Sirène parolière

adgs.png

image de l’auteur

La sirène a dit des mots véritables;
Issue de l’Espagne, où sont les bons vins,
Chanteuse enchantée qui vers nous s’en vint ;
Or, ce qu’elle écrit, c’est inimitable.

Sur ces pages-ci, je m’efforce en vain,
Mon travail n’est pas toujours profitable ;
Pourtant j’aime ça, c’est indubitable,
Ainsi l’ont voulu les décrets divins.

Que m’importe, aussi, j’écris dans le vide,
Sans rien de sérieux, sans rien de perfide ;
Des mots appelant, d’autres répondant.

Ce n’est pas ainsi qu’on devient prospère,
Mais ça divertit (du moins, je l’espère)
Mes gentils lecteurs, pas trop regardants.

Cochonfucius

En réponse à « Sphinx Atropos »

advopie.png

image de l’auteur

— Mais à quoi songes-tu, papillon de minuit ?
— Je songe à supprimer la clarté qui me nuit.
— En perdant la clarté, tu perdrais la chaleur,
Tu irais au-devant d’assez graves ennuis.*

— Depuis que j’ai voyagé à l’île de Nui
Où j’ai rencontré un persuasif Paon-de-nuit,
J’ai compris maintenant qu’il était persifleur
Quand il m’a dit un soir: « Ta clarté m’ennuie ».

Pierrette

*Cochonfucius

Moulin du tsar

adqm.png

image de l’auteur

Le tsar, maître du monde, il est seigneur du vent ;
Quant à nous, qui allons où le vent nous entraîne,
Nous portons bravement notre nature humaine,
Nous, les simples mortels, nous, les petites gens.

Il possède un moulin, le tsar, dans son domaine
Où nous portons le blé au long de la semaine,
Tout ce que nous avons, et quel que soit le temps ;
Le tsar donne du pain, car il n’est pas méchant.

Il donne la brioche à ses belles maîtresses,
Paysannes du coin qui charment sa vieillesse ;
Créateur et Démon le bénissent tous deux.

Aux ennemis du tsar le moulin fait envie,
Car ils n’ont jamais eu, de toute cette vie,
Que du mauvais pain noir qu’ils partagent entre eux.

Cochonfucius

LA FEMME A BARBE, UN MYTHE A RÉALISER: BABA YAGA

Baba Yaga.png

image de Pierrette

Un bel après-midi de balade en forêt
M’a mené malgré moi vers d’étranges sentiers…
Allongée un instant sur un petit talus
Pour rêvasser et délasser mon dos fourbu,
Je me levais soudain ; empruntais un chemin
Dans la douce pénombre d’un petit bois de hêtres.
L’air, nimbé de magie, comme un guide certain,
Attirait tout mon être.
J’ai marché, sereine, sans doute aucun.
Je ne savais pas encore que je la verrai
Aussi parfaitement que je l’avais rêvée…
Au milieu de la sente, s’ouvrait une clairière
Cernée de hauts buissons comme d’une barrière.
Quelque druide amoureux a bâti en ce lieu,
Avec dévotion et grande application,
Une charmante petite habitation
Toute de branches et de feuilles de lierre tressées.
Les lignes en sont si pures, les courbes si sacrées
Qu’en un instant j’ai su qu’ici elle vivait.
Face à cet abri, s’élevait, droit, un chêne.
En ses hauteurs elle m’attendait, immobile…
À son observatoire ancestral enlacée,
Comme un bijou ancien accroché à sa chaîne,
Sauvage et silencieuse, gironde mais habile ;
Elle reste invisible au promeneur distrait.
Mais Elle m’a choisi ; m’a mené jusqu’ici.
Je l’ai enfin trouvée, à mes yeux révélée !
Vieille Beauté qui incarne la Mère,
Elle arpente depuis toujours la Terre…
Millénaire et souterraine,
De toutes les femmes elle est Reine.
Bienveillante et douce, tout le jour durant,
Elle est féroce et crue au soleil couchant…
Détentrice de nos puissants savoirs,
Révélatrice de nos vivaces forces,
Oserais-je l’approcher dans le noir
Et vibrer à l’Unisson de la Boue et l’Écorce ?
Grande Louve, terrible et rieuse,
Serais-je, pour toi, une disciple courageuse
à qui tu ordonneras par delà les mots :
« Chante la chanson des vivants et des morts.
Danse et ris sur les Os, invoque leurs trésors ! » ?

Gracie de la Nef

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.