Shakespeare, sonnet CXI

ovjy

image de Cochonfucius

O! for my sake do you with Fortune chide,
The guilty goddess of my harmful deeds,
That did not better for my life provide
Than public means which public manners breeds.

Thence comes it that my name receives a brand,
And almost thence my nature is subdued
To what it works in, like the dyer’s hand:
Pity me, then, and wish I were renewed;

Whilst, like a willing patient, I will drink
Potions of eisel ‘gainst my strong infection;
No bitterness that I will bitter think,

Nor double penance, to correct correction.
Pity me then, dear friend, and I assure ye,
Even that your pity is enough to cure me.

 

*  *
*

Ha ! ne me blâme plus, mais blâme mon destin
De tout ce que je fis de laid et de coupable !
Car lui seul enfonça mes pieds nus dans le sable
Où je m’enfonce, sans nul secours du lointain.

Ne me blâme donc plus de ce regard hautain
Qui pèse ma pensée et me juge et m’accable !
On a menti… Je suis le jouet de la fable,
Et l’on raille en parlant de moi dans un festin.

Ton regard clair me trouble et me décontenance.
Oui, je le sais, j’eus tort en mainte circonstance,
Et, très pieusement, je rougis devant toi.

Mais partout la Douleur m’a traquée et suivie.
Ne me blâme donc plus, chère ! console-moi
D’avoir si mal vécu ma lamentable vie.

Renée Vivien

Balance d’inframonde

ovjy

image de l’auteur

Que mesureras-tu, balance du destin ?
Tu sais qu’un pauvre mort ne peut plaider coupable,
Que tu ne sauras pas peser un grain de sable
Qui fut doté de vie, en des temps très lointains.

Pas de blâme en ce lieu, pas de regard hautain,
Rien qui m’accuse ici, surtout, rien qui m’accable !
Si cette vie passée n’est qu’une longue fable,
Je n’ai pas de regrets du rire ou du festin.

La mort est un sujet qui me décontenance,
Mais nous n’échappons point à cette circonstance;
Je ne t’esquive pas, décès, rassure-toi.

Je ne regrette pas la voie que j’ai suivie,
Elle fut agréable, et bien faite pour moi ;
Je n’ai pas mal vécu mon ordinaire vie.

Cochonfucius

Ange-crapaud

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image de l’auteur

Il se souvient qu’il était un crapaud ;
Dont il lui reste une sagesse en tête,
Son âme est pure, et n’est jamais distraite,
Cet ange-là ne vit pas en troupeau.

Je peux le voir aux lueurs des flambeaux
Lorsque le monde arbore un air de fête,
C’est un plaisir pour un très vieux poète,
Cet ange-là fait partie des plus beaux.

Notre planète, en fait-il son séjour ?
Et s’y tient-il, la nuit comme le jour ?
De quel blason s’orne cet esprit sombre ?

Je n’ai pas vu le meuble, la couleur,
La partition, les enquerres sans nombre ;
Car l’héraldique est sa secrète fleur.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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