Ambibouc

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Notre ambibouc, que nous avions perdu
(Et de cela, nous sentions de la gêne),
De nos tracas ne s’est pas mis en peine ;
Dans le décor, il s’est vite fondu.

Que le berger en fût tout éperdu,
Pour l’animal, ce n’est qu’une idée vaine,
Car ces bestiaux ont une âme inhumaine,
Sans souvenir d’un service rendu.

Qui sait pourquoi j’écris cette complainte ?
En son esprit, mon image est éteinte,
Et je ne peux lui donner vraiment tort.

Nos destinées ne sont pas ennemies,
J’ai ma maison, il a sa libre vie,
Marchons ainsi, en attendant la mort.

Cochonfucius

En réponse à « Ambibouc de sinople »

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Il est de Dieu, il est du Diable,
Duplicité irrémédiable ;
Car aucune de ses deux têtes
Par l’ambibouc n’est congédiable.*

Ces têtes sont-elles étudiables?
Peut-être que l’une est radiable?
Mais l’autre veut ses tête-à-tête
Pour que l’une et l’autre s’endiablent.

Pierrette

*Cochonfucius

Locomotive de dix-huit mètres

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Son moteur se nourrit de l’énergie du vide,
D’ailleurs, cela demande un sérieux attirail.
On l’entend consumer des neutrinos livides,
Dont parfois, l’un s’échappe et transperce les rails.

Le moteur est gourmand, mais il n’est pas avide,
Ses rouages sont faits d’un solide corail ;
Or, ce dispositif est décrit par Ovide
Et présent, bien souvent, au centre d’un vitrail.

Tout ce vide parfois prend des nuances rouges
Et dans ses environs l’antimatière bouge,
Ça se produit souvent sur le coup de minuit.

Le vieux mécanicien très rarement s’active,
Il compte sur l’effort de la locomotive ;
Moins on en fait, dit-il, et moins on a d’ennuis.

Cochonfucius

Chevalier inexistant

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Son blason est d’azur à deux vaches placides.
Il n’exista jamais, ce noble Chevalier,
Aux lois de l’existence il n’a su se plier,
Ni aux plages d’ennui, ni aux amours torrides.

Il ne connut la soif aux campagnes arides,
Ni les maris jaloux croisés dans l’escalier,
Ni d’un doux serviteur les propos familiers ;
L’on ouvre son armure et l’on voit qu’elle est vide.

Calvino, cependant, à grands coups de pinceau
Fait vivre devant nous l’étrange jouvenceau ;
Fable pour notre temps, récit mélancolique.

Il ne va nulle part, ce redresseur de torts,
Mais en plus des bovins, son écu métallique
Arbore, lumineux, deux candélabres d’or.

Cochonfucius

Équipement du chevalier inexistant

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Composition de l’auteur

Qui forgera pour moi l’armure d’argent lisse ?
Qui le solide écu, mur contre le danger,
Chargé pour le combat de meubles inchangés ?
Qui le sabre tranchant, pour combattre le vice?

Qui de gueules fera mon écharpe, complice
De maint long tour de garde où l’on ne peut bouger ?
Qui mes chaussons d’azur, où je pourrai loger
Ces pieds qui tant de fois me rendirent service ?

Mais je n’existe pas ; nul n’écoute ma voix,
Je poursuis mon chemin, héros sans toit ni loi,
À pareille évidence il faut que je me rende.

La plaine de sinople et de sable les cieux,
D’or les astres errants qui ravissent mes yeux :
Je suis inexistant, je suis une légende.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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