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“Mais où vas-tu donc, girafon ?”
Demanda un jour un griffon ;
“Je ne sais pas ; ma seule peur,
C’est de me cogner aux plafonds”.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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“Mais où vas-tu donc, girafon ?”
Demanda un jour un griffon ;
“Je ne sais pas ; ma seule peur,
C’est de me cogner aux plafonds”.

Pégase prend son vol avec un air joyeux,
Il suit le droit chemin, sans qu’on ne l’admoneste,
Fier palefroi qui va par les routes célestes.
Je ne sais plus si c’est un cheval, ou un dieu.
L’éclat de l’Univers, reflété dans ses yeux,
En toute majesté se montre et manifeste ;
Rencontrant Jupiter, il incline, modeste,
Sa crinière aux reflets éclatants et soyeux.
Les chemins du cosmos n’ont point de crépuscule ;
La foule des vivants jamais ne s’y bouscule,
Car ils sont réservés aux êtres immortels.
Loin, sur une planète aux lunes de topaze,
Des chevaux à Pégase ont dressé un autel
Où l’attend son avoine, en un immense vase.

image de l’auteur
D’abord le vide, puis un éclair déchirant,
Tout était silence, voilà qu’un bruissement
D’ailes majestueuses semées de fins diamants
Traverse ciel et mers: c’est Pégase, d’argent.
Il vole mais seulement pour fuir, maintenant
Son passé n’est que tremblements, bondissements,
Sa vie est ténèbres sans lumière d’antan,
Il essaie en vain de quitter ce trou béant.
Dans ce monde où règne cruauté et mépris,
Dans ce monde où tout n’est question que d’envie,
Pour rester calme et serein, il s’envole loin…
Loin de tout, même de sa famille et amis.
Seule compte sa liberté et non autrui,
Il ne reviendra jamais, ce sera la fin.
Mathilde
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D’azur au Pégase cabré d’argent

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Près du sablier des grands fonds,
Le temps dans un néant se fond ;
C’est un sablier de malheur,
Mais les poissons s’en satisfont.*
On les trouve dans les bas-fonds,
Ces poissons d’inframonde, ils font
La ronde tout le temps, s’ils meurent
D’ennui, ils plongent au plus profond.
Pierrette

image de l’auteur
Près du sablier des grands fonds,
Le temps dans un néant se fond ;
C’est un sablier de malheur,
Mais les poissons s’en satisfont.

image de l’auteur
C’est l’antisphinx d’azur, un monstre qui m’inspire.
Il transforme en sonnets ce que nous lui disons,
Il répond au courrier, il garde la maison,
Il accueille en son coeur le meilleur et le pire.
Il fut divinisé dans les anciens empires,
Mais cette adoration lui parut un poison ;
Il lui a préféré la tendre floraison
Des jardins où, jadis, les muses s’assoupirent.
Il n’est pas alarmiste, il n’est pas tourmenté,
Cet animal jamais ne se va lamenter :
Il sait que toute vie inflige des blessures
Et que, bien durement, on en souffre parfois,
Mais il peut, quant à lui, porter ces meurtrissures
Sans même avoir l’idée de s’en mordre les doigts.

image de l’auteur
Je t’emmène à l’école, une ou deux fois par jour,
Le maître me dira si tu suis bien les cours,
Ou si, de temps en temps, ton esprit vagabonde
Ainsi qu’un carpillon se divertit dans l’onde.
Car tu es un goupil, non un enfant de porc,
Un goupil qui jamais ne doit perdre le nord ;
Tu ne deviendras pas un pêcheur de sirènes,
Peut-être, encore moins, le bouffon d’une reine.
Le goupil ne dit rien, admirant la couleur
Du firmament bien lourd des premières chaleurs,
Et rêvant qu’il se change en errante licorne
Qui traverse les airs, arborant un bicorne.

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Ce sont deux amis capricornes,
L’un à antennes, l’autre à cornes ;
Dans le marais, ils sont les rois
Des dévoreurs de salicorne.

image de l’auteur
Ambilicorne allant sur la route mouillée
Très modeste animal sortant sans ornements,
Loin de ton lieu natal, tu te meus sagement
Par la longue chaussée austère et dépouillée.
Aux coins des carrefours sont des plaques rouillées,
Chargées de graffitis par de vils garnements ;
Quand ils sont amusants, tu souris largement
Tu sais qu’il n’est par l’art nulle chose souillée.
Quand la forêt jaunit comme un fruit altéré,
L’esprit de la licorne en est fort apaisé,
Ce changement convient à ce monstre indomptable.
De sa crinière on voit danser le flot épais,
Dans son regard on trouve une source de paix.
Mainte chose l’enchante et nulle ne l’accable.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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