Dieu-bélier

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Ce dieu qui sait son pouvoir déployer
Donne aux brebis tout ce qu’elles désirent ;
Et dans le pré, plus d’une veut l’élire
Pour compagnon, l’aimer et le choyer.

Quand à sa force, il sait bien l’employer,
Car son troupeau n’y voit rien à redire ;
Le vieux berger l’illustre sur sa lyre
Pendant sa sieste, à l’ombre d’un noyer.

J’admire aussi ce bélier que j’adore,
Et j’aime voir un dieu survivre encore,
Un être pur, sans honte et sans bassesse.

À ces moutons, du bonheur adviendra
Ce dont aucun d’entre eux ne se plaindra ;
Et je le sais, car ils chantent sans cesse.

Cochonfucius

Les éléphants trempent leur trompe

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Les éléphants trempent leur trompe
Au bord du grand fleuve africain ;
Et plongé dans un vieux bouquin,
J’admire le jour qui s’estompe.
*
Mille animaux viennent qui pompent
De quoi désaltérer chacun ;
Les éléphants trempent leur trompe
Au bord du grand fleuve africain.
*
C’est lundi, si je ne me trompe,
Au labeur s’en vont les péquins ;
Un pluvian gambade, taquin.
J’aime ces monstres psychopompes,
Les éléphants trempent leur trompe.

Cochonfucius

 

Après la mort du fils du charpentier

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Toile de Salvador Dali

— Maître, un caveau n’est point fait pour que l’on en sorte ;
L’intérieur n’en est pas éclairé de flambeaux.
Celui qui dort dedans n’ouvre jamais la porte,
Ni ne court au jardin se changer en corbeau.

— Apôtre, tu n’as vu que l’absence au tombeau.
Ton imagination vers un mythe t’emporte ;
Auprès des Égyptiens tu en prends des lambeaux,
Rêvant que la magie ranime la chair morte.

Mais que dire de plus ? C’est humain, d’espérer ;
D’afficher cet espoir où sont les enterrés,
D’en colorer le deuil, d’en adoucir nos larmes ;

De faire taire ainsi les plus noirs des remords,
De garder pour toujours notre coeur en alarme ;
Charpentier, ne dis rien sur cela : tu es mort.

Cochonfucius

En réponse à « Dieu des flambeaux »

emjupie

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Voici ce petit dieu, brandisseur de flambeaux,
Qui espérait pouvoir éclairer les tombeaux ;
Mais quand il y parvint, le psychopompe a dit :
Un peu moins de lumière, ici ce n’est pas beau.*

Certes il faut qu’on me voie puisque j’ai un corps beau,
De plus il m’en faut pour monter l’escabeau
Car quand j’arrive en haut, d’un coup je resplendis
Mais ici, gardons juste la couleur corbeau.

Pierrette

*Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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