’aime les clairs reflets parsemant ses cheveux.

Les leçons d’autrefois, qu’elle mit en pratique,
Valent les postulats de la sagesse antique ;
Je fus son apprenti, j’en fais ici l’aveu.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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