Ambilimier

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Il peut traquer un ours au fond des bois,
Le menaçant de son double visage ;
Il peut saisir les canards du rivage,
Il peut casser la noisette ou la noix.

Le taureau tremble en entendant sa voix,
De ce rival, les loups prennent ombrage,
Écarte-toi quand il se met en rage,
Car, face à lui, tu ne fais pas le poids.

Et, de ce monstre à la dent blanche et dure,
Un héraldiste a fait une peinture
Qu’il a fixée au mur du Parlement.

En l’image est tant de sagesse enclose
Qu’elle t’émeut et te métamorphose
En pareil fauve, assez profondément.

Cochonfucius

Immense tortue d’azur

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Cette immense tortue est sans mélancolie,
Elle parle aux grands rois, comme le Chat Botté ;
Les Basques charcutiers lui offrent du pâté,
L’univers tout entier l’amuse en sa folie.

Elle boit dans son coin du bon vin d’Italie,
Sur aucun groupement ne cherche royauté,
Car elle se sent bien dans son oisiveté
Où, comme en carapace, elle est ensevelie.

Je trouve ce bestiau si doux et si charmant,
Que je crois que je vais y rêver en dormant,
Belle tortue d’azur à la plate bedaine,

Qui capte le cosmos de ses yeux entrouverts,
Qui trompe mon ennui, qui soulage ma peine,
Et qui me fit résoudre à t’écrire ces vers.

 

 

Licorne rose invisible

yazi

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Au parc de la licorne un long siècle s’écoule ;
Indolente, elle veille, et paisible, elle dort,
Sa vie n’est guère plus que ne serait la mort,
Le même jour toujours survient et se déroule.

Cet animal obscur se maintient, loin des foules,
Savourant les plaisirs qu’on obtient sans effort,
Laissant par le vitrail entrer le vent du Nord
Et dans le grand salon s’égarer quelques poules.

Licorne sans passion, qui suit une humble loi :
Veiller sans inquiétude et vivre sans effroi,
Et ne rien agiter dans cette âme endormie.

Il règne sur le parc un apaisant brouillard
Qui porte la fraîcheur aux plantes, ses amies,
Et leur narre un récit du Maître Chevillard.

Cochonfucius

Pelgrane d’argent

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Un être plane dans le soir,
Dont les missions sont achevées ;
Il va bientôt se laisser choir
Et signaler son arrivée.

Je vais lui offrir un perchoir
Au milieu de ma cour pavée ;
Je rangerai dans mes tiroirs
Les richesses qu’il a trouvées.

Puis je le verrai s’en aller,
Après avoir un peu parlé
De sa récolte nonpareille.

Ayant écouté son discours
Aux dernières clartés du jour,
Je déboucherai ma bouteille.

Cochonfucius

En Garonne est un canard blanc

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En Garonne on le voit souvent,
Un canard qui nage et qui rêve,
Il va se cacher quand se lève
Sur le rivage, un brin de vent.

Le canard marchant sur les grèves
Songe à des récits captivants ;
Un monde inconnu des savants
Lui dicte des histoires brèves.

Un jour, puis l’autre, est advenu :
Il ne s’est de rien souvenu,
Cet oiseau, négligent, peut-être.

Palmipède en décor hanté,
Pour toi, c’est peu de nouveauté,
Ce fleuve a baigné tes ancêtres.

Cochonfucius

Cératoptère

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Il plane au ras du sol, ce monstre fier et lourd,
Un étrange animal, cousin du minotaure,
Un diable inoffensif, beau-frère du centaure
Qui chante, en souvenir de ses folles amours.

Les fleurs du mois de mai s’ouvrent sur son parcours
Qu’il commente en latin, et même pire encore ;
Diogène en le voyant surgit de son amphore
Pour adresser au monstre un amical bonjour.

Son vol est régulier, car rien ne le retarde,
Il va vers son palais dont les murs se lézardent ;
Ses ailes dans le vent sont un vaste éventail.

La ronce en ses jardins devient inextricable,
Car les seuls jardiniers sont des épouvantails ;
Mais le parc resplendit d’un charme inexplicable.

Cochonfucius

 

Coléoptère d’antan

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Je surgissais, jadis, au coeur de la verdure,
Bourdonnant à loisir, mangeant sans me priver ;
Et je suis, maintenant, peu facile à trouver,
Ayant bien commencé, mal finit l’aventure.

Que vous importe, à vous, ma destinée obscure,
C’était dans mon karma, ça devait m’arriver ;
Car le déclin survient au gré de la nature,
Et ce monde n’est là que pour nous éprouver.

Une époque prend fin, mais une autre commence,
L’Histoire se souvient des hannetons de France
Et d’anciens écoliers les gardent dans leur coeur.

Oui, c’est nous qui planions en des errances fières,
Pour ces vers, évoquant notre épopée altière,
Nous offrons un sourire au rhapsode songeur.

Cochonfucius

 

Fier lépidoptère

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Le joyeux papillon est découvreur de mondes,
Il parcourt des circuits, des allers, des retours,
S’en va planant un peu, brûlé aux feux du jour,
Et buvant sur la fleur le nectar qui l’inonde.

Le vent parfois rugit et la tempête gronde ;
À l’horizon se dresse une imposante tour ;
Un volatile vient, l’oiseau semble un vautour
Qui traverse le ciel, ce prédateur immonde.

Mais je vole toujours, et voici que je vois
Un vieux rhapsode errant qui me montre du doigt
Dans un bois de cyprès, semé de blanches pierres.

Il aime herboriser dans le désert du temps,
Il aime contempler les fleurs des cimetières
Et te dire bonjour, papillon voletant.

Cochonfucius

 

Maître Coq et son mur de sable

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La poule familière et la poule inconnue
Près de ce mur orné vont prendre leur repos ;
Le portrait d’un grand coq se présente à leur vue,
Jamais leurs tendres yeux n’ont rien vu d’aussi beau.

Le mur n’est pas dressé le long d’une avenue,
Mais dans la basse-cour, où l’on marche en sabots ;
Par les longs jours d’été, son ombre est bienvenue,
L’image resplendit, plus noble qu’un drapeau.

Avec ce Maître Coq, il ferait bon s’ébattre
La basse-cour prendrait un petit air folâtre
Sans rien perdre, pourtant, de sa tranquillité.

L’amour fait oublier tout ce qui est funeste,
Le renard, l’épervier, la belette et le reste
Des prédateurs troublant notre sérénité.

Cochonfucius

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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