
Pierrette en Héraldie
Papillons d’avril
Sur les bords de la Garonne,
Prenez garde au vent.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Pierrette en Héraldie
Papillons d’avril
Sur les bords de la Garonne,
Prenez garde au vent.

Illustration de C. Poring
Le druide en son jardin possède une caverne
Dont l’entrée semble close au moyen d’un miroir ;
Mais ce n’est pas si simple. On peut, certes, s’y voir,
Mais aussi le franchir. Alors, il devient terne
Comme ternes parfois se font les yeux des muses.
L’outre-miroir n’a point de commodes chemins,
Il faut longer un mur, le frôlant d’une main ;
Et parfois contourner un obstacle, avec ruse.
Tu ne sais si, pour toi, ce serait chose sage
De faire quelques pas de cet autre côté ;
Peut-être que ce lieu possède sa beauté,
Ou bien alors… Pour rien, pour la joie du passage ?

Pays de Poésie
Depuis son tunnel cognitif,
Le cauchemar répétitif,
Sans prévenir, nous sollicite,
Captant notre être sensitif.

image de l’auteur
De cet écureuil primitif,
L’extérieur n’est pas intuitif,
L’intérieur n’est pas explicite ;
Il n’a qu’un instinct fugitif.*
Ne soyons pas coercitifs,
Chez l’écureuil si sensitif,
un excès de rigueur suscite
Un délire définitif.
Pierrette

image de l’auteur
De cet écureuil primitif,
L’extérieur n’est pas intuitif,
L’intérieur n’est pas explicite ;
Il n’a qu’un instinct fugitif.

image de l’auteur
Cet arbre fut planté par un dauphin très doux,
Un jour où le soleil fit voler la poussière.
Au prince, un paysan vint offrir de la bière,
Un vieillard d’Armorique avec des cheveux roux.
Le royaume, pourtant, s’effondrait de partout,
Car il avait perdu sa puissance guerrière ;
Et l’archevêque en vain se mettait en prière,
Ce calice devait être bu jusqu’au bout.
Sur le parc du château planaient de noirs nuages
Et le chant des oiseaux cessait d’être joyeux ;
La reine languissait, le roi se faisait vieux.
Où sont dorénavant leur jeunesse sauvage,
La fougue de leurs corps et l’éclat de leurs yeux ?
Or, de ce nouvel arbre ils aiment le feuillage.

image de l’auteur
C’est un monstre d’argent qui vadrouille en tous lieux,
Gigantesque est sa tête, et très fin, son derrière.
Il voudrait rencontrer une noble guerrière,
Car, s’il y parvenait, il croit qu’il vivrait mieux.
C’est un monstre de sable, errant dessous les cieux,
Que l’on peut voir souvent marcher dans la lumière
Du printemps, fredonnant les chansons coutumières
Qui viennent de son coeur, qu’il offre à de beaux yeux.
Les voici tous les deux, à leur grande surprise,
À confronter soudain leurs quêtes incomprises :
Chacun contemple l’autre, avec un air rêveur.
— Que fais-tu devant moi, monstre au pelage sombre ?
— J’ai bien soif. Connais-tu une terrasse à l’ombre ?
— Viens par là. Nous verrons si tu es fin buveur.

Pierrette en Héraldie
Rêve de printemps:
Je revois d’anciens collègues,
Je leur dis des blagues.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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