Chevalier sans épée

image de l’auteur

Je marche au long de la rivière,
Mes biens, je les ai délaissés ;
Maintenant j’oublie mon passé,
Demain je retourne en poussière.

Pas de glaive, pas de rapière,
Pas de projectile à lancer ;
Désormais je veux commencer
Un long chemin vers la lumière.

Une musique sans orchestre,
Un sobre logement rupestre,
La vie simple, vous m’entendez.

Je suis le plus chétif des êtres
Mais jamais je ne serai traître
À ce qu’un dieu m’a commandé.

Cochonfucius

Roi bizarre

image de l’auteur

Je suis le Maître et le Sauveur,
Ma bonté n’est jamais lassée ;
J’ai des richesses amassées
Que je dispense avec ferveur.

Du droit je suis le protecteur,
Ma justice est la plus sensée ;
Nulle âme n’en est offensée,
Je suis votre libérateur.

Le peuple m’écoute en silence,
De ma sagesse, il s’en balance ;
Et cela pourrait mal finir.

Que serai-je dans les mémoires
Ou bien dans les livres d’Histoire ?
C’est difficile à définir.

Cochonfucius

Chien du bouffon

 

image de l’auteur

Je suis un chien, mais je peux rire,
Autant que je le trouve bon ;
J’aime aussi manger du jambon
Ou des lardons qu’on mit à frire.

J’aime embarquer sur un navire,
Planqué dans la soute à charbon ;
Je débarque à l’Île Bourbon,
Je bois du rhum et je délire.

J’imite la chauve-souris,
J’effraie les bourgeois de de Paris ;
J’imite le cri de l’hermine.

Cela ne s’arrête jamais,
Pas même au premier jour de mai,
Soit j’invente, soit je rumine.

Cochonfucius

Deux serpents

image de l’auteur

Ici, deux serpents sont en vue,
Amateurs de fruits et de fleurs ;
Ils éloignent les maraudeurs
Qui vers d’autres jardins refluent.

Un jour survient une inconnue,
Un jour d’oppressante chaleur ;
Ils ont admiré sa pâleur
Mélancolique et dévêtue.

Ils offrent le fruit le plus beau,
Mais c’est un piège, ce cadeau ;
Car à mal agir il incite.

Il vit dans le fruit, comme un ver,
Le Destructeur de l’Univers ;
En inframonde il nous invite.

Cochonfucius

Planète tiède

image de l’auteur

Ici, des foules altérées,
Pas moyen de se mettre au frais ;
Cet astre est dépourvu d’attraits,
Je n’y vois que tristes contrées.

Tant de ressources dévorées
Par nos appétits de gorets :
Les vestiges de la forêt
Nous montrent leur face éplorée.

Que dire, la vie est ainsi ;
Nous vivons avec nos soucis ;
Nous n’avons pas d’autre héritage.

Le malheur s’étend sous nos yeux ;
Nous n’irons point sous d’autres cieux
Que ceux que l’on eut en partage.

Cochonfucius

Les mots et les choses

image de l’auteur

La plume sait, l’encrier pense,
Tous deux cherchant la vérité ;
Sans désir de célébrité,
Sans besoin d’une récompense.

Sur l’Arbre de la Connaissance
Sont les fruits d’immortalité ;
Pour vaincre la fatalité,
Nous distillerons leur essence.

Béni soit ce breuvage fort,
À l’écriture il donne corps ;
La plume jamais ne dévie.

Les mots ne sont pas importants,
Qui ne sont là que pour un temps ;
Mais ils nourrissent notre vie.

Cochonfucius

Passer outre

image de l’auteur

C’est le Pont de Âmes Pensives,
Au fond d’un quartier délaissé ;
Ici, le flot n’est pas pressé,
Pas plus que les gens sur la rive.

Ici, la muse inattentive
Fait quelques pas dans l’air glacé ;
Et le pont, faut-il le passer ?
Cette muse est tout sauf hâtive.

Les âmes mortes se déprennent,
Même les démons s’y méprennent ;
Grise est la lumière du soir.

Demain, le matin sera rose,
Les vers supplanteront la prose,
Nous traverserons les miroirs.

Cochonfucius

Navigation pifométrique

image de l’auteur

Ici vogue une nef errante,
Sans le moindre discernement ;
Nous avançons obstinément,,
La chose n’est pas effarante.

Notre allure est un peu trop lente,
C’est là notre moindre tourment ;
Il est trop vieux, ce bâtiment,
C’est une structure croulante.

Nous sommes des marins songeurs
Entourés de dauphins plongeurs
Que nous ne voulons pas rejoindre.

Ce navire mal avisé
Sur un récif sera brisé ;
À l’horizon je le vois poindre.

Cochonfucius

Papillon dormeur

Image de l’auteur

Je dors en rêvant de l’été,
Mon corps ne sent plus la froidure ;
Le temps ainsi peut s’arrêter,
Pour moi-même et pour la nature.

Le rêve, c’est la liberté,
Au moins pour tout le temps qu’il dure ;
Ça me donne envie de chanter,
C’est comme une belle aventure.

Les songes sont impermanents,
Morphée n’est pas toujours clément ;
Le sommeil a sa part ombreuse

Mais certaines nuits, c’est charmant,
Mon âme devient valeureuse,
J’obtiens la victoire en dormant.

Cochonfucius

Petite brise

image de l’auteur

Ça souffle; mais modérément,
Le bateau gîte, mais à peine ;
Ce vent doucement nous entraîne
Au travers des flots écumants.

C’est un plaisir, ce mouvement
Que berce le chant des sirènes ;
La mer est une vaste plaine,
Nous la parcourons lentement.

Le chant devient une complainte,
Puis les voix se trouvent éteintes
Et le calme vient nous saisir.

La chanteuse qui fut rebelle
Est plus sage, mais toujours belle,,
Partagerons-nous ses plaisirs ?

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.