Paladin britannique

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C’est un chevalier d’Angleterre,
Aimant les combats, plus ou moins,
Caché parfois en un recoin
Pour ne pas toujours être en guerre.

Il aime la paix sur la terre ;
À son cheval donner du foin,
Faire un voyage, pas trop loin,
Avoir du bon vin dans son verre.

Car son courage est bien caché,
Son honneur est un peu taché ;
De cela, quelques bardes rient.

Ce héros n’a pas de rancoeur,
La poésie vit dans son coeur,
Et n’y sera jamais tarie.

Cochonfucius

Birague voit un dragon

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«Comment, cousin Dragon, veux-tu être nommé?»
«Que fais-tu en ces lieux, humain plein de courage?»
«Moi? Je change d’endroit, tel un amant volage,
Je sais que, par certains, je peux être blâmé.»

«Tu n’es pas de ceux-là que j’aime consumer,
Ni de ces malchanceux que l’on met en servage ;
Et tu ne trembles point, quand les combats font rage.»
«Je n’ai pas peur des coups, mais j’ai peur d’être aimé.»

«Que veux-tu, compagnon, nos vies sont malaisées,
Et la tienne et la mienne ont beau être prisées,
Peu de gens prennent part à nos jeux dangereux ;

Tels des rats s’abritant dans les jours de tourmente,
Leur raison est nommée “prudence véhémente”.
Ne deviens pas comme eux, chevalier courageux.»

Cochonfucius

 

Taureau solitaire

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Dans le temps où, du blé, ne reste que la paille,
L’homme ayant pris le grain dont il est amateur,
Ce taureau marche seul, loin des fermiers flatteurs,
Une étable de bois ne lui dit rien qui vaille.

On ne le prendra pas pour un boeuf qui travaille,
Car il sait cultiver des loisirs enchanteurs :
Contempler l’univers qui change avec lenteur,
Ou le barde des champs qui doctement rimaille.

La saison est clémente et les oiseaux sont là,
Aucun souffle de vent, c’est un vrai calme plat,
Cet animal perdu n’accomplit nul service.

Qu’importe que le monde ait l’air d’être sans loi,
Sans rime ni raison, sans église et sans croix,
Le taureau vit d’un rien, pauvreté n’est pas vice.

Cochonfucius

Ours-Piaf de gueules

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L’ours-piaf de nos régions se dresse ici, sans trêve ;
Il ne peut s’envoler, en serait-il navré ?
Son coeur n’est pas amer, ni son oeil enfiévré,
Son esprit ténébreux est prisonnier d’un rêve.

Installé sur son mur, il a, je le relève,
Un visage apaisé, nullement éploré,
Bien loin des cauchemars qui rendent effaré,
Bien loin des ennemis qui brandissent leur glaive.

En son oeil, la lueur qui jamais ne s’éteint ;
Composant des sonnets au soleil du matin,
Pas d’ailes dans son dos, et pourtant c’est un ange.

Il peut vivre sa vie loin du monde moqueur,
Sans nous communiquer les secrets de son coeur,
L’ornithoplantigrade, un animal étrange.

Cochonfucius

Chevreau vagabond

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Le chevreau, s’éloignant de la vigne charmante,
Au potager voisin se risque à regarder ;
De sa visite ici, nul ne le complimente,
Ni de la fantaisie qui semble le guider.

Un humble jardinier, le voyant, se tourmente,
Craignant son coup de dents si vif et saccadé ;
Toujours, aux fils du bouc, Pomone est inclémente,
Je vois son air maussade, et je l’entends gronder.

Du fait d’un seul chevreau, la perte est fort petite,
Braves horticulteurs, que la crainte vous quitte,
Cet animal n’est pas d’un démon le portrait.

Son aimable museau ne crache pas de flammes,
Rien ne peut égaler la candeur de son âme,
Laissons ce vagabond errer dans le vent frais.

Cochonfucius

Sauteur-grimpeur

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Dans les bosquets de Normandie,
Le sauteur vit, loin de humains ;
Sa queue est fièrement brandie
Quand il va cueillir le jasmin.

Il n’a souci des lendemains,
De vieillesse, de maladie,
Il danse au-dessus des chemins
Avec la grimpeuse étourdie.

Il n’est pas riche, il n’est pas fort,
Jamais il ne songe à la mort,
Puisqu’au ciel sont de si beaux astres.

L’air d’ici n’est pas étouffant,
Les grimpeurs sont de bons enfants
Que ne menace aucun désastre.

Cochonfucius

Aigle des confins

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On trouve au bout du monde un oiseau solitaire
Qui jamais ne s’adresse aux autres animaux ;
Il vit dans les confins, loin des biens et des maux,
Et cet isolement lui paraît salutaire.

Il ne pense jamais, ni rien, ni le contraire,
On ne l’a jamais vu penché sur des travaux ;
Il somnole debout, comme font les chevaux,
Et se nourrit toujours de choses ordinaires.

C’est un oiseau rêveur, c’est l’oiseau de la paix,
Et ses songes sont là, comme un nuage épais,
Car cette rêverie lui tient lieu de pensée.

Ô frère du vautour, tu n’as pas d’ennemis,
Quand tu sembles veiller, quand tu es endormi,
Nulle ardeur ne surgit dans ton âme glacée.

Cochonfucius

Torcerf

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Torcerf peint sur la vieille tour,
C’est le printemps qui t’émoustille ;
Cependant, nulle jeune fille
Par ici ne fait un détour.

Vas-tu donc quitter le mur pour
Aller draguer dans la charmille ?
Car l’oeil de la torbiche y brille,
Et de parfums les vents sont lourds.

Le mur est couvert de rosée,
La peinture en est arrosée,
Le beau dessin n’est plus très clair.

Reste fixé, torcerf candide,
Pour danser, tu es trop timide,
Et les amours coûtent trop cher.

Cochonfucius

Ours alchimiste

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image de l’auteur

L’ours casse des noyaux pendant toute une année,
Il compte les neutrons, ça l’amuse toujours,
Il ressent pour les quarks un véritable amour,
Il peut leur consacrer ses nuits et ses journées.

Sa recherche, pourtant, n’est pas très ordonnée,
Il s’embrouille souvent dans les éléments lourds ;
Si, sur ses résultats, il veut faire un discours,
Rien n’en est retenu par la foule étonnée.

À son statut, pourtant, le plantigrade tient,
D’alchimiste, vraiment, le titre lui revient ;
Un projet dessus l’autre, et jamais il ne cesse !

Il casse les noyaux, puis il aime en parler
Dans les savants congrès, quand il peut y aller,
Car cette fantaisie est sa seule maîtresse.

Cochonfucius

Multiples sagesses

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image de l’auteur

Sage est la brise qui soupire
Et qui se taira tout à coup ;
Sage la forêt que j’admire
Et dont les chemins sont si doux.

Aucun besoin de le leur dire,
Mais je vous le raconte, à vous,
Ça vous fait quelque chose à lire,
Si, du moins, c’est à votre goût.

Heureux d’une humble destinée,
J’ai traversé bien des années :
Le temps qui reste sera court.

Brise et forêt, sans être émues,
Se déroberont à ma vue
Quand se perdra l’éclat du jour.

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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