Un ange drague une fée

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L’être ailé veut offrir son coeur
À une enchanteresse fière ;
Lui qui naquit de la lumière,
Il a Cupidon pour vainqueur.

Je l’appris d’un vieux chroniqueur,
Un des gardiens du cimetière ;
Nous partagions un pot de bière,
Faute de plus forte liqueur.

« Amour-ivresse et corps-flacon »,
Chantait un troubadour gascon ;
Le corps d’un ange aussi, peut-être.

La fée n’a pas voulu de lui ;
Il fut consolé, l’autre nuit,
Par la dryade d’un grand hêtre.

Cochonfucius

Roi des monstres

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Sans substance est mon univers,
Je vaux moins que le Roi des Mouches ;
Mes soldats n’ont rien de farouche,
Leurs culottes sont à l’envers.

Mes courtisans sont des pervers,
Toujours un blasphème à la bouche ;
Les prêtres font des choses louches,
Toute la Cour va de travers.

De noms ignobles l’on m’appelle ;
Mon confesseur dans ma chapelle
Cajole la princesse Iris.

Mes murs sont de fange dorée ;
Sur ma concubine adorée
Se vautre la nonne Doris.

Cochonfucius

Iconographie de l’héraldiste

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Des images plein les mains,
Des écrits qui s’amoncellent ;
Notre héraldiste est fidèle
À ce jeu peut-être vain.

Ne le prenez à dédain,
Il sait que son oeuvre est frêle ;
Mais quelques plaisirs s’y mêlent,
Et qui ne sont pas vilains.

Ce n’est pas de la magie,
Ce sont des choses surgies
Du coeur de ce petit vieux.

Ici son âme déverse,
En désordre, et c’est tant mieux,
Ses pensées les plus diverses.

Cochonfucius

Luttes inélégantes

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Nous ne recherchons pas la gloire,
Car elle est pour les insolents ;
Bergers aux modestes talents,
Nous vivons des vies sans histoires.

Ne rien faire est notre victoire,
Ou vagabonder à pas lents ;
Ou méditer, les bras ballants,
Indemnes de toute idée noire.

Cueillir des herbes, brin par brin,
Cueillir aussi du romarin ;
Même, parfois, de la luzerne…

Comme le disait Jean Lorrain,
« Soyons heureux dans nos cavernes » ;
Nous le suivrons sur ce terrain.

Cochonfucius

Manoir flottant

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C’est un palais qui flotte,
Il est presque aérien ;
Neptune l’aime bien,
Le barreur est son pote.

J’entends les claires notes
D’un psaume très ancien ;
Avec ses musiciens
La sirène fricote.

Par temps clair, par temps gros,
Nous voguons sans accroc ;
Lointaines sont les terres.

Guidée par le compas,
Cette nef solitaire
Glisse, et ne se perd pas.

Cochonfucius

Dame des pommes

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Un serpent dans le silence
Rumine un futur méfait ;
N’en soyez point stupéfaits,
Maléfique est son essence.

Le jardin n’est pas immense,
En quelque jours il fut fait ;
D’une magie c’est l’effet,
Reflet d’une transcendance.

Voici deux individus ;
Un fruit leur est défendu,
À la Femme autant qu’à l’homme.

Il devront porter leur croix,
Exilés de cet endroit ;
Roi maudit, reine des pommes.

Cochonfucius

Manoir gris

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Gris sont les murs dans la grise lumière,
Vivent ici des chevaliers ringards ;
Aux alentours sont de pauvres chaumières,
Elles n’ont rien qui charme nos regards.

Cher est le vin, donc ils ont de la bière,
Ayez pitié de ces pauvres soiffards !
Le souvenir de leurs errances fières
A fini par leur donner le cafard.

Où est le temps des aventures tendres ?
Flammes d’antan, dont il reste la cendre,
L’amour s’absente, et le grand Pan est mort.

Le ciel est noir, morne le paysage,
Le désespoir envahit leurs visages ;
Mais la cervoise a quelques reflets d’or.

Cochonfucius

Dame du délire

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Reine d’un fumeux empire,
Déroutants sont tes réseaux !
Tu as pour sceptre un roseau,
Tu aurais pu trouver pire.
.
Je m’étonne et je t’admire,
Tes jeux sont toujours nouveaux ;
Si j’atteignais ton niveau,
Je serais un noble sire.

En ton bon vouloir j’ai foi,
Donc, à ta santé je bois ;
Sur ton vaisseau je m’embarque.

C’est peut-être pour toujours,
Selon ce que veut la Parque ;
C’est une fée sans humour.

Cochonfucius

Chasseur de papillons de nuit

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Dans une plaine ténébreuse,
Mes proies surgissent tour à tour ;
La nuit, je la préfère au jour,
Car elle m’est plus savoureuse.

Ainsi, jusqu’à l’aube laiteuse,
Après des papillons je cours ;
Ces derniers m’échappent toujours,
Cette chasse est calamiteuse.

De loin j’admire leur beauté ;
Renonçant à ma cruauté,
Mon vaste filet je dépose.

Sachez-le, ma vie est ainsi,
Et sans doute, la vôtre aussi ;
Frères, faisons la part des choses.

Cochonfucius

Seigneur dromadaire

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Moi qui domine le désert,
Je règne sur très peu de monde ;
Je ne suis pas maître des ondes,
Je n’ai que peu de jardins verts.

Cet endroit n’est pas un enfer,
J’aime l’aspect des dunes blondes ;
Venant de couches très profondes,
Un filet d’eau nous est offert.

Les nuits sont paisibles et fraîches,
Les saisons toujours un peu sèches ;
Dans tout cela, rien d’effarant.

Moi, j’ai vécu des odyssées
De sagesse et de foi tissées ;
Dieu me regarde en se marrant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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