La planète ignorée

paul-gauguin-the-siesta-15552.jpg

Toile de Gauguin

Derrière le soleil se cache une planète
Qui, par rapport à nous, tourne en opposition.
Elle abrite un état de civilisation
Marqué par la douceur et le sens de la fête.

Comparés à ceux-­là, nous sommes un peu bêtes.
Ils rient facilement, à notre évocation ;
S’ils débarquent chez nous pour une exploration,
C’est surtout l’occasion de se payer nos têtes.

Quand ils rentrent chez eux, leur fusée fait escale
Sur Vénus, une étape humide et tropicale ;
Des reptiles géants peuplent ce monde vert.

Une fois qu’ils ont fait le tour de nos problèmes,
Ces voisins ont choisi de laisser à eux­-mêmes
Les malheureux Terriens, honte de l’Univers.

Cochonfucius

En réponse à « Le rapace et le fromage »

efzpie

image de l’auteur

Plus fort qu’un corbeau, le rapace
Vole un fromage quand il passe,
Puis au renard qui le salue
Répond un truc qui le dépasse.*

Le renard comprenant l’impasse
Sait qu’il faut donc qu’il se surpasse,
Laissant le rapace goulu,
Il se dirige vers l’espace.

Pierrette

*Cochonfucius

Arbre d’inframonde

efrp.png

image de l’auteur

C’est l’arbre d’inframonde, et sa ramure est belle,
Mais il ne voit jamais la lumière du jour ;
C’est un arbre sans fruit, sans fleur et sans amour
Qui de notre univers n’a jamais de nouvelles.

Un froid seigneur lui dit, de sa voix paternelle,
Que l’inframonde aura de la gloire, à son tour,
Que le serpent d’antan lui portera secours
Et le dieu du trou noir que le cosmos congèle.

Le seigneur a promis des fleurs et des troupeaux,
Un roi plein de douceur, une mignonne reine,
Il rehausse à plaisir les couleurs du tableau.

Or, ce n’est que mensonge, et l’arbre est dans la peine :
Pour lui ne coulera le sang d’aucun agneau,
Nulle vierge, non plus, ne sera sa marraine.

Cochonfucius

Juxtaposition onirique (de) Quatorze blasons

14-blasons.jpg

Composition de l’auteur

Un ruisseau suit son cours en un matin de brume,
Les licornes d’azur font partir le tourment ;
L’ours avec la sirène échange tendrement,
Un ange se tient droit sur l’océan d’écume.

Un pluvian ne dit pas l’effroi qui le consume,
Un disque d’or produit son fier rayonnement ;
Un mur de briques vient séparer les amants,
Les buveurs attablés s’emplissent d’amertume.

Ce monde, un échiquier dont mainte pièce fuit,
Visité du corbeau une heure avant la nuit,
Quand prie le vieil ermite aux paupières mi-closes.

Pianiste, joue-nous donc un de nos airs d’enfants,
Donne un peu de douceur à ce monde étouffant :
Ne laisse point les boeufs manger toutes les roses.

Cochonfucius

14-blasons2.jpg

Composition de l’auteur

D’argent à un fouillis de végétaux de sable ;
D’or à deux régiments de licornes d’azur ;
De sinople à deux trolls assis au pied d’un mur ;
D’hermine à un archange à peu près vénérable.

D’azur à un pluvian au chant inimitable ;
De sable à un manchot roulant pour Balladur ;
De brique à deux savants dont l’un s’appelle Arthur ;
De plomb à deux seigneurs jouant cartes sur table.

De laine à un sonnet de facture incertaine ;
De neige à cent corbeaux qui parcourent la plaine ;
De cuivre à trois chercheurs qui traquent les bosons.

D’ivoire à un tercet qui scrute l’héraldique ;
De marbre à un seul vers dodécasyllabique ;
De papier, à un fou qui apprend le blason.

Cochonfucius

Oiseaux d’inframonde

east-indonesia-1946-1950.jpg

Image du blog Herald Dick Magazine

Ici, point de chaleur, ni d’extrême froidure ;
Pas un herbage au sol, pas un nuage aux cieux,
Nul arbre, nulle fleur ne se montre à nos yeux,
L’inframonde n’est pas un havre de verdure.

Des oiseaux, cependant, dans l’atmosphère obscure,
Animent de leur vol les ombres de ces lieux ;
Et moi, j’aime leur chant qui jamais, jusqu’à Dieu,
Ne peut faire monter ses quelques notes pures.

Souvent leurs douces voix s’élèvent tour à tour,
Pour parler de labeur et pour parler d’amour,
Plus douces que le son de deux flûtes jumelles ;

Ils sont les troubadours de ce sombre château,
Si je l’ose, j’irai leur demander, bientôt,
De bien vouloir m’apprendre une chanson nouvelle.

Cochonfucius

Le blason-sonnet de Charlotte T. de la 5e2

Charlotte

image de l’auteur

Parlons donc des somptueux blasons héraldiques,
Signes de guerre mais toujours si magnifiques,
Inventés par les chevaliers au Moyen-Âge,
D’une famille ou d’un royaume l’apanage.

Sur le mien, deux dragons font un combat épique,
Une pomme  sera leur trophée fantastique,
La fleur de lys choisit qui partira en cage,
Le gagnant dirigera de beaux attelages.

De nos jours, nous pouvons voir des affiches,
Mais ce ne sont vraiment que des blasons postiches!
Quand reverrons-nous de courageux champions

Se battre avec les couleurs de leurs armoiries
Et conquérir un titre digne de leur nom,
Naissance d’une nouvelle chevalerie?

Charlotte

_____

Parti d’argent et de sable, en pointe une fleur de lys de gueules et d’or,  accompagnée de deux dragons affrontés, passant, de sinople et d’or aussi, armés et langués de gueules, surmontée d’une pomme de gueules et d’or aussi.

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.