30 avril 2018: Terre d’Héraldie

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Terre d’Héraldie, lieu d’échanges positifs.
Immense terre qui ouvre si grand son coeur.
Terre où les mots, tels des êtres vivants et vifs,
Sont amis des images et butinent les fleurs.

Terre fertile qui donne toujours naissance
À de l’herbe tendre qu’irriguent les nombreux
Ruisseaux dont l’eau est d’une telle transparence
Qu’elle est comparable à la lumière de

L’imagination éprise de joie. Ici,
Tous les arbres géants ouvrent grand les bras, si
tu lèves les yeux, les nuages, guerriers

Errants, dansent tandis que l’aigle, au loin, décrit
D’ immenses cercles, l’orage se lève et  rient
Les roses qu’on  arrose d’ éclairs et de vent.

Pierrette

Mirabelle, La guerre de Vendée

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image de Pierrette

Le fermier a mangé des mogettes maisons
Au repas d’au-revoir à sa tante Germaine,
Mais il aime tellement les graines vendéennes
Qu’il en a consommé bien plus que de raison.

À la traite suivant la funèbre oraison,
L’homme fut victime d’un commun phénomène :
Le gaz accumulé dans sa grosse bedaine
S’échappait par l’anus à chaque inclinaison.

Les pets malodorants fusèrent en ribambelles,
Ce qui incommoda grandement Mirabelle,
Pourtant des flatulences elle en a à foison.

D’ailleurs elle en lâcha une importante dose,
Sciemment, sous son nez, juste retour des choses,
Il lutta vainement contre la pâmoison.

Vincent

Roue à crépuscules

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image de l’auteur

Cette roue est âgée, presque autant que l’enfer ;
Elle connaît le Nil où des reptiles pleurent,
Elle comprend aussi que ce pleur n’est qu’un leurre
Plus traître que le cri d’un fauve, et plus amer.

La rivière est maudite, et la roue est meilleure ;
Le grand cours d’eau versant ses larmes dans la mer
Ne sait pas rester pur, se trouble d’heure en heure,
Le craignent les marins dans leur vaisseau de fer.

Ils sont remplis de crainte, ils naviguent quand même;
Le marin, certains jours, se voit bien en martyr,
Il veut se montrer noble au moment de partir.

Or, l’eau de la rivière est impropre au baptême
Et les noyades sont mauvaise ébriété,
Ainsi songe, en tournant, la roue d’éternité.

Cochonfucius

 

Charpentiers, père et fils

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image de l’auteur

Travaillant encore et encore,
Ils ne voient pas le temps qui fuit.
Ouvrant leur chantier à l’aurore,
Ils le closent quand vient la nuit.

Braves pêcheurs sur les rivages,
Nobles bergers en haut des monts,
Paysans guettant les nuages,
Anges, dieux, vestales, démons,

Le fils, le père, il faut le croire
Vous serviront de tout leur coeur
Sans réclamer la moindre gloire,
Sans rien… tout juste le bonheur !

Cochonfucius

Jamais sur mon berceau

Johanne

image de Pierrette

Jamais sur mon berceau tu n’as penché ton front
Et ton regard jamais n’a couvé de tendresse
Le bébé rose et blond qui vagissait au fond,
Qui n’a jamais reçu de ta main de caresse…

Jamais tu n’as étreint tout contre ta poitrine
En reposant sa tête au creux de ton épaule
Cette petite fille enjôleuse et mutine
Dont la mère arborait un sourire un peu drôle.

Jamais tu n’as posé de baiser paternel
Sur mes joues où souvent, lors de l’adolescence,
Les larmes scintillaient épandant l’âpre sel,
Pour consoler ma peine en pleine effervescence.

Et tu n’étais pas là pour guider de ton pas
La trop jeune épousée, entrant dans cette église,
Qui aurait tant voulu reposer sur ton bras
Son grand bonheur de femme à cette heure précise.

Jamais sur son couffin tu n’as penché ton front
Et tu n’as pas connu la fierté du grand-père
En prenant dans tes bras le petit garçon blond
Le jour où loin de toi je suis devenue mère.

Aujourd’hui étant vieux, tu te retrouves seul
Avec des souvenirs où je n’ai pas ma place
Tu n’as que des regrets alors que sur le seuil
De la mort, esseulé, ton cœur fait volte-face.

Et le mien, sans ciller, t’accorde son pardon…
Heureuse je me dis : « Enfin voici mon père ! »
Remerciant le ciel de la vie où le don
De l’amour paternel magiquement opère !

Johanne Hauber-Bieth
(Cannes, Alpes-Maritimes, France)

Note de l’auteur : Mon père m’a reconnue « officiellement » le 25 avril 2000 puis est décédé le 15 juin de la même année…

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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