Planète Fivandra

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Ici, pas le moindre sentier,
Pas la moindre flamme qui brille ;
Aucun insecte ne sautille
En nul endroit, ça fait pitié.

Ici, nul fils de charpentier,
Ici pas de Sainte Famille ;
Pas de bestioles qui fourmillent,
Pas d’amour et pas d’amitié.

Tu n’y verras aucun troupeau,
Ni nul endroit pour boire un pot ;
Non plus de femmes ni de filles.

Tu n’entendras aucun corbeau ;
Un tel endroit n’a rien de beau,
Dès que je peux, je décanille.

Cochonfucius

Arbre de vie

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Vois comme ma ramure est belle,
C’est fort et ce n’est pas trop lourd ;
Je suis la vie, je suis l’amour,
Je suis l’esprit qui se rebelle.

Ma beauté n’est pas éternelle,
Les jours se suivent, le temps court ;
Contre cela, pas de recours,
Car nos trois Parques sont cruelles.

Je vois les hommes en troupeau
S’occuper à des choses vaines,
Gagner du fric, sauver leur peau.

Ces malheureux perdront leur peine,
La fatalité les entraîne ;
Ça ne trouble pas mon repos.

Cochonfucius

Prendre un pot

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Dans un recoin du Finistère
Se trouve un modeste troquet ;
Je n’y bois pas de Tariquet,
Mais plutôt du rouge ordinaire.

C’est un village sans mystères,
Bien pauvre, mais assez coquet ;
Il ont pour chiens de vieux roquets
Que j’entends rarement se taire.

Dans la rue passent des grands-mères
Dont la vie ne fut point amère ;
Un prêtre admire leurs chapeaux.

Elles boivent après la messe ;
Le tavernier fit la promesse
De souvent leur offrir un pot.

Cochonfucius

Pont du Loup

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Je suis fait de noble calcaire,
Je suis solide et je suis beau ;
Je vaux bien le pont Mirabeau
Que nous chantait Apollinaire.

Bâti par un loup solitaire,
Je suis né d’un sacré boulot ;
Je m’allonge au-dessus de l’eau
Ainsi qu’une voûte légère.

Douce est la nuit, tendre est le jour,
Passent au ciel des luminaires ;
Paisibles sont les alentours.

Jours de soleil, jours de tonnerre,
L’horloge tourne et le temps court ;
Je suis déjà bicentenaire.

Cochonfucius

Barque de mai

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Nous voguons dans la bonne humeur,
Guidés par la sirène et l’ange ;
La Garonne n’est pas le Gange,
Mais ses rivages sont charmeurs ;

Nous saluons quelques rameurs
Dont les pavillons sont étranges ;
« Ici tout change et rien ne change »,
Comme le disait un rimeur.

Jamais ici de bateaux-mouches,
S’il en venait, ça serait louche ;
Pas plus ici que sur le Nil.

« L’estuaire, c’est pour les braves »,
Disent les pêcheurs, d’un air grave ;
« Surtout dans les grands vents d’avril ».

Cochonfucius

Un noeud simple

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Noeud qui est fait de fumée,
Aérien, plaisant à voir ;
Assez simple à concevoir,
C’est une ligne embrumée.

Par la brise déformée,
Nous la voyons se mouvoir ;
Nous ne pouvons pas savoir
Si elle en est déprimée.

Éphémère est un tel noeud,
Fugace et vertigineux ;
Mais il fut heureux de naître.

Brumeuse est ma vie, aussi,
Elle ne peut qu’être ainsi ;
Je peux bien le reconnaître.

Cochonfucius

Anthropocoq

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Impossible de séduire
Cette poule au duvet doux ;
Mes regards, elle s’en fout,
Ne songeant qu’à m’éconduire.

Or, je ne saurais lui nuire,
En moi vit un amour fou ;
Puis il lui faut un époux
Pour pouvoir se reproduire.

Comment atteindre son coeur ?
Au fier Cupidon Vainqueur
Elle fait la sourde oreille.

Vraiment, je m’avoue vaincu ;
Cet insuccès mal vécu,
Ce m’est douleur nonpareille.

Cochonfucius

Jambonfucius

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C’est un cochon bien poli,
Sa cervelle est langagière ;
Il est amateur de bière,
Parfois il s’offre un demi.

Il est plus ou moins ami
Avec une tavernière ;
Elle a de bonnes manières,
Il la surnomme Lili.

Elle l’accueille en ce lieu
(Et qu’importe qu’il soit vieux),
Elle écoute ses histoires.

Elle le taquine un peu ;
Il sait que ces petits jeux
Doublent le plaisir de boire.

Cochonfucius

Boire et danser

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C’était je ne sais quand,
Dans une cave obscure ;
Des pourceaux d’Épicure
Dansaient en claudicant.

Ils buvaient en trinquant,
À leur mille aventures ;
Leurs boucles de ceinture
Étaient d’acier clinquant.

Rêveurs sans avenir,
Pas très loin d’en finir ;
Autour d’eux, le vacarme.

Leurs songes étaient vains ;
Leur vie était sans charme,
Dissoute dans leur vin.

Cochonfucius

Rings of the Lord

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Dix anneaux qui jamais ne mentent,
Chacun d’entre eux rayonne et luit ;
Quiconque les garde sur lui
Échappe à toutes les tourmentes.

Porteurs d’une magie puissante,
Ils dissiperont tes ennuis ;
Calmes jours et paisibles nuits,
Ta vie redevient innocente.

En eux tu trouves ton salut ;
Leur mode d’emploi, tu l’as lu,
Auquel tes gestes sont fidèles.

Ce trésor, tu dois l’arborer ;
Qu’il brille, ce métal doré,
Au feu de multiples chandelles !

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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