
image de l’auteur
Je ne dis pas de mal des sirènes de Loire,
Qui, dans les jours d’été, peuvent offrir à boire ;
Mais celles de Garonne ont ma prédilection,
Qui savent raconter de plaisantes histoires.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Je ne dis pas de mal des sirènes de Loire,
Qui, dans les jours d’été, peuvent offrir à boire ;
Mais celles de Garonne ont ma prédilection,
Qui savent raconter de plaisantes histoires.

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image
De Dieu il les créa, homme et femme il les
Créa » * . Solitaires, il ne nous a donc pas faits.
Le Dieu créateur a confié d’âge en âge,
A l’homme et à la femme, de continuer
La création, d’être créateurs comme lui,
Responsables de la Terre et, pour nous laisser
Toute la place, il s’est effacé. Grâce à lui
Nous sommes nés pour aimer et toute la Terre
Nous est confiée. Pendant ce temps, Dieu conduit
Les étoiles et tisse des liens d’Amour. Ainsi
Notre coeur se transforme en toute liberté:
Il voit que sa vie vient de plus loin que lui et
Que la mort ne peut abolir son existence.
Pierrette


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Perfection de la Sagesse
Pinceau offert par le chat

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Une grenouille en vint à donner des leçons
À la troupe d’errants, de vieux livres chargée,
Et tout autour du Maître en bon ordre rangée,
Des disciples choisis, de bien vaillants garçons.
Le Maître argumenta de diverses façons ;
La grenouille, ironique, ou peut-être outragée,
Toujours lui rétorqua d’une phrase inchangée,
Un peu comme un refrain rythmant une chanson.
De l’étrange animal, on ne fit pas le siège,
Qui point ne fut d’iceux que l’on peut prendre au piège;
Ce batracien volant s’éleva dans les nues.
Le Maître, à son départ, fit silence, un moment,
Puis, sur cet épisode, il conclut sobrement :
«Certains jours, voyez-vous, ma sagesse est ténue.»

image de l’auteur
Est-ce toi Lutin béotien?
Te prends-tu pour un patricien
Ou bien pour un chef d’orchestre?
Tu n’es qu’un lutin… certes ancien!
Pierrette

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«Lutin péripatéticien
Emporté par un batracien,
D’où sort cette grenouille équestre ?»
«Ça, c’est un animal martien.»

Allant à son contact bien sûr! Non pour s’en
Rendre complice mais pour le regarder en
Face tel qu’il est. Son ampleur est telle qu’elle
Nous bouleverse au point de s’épandre en tels
Gestes et pleurs… au point de l’éviter par le
Jugement ou le déni. Mais grâce à la double
Dynamique: le regarder en voulant le
Vaincre, alors nous ouvrons l’espace essentiel,
Celui où l’Esprit peut faire son travail de
Vérité ici-bas: j’ai nommé le Ciel.
Pierrette
* (Ro, 7, 19)

image de Pierrette
Mélodie d’avril,
Un vieux faune au fond des bois
Joue pour les oiseaux.
_____
D’or au Pan de carnation et de tanné accorné d’argent à la flûte de sinople

Image de Pierrette

Badge (zazzle.fr/)
Le prix de la victoire, c’est une fille de joie
Nous sommes 300 millions, et un seul l’aura
Elle se fout du vainqueur, elle ne choisit même pas
Elle se donne à tout le monde, mais un seul à la fois
Elle attend bien tranquille dans son palais douillet
Le confort y est total, les serviteurs discrets
Pas de nuit, pas de jour, pas de bruit, que l’amour
L’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour.
Nous bougeons lentement, faut pas s’ankyloser
Quand on est devant la porte, on voudrait s’arrêter
Si elle s’ouvrait maintenant, je serai bien placé
Mais non les autres poussent, ça y est je l’ai dépassé
Et la ronde continue, la ronde des prisonniers
Mais ce que l’on attend, ce n’est pas la liberté
On ne se parle même pas, on garde les yeux baissés
On ne regarde pas ceux qu’il faudra tuer.
Soudain, on s’arrête tous
Plus personne ne pousse
C’est l’instant qu’on attend
Très subtil le changement
On ne voit rien mais on le sent
Dehors ça bouge lentement
On espère, on redoute
On ne bouge plus, on écoute.
Ça y est c’est parti, la porte est ouverte, c’est la ruée au dehors
Ne pas s’affoler, ne pas s’affoler, sinon c’est la mort
Pas partir trop vite, la distance est longue, faut pas s’essouffler
Déjà les premiers ont été massacrés, bousculés, piétinés
Ce qui se passe devant, c’est pas important, du moins pour l’instant
La mort vient dans le dos, le croche-pied vicelard et le piétinement
Le fouet bien en main, j’en vois un qui s’rapproche, je l’ attend
Il est à ma portée, je me retourne, vlan d’un coup de fouet je le descend
Faut être attentif, tous les nerfs tendus, prévoir le danger
Tous ce qui se passe autour, faut en être conscient, sentir et frapper
Quand l’un tourne le dos, s’il est à portée, on lui règle son sort
C’est la règle du jeu, la moindre pitié entraîne la mort
Sacré nom de dieu, un coup de fouet a sifflé juste derrière mes oreilles
Mais je dois être cinglé pour philosopher à un moment pareil
Le fouet tournoyant, je cavale à mort pour me dégager
Le danger écarté, je reprend mon train, faut pas s’énerver
Déjà la moitié, les trois quarts sont morts, ça s’est clairsemé
On court plus lentement, on piétine des corps, on est fatigués.
Courir, courir, courir, courir, courir, courir
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, tenir
Ceux qu’ont la rage de vivre, il n’y a que ceux-là qui tiennent
Maintenant on ne se bat plus, oh ce n’est plus la peine
Les mecs tombent un à un, morts avant de toucher le sol
Exténués, épuisés, vidés, rincés, ras-le-bol
C’est bon de se laisser choir, dormir comme les noyés
Mais ceux qui se laissent tomber, c’est pour l’éternité.
Soudain, je l’aperçois
Il est devant mes yeux
Il est là devant moi
Ce palais merveilleux.
J’arrive ma toute belle, encore un petit effort
Et je plonge dans la vie en sortant de la mort
Mais non je ne suis pas seul, deux mecs m’ont précédé
Tellement épuisés, qu’ils ne trouvent pas l’entrée
Je leur tombe dessus, les écrase, les bouscule
Je leur piétine la gueule et j’entre dans l’ovule!
Que c’est beau!
Que c’est beau!
J’entre dans un paradis
Elle est là, cette garce de vie
Pendant neuf mois entre elle et moi
Ce sera l’éden, le nirvana
Je suis le vainqueur des 300 millions
Je sort du néant, j’ai un nom
C’est merveilleux l’existence
Ça commence par des vacances.
Que c’est beau!
Que c’est beau!
Je vais les jouir à plein ces neuf mois sans problème
Tranquille, baignant dans l’huile, sans amour et sans haine
Sans froidure ni chaleur, surtout sans société
Parce que les autres, les vaches, ils m’attendent à l’entrée
Tous les autres vainqueurs, ceux qui sont déjà dehors
Ils m’attendent pour se battre, pour voir qui sera le plus fort
Mwouais, quand je serai dehors, il n’y aura plus de vacances
Pendant soixante-dix ans la bagarre recommence.
C’est la vie!
C’est la vie!
C’est la vie!
(paroles-musique.com/)
Ricet Barrier (1975)

Maurice-Pierre (dit Ricet) Barrier (1932-2011) (bipfodor.com/)

(natisens.com/)
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D’azur à l’arum d’argent au pistil d’or et tigée du même
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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