Vaisseau magique

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Je parcours l’espace rebelle,
Autant dans les airs que sur l’eau ;
Je suis le plus vaillant vaisseau,
La mer devant moi se fait belle.

Je vais où l’ondine m’appelle,
Je surpasse tous mes rivaux ;
Je vais vers des mondes nouveaux
Où l’or se ramasse à la pelle.

Traversant la nuit étoilée,
Je vois Artémis dévoilée ;
J’aime son regard étonné.

Que de trésors abandonnés !
De n’en savoir jamais le compte,
Il ne convient d’en avoir honte.

Cochonfucius

Porte vers l’automne

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Tu dois me franchir chaque année,
C’est ainsi, tu n’y coupes pas ;
Les astres marchent d’un bon pas,
Sans égards pour les fleurs fanées.

Saison des chansons surannées,
Parlant d’amour et de trépas ;
Saison des funèbres repas
Et des anecdotes glanées.

Du ciel froid, du ciel orageux,
Et plusieurs arbres, à ce jeu,
Risqueront de perdre leurs feuilles.

Vent d’Aquitaine ou vent d’Armor,
Le vent vient sans que tu le veuilles,
Vent de vendange ou vent de mort.

Cochonfucius

Sagesse du dauphin

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Jamais je ne fus téméraire,
Toujours j’ai su me limiter ;
Je n’ai cure de m’agiter,
Même quand le sort m’est contraire.

Je mène une vie solitaire,
Assez loin de ma parenté ;
De peu je sais me contenter,
Sans être absolument austère.

Passent les jours, passent les nuits,
Sans événements, sans ennui,
En cette mer n’est rien d’étrange.

Ici ne sont diables ni dieux ;
Rien que ce monde, sous les cieux,
Dont très volontiers je m’arrange.

Cochonfucius

Roi des lézards

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Je suis roi, je l’ai mérité,
Car né sous une bonne lune ;
Mon art me tient lieu de fortune,
Lequel ne peut être imité.

Je fais des lois pour nos cités,
Puis je les proclame une à une ;
Alors, je quitte la tribune,
Retrouvant ma simplicité.

Je recrute des dignitaires;
Des juristes, des militaires ;
Des lézards que je sais choisir.

Bien mieux que les nations humaines,
Nous maîtrisons les phénomènes,
Y compris nos propres désirs.

Cochonfucius

Tour du plumitif

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Ici sont des papiers divers,
Avec des phrases embrouillées ;
Ici, ma cervelle rouillée
Marmonne en son langage vert.

En ce minuscule univers,
Une âme se sent dépouillée ;
Dans chaque phrase bredouillée
Passe le souffle de l’hiver.

Le plumitif penche sa tête
Sur son écriture imparfaite ;
Il dit « Cela ne va pas fort ».

Son esprit rampe dans le vide,
Entouré d’images morbides ;
Mais il persiste en son effort.

Cochonfucius

Monstre hésitant

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J’ignore ma propre nature,
Venant du ciel, sortant des eaux ?
Ai-je une cervelle d’oiseau ?
Je me disperse en conjectures.

Je sais que je suis immature,
Un peu moins pensant qu’un roseau ;
Je sais que mon vilain museau
Se prête à la caricature.

Je suis perdu, c’est affligeant,
J’ai peur de rencontrer des gens ;
Cette vie n’est pas amusante.

Mais que m’importent mes douleurs,
Du moment qu’une fleur plaisante
M’offre son charme et sa couleur !

Cochonfcius

Véhicule ancien

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Je me souviens de cent voyages,
Dont certains dans d’étranges lieux ;
Mon conducteur, devenu vieux,
N’ira plus en de tels parages.

Plus jamais de son ermitage
Il ne s’éloigne, et c’est tant mieux ;
À quoi bon chercher d’autres cieux,
Pourquoi vouloir d’autres nuages ?

Courte marche après le repas,
De cette ville on ne sort pas ;
La soif d’errance est assouvie.

Pas trop de vin, pas trop de sport,
Mais du repos pour ce vieux porc ;
Pour ce qui lui reste de vie.

Cochonfucius

Princesse errante

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Je suis mon chemin sous les cieux,
L’air est serein, la route est belle ;
Au lointain vole une hirondelle,
Distraite, je la suis des yeux.

Mon beau cheval est un peu vieux,
Mais c’est un compagnon fidèle ;
Lui qui jamais ne fut rebelle
Me sert toujours, et c’est tant mieux.

Je n’écris rien sur mes tablettes,
Pas même une brève odelette ;
Et moins encore, un long traité.

Je vis une vie sans surprises,
Mais qui n’en est pas moins exquise ;
C’est l’art de la simplicité.

Cochonfucius

Oiseau fataliste

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Je ne sais comment va le monde,
Trop de phénomènes divers ;
Je laisse aller cet univers
Selon ses humeurs vagabondes.

Dans ma perplexité profonde
Je dis des paroles en l’air ;
Je raisonne, mais je m’y perds,
Mes recherches sont infécondes.

Et d’abord, pourquoi suis-je né ?
De ces histoires de famille
Je n’ai rien su, ni deviné.

Qu’il pleuve, ou que le soleil brille,
Indifférente est mon humeur ;
Autour de moi, ça vit, ça meurt.

Cochonfucius

Oiseau serein

image de l’auteur

Je vieillis dans mon lieu natal,
Moi, friand de vers et de prose ;
Je n’ai pas lieu d’être morose
Ni même trop sentimental.

Personne envers moi n’est brutal;
Je peux donc voir la vie en rose :
Même quand l’eau du ciel m’arrose,
C’est bon, c’est du bonheur total.

Moi qui suis sage et solitaire,
J’ai bien du respect pour ma terre ;
Je sais tout ce que je lui dois.

Mes débuts, je me les rappelle,
J’imitais, de ma faible voix,
Le chant d’un moine en sa chapelle.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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